NARRATION. — DÉVELOPPEMENT
Le Tonneau
Rudulfe était un tonnelier de la ville de Strasbourg. Sans posséder une grande fortune, il s© trouvait dans une position voisine de la richesse. Cependant, malgré celte aisance, il se plaignait continuellement, trouvait les temps bien durs et continuait à exercer son métier. L'avarice était la seule passion de cet homme. Amasser était son seul plaisir, sa plus vive jouissance. Il travaillait comme le dernier de ses ouvriers, les précédant à l'ouvrage et ne se retirant jamais que le dernier. Pour lui, pas de chômage, pas de repos. Il se condamnait à un travail incessant, auquel la mort seule pouvait apporter un terme en le séparant des trésors qu'il accumulait sans jamais s'en servir.
La cupidité l'avait égaré ; aussi rude pour luimême que pour ses semblables, il fermait son cœur à la pitié* et n'eût pas rendu lo moindre service, s'il n'avait espéré en retirer quelque profit. Satisfaisant à pi ine à ses besoins les plus impérieux, | toute dépensa était pour lui une véritable sou
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franco, et il n'accordait qu'à regret le laire dû à ses ouvriers.
Un jour qu'il travaillait devant son chantier, passe une femme d'un aspect misérable. Elle était jeune encore, mais son visage était amaigri par les souffrances et les privations qu'elle avait du supporter. Une pâleur livide était répandue sur tous ses traits. Pour vêlements, elle ne portait que des haillons, et ses pieds nus étaient meurtris par lo chemin qu'elle avait parcouru. Ne se traînant qu'avec peine, elle s'arrêta devant Rudulfo, et, d'une voix affaiblie, lui demanda un verre d'eau. « La rivière est là-bas, » répondit brutalement ce dernier. Et, sans regarder la mendiante, il continua sa besogne. Sans se laisser décourager, la pauvre femme tenta un dernier effort. « Là-bas. reprit-elle, là-bas, c'est bien loin pour moi ; mes forces me trahiraient avant que j'y pusse arriver tandis qu'un verre d'eau pureet apaiserait ma soif e me permettrait de continuer ma route. Je vous en conjure, vous avez des ouvriers, envoyez l'un d'eux me chercher un peu d'eau. Secourez-moi ou je meurs à vos pieds. » — « Belle idée, ma foi, reprit Rudulfe, envoyer un de mes ouvriers cher cher de l'eau à madamel 11 le faut, des domesti ques. mendiante! Crois-tu donc que mes ouvriers travaillent pour rien. Allons, montre-moi tes talons et ne me fais pas perdre mon temps. » A ces mots l'étrangère, loin do s'éloigner, lit un pas vers Hu dulfe. L'aspect do cette femme avait complètement changé. Sa taille, s'était subitement redressée ; son visage indigné contractait singulière ment avec la pâleur qui uaguèie recouvrait tousses traits. Un changement surnaturel s'était opéré en elle, et ses yeux, qui tout à l'heure supportaient à peino la lumière, brillaient maintenant d'un éclat impossible à supporter. D'uno voix ferme et cour roucée, elle dit a Rudulfe : « Je te demandais bien peu, et cependant tu me l'as refusé. Il serait en mon pouvoir de te cbàtier comme tu le mérites et do punir la brutalité. Mais je serai plus humain» que toi. Rempli» co tonneau que lu achèves ; et quo ce soit là ta seule punition. » Puis, elle disparut subitement, laissant Rudulfo en proie à la plus vivo terreur,
Il essaya de résister à cet ordre, mais il se sentit poussé par une force irrésistible. Contraint d'obéir, il prit son tonneau sur ses épaules et se dirigea vers le Rhin. Arrivé sur la rive, quel ne fut |kjp son effroi lorsque, après avoir plongé son tonneau dans le neuve, il le retira vidot Une sueur froide parcourut tous ses membres, et, so croyanl l'objet d'un rêve, il renouvela sa tentative , mais l'onde semblait reculer épouvantée, et i.e mouillait même pas le tonneau, il le replongea plusieurs fois encore, mais toujours \c succès vint tromper son espérance et augro«>«T son trouble. Regardant
pour /iJgimais
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ours
alors le Rhin comme maudit à tout jaar*^ * lui, il espéra trouver ailleurs des eaux m& •* tives. Il so mit à chercher d'autres n\ iè> *' *j partout il sentit les offets de la vengeai» o g-odW qui le poursuivait; partout il vit le même? se reproduire et frapper ses efforu de* Épuisé par ce supplice, il voulut résister veau à la force qui l'entraînait. Jtfais ik JF^* avait-il formé le dessein qu'il sentait s'acC puissance invisible qui lo poussait en ava porté comme par un tourbillon, il ne pouv'** rèter quo pour plonger son tonneau dans 1 < d'eau qu'il rencontrait sur sa route.
Las do marcher ainsi, et n'espérant p»l*-« voir la Gn de son supplice, Rudulfo souhaitai t, «~ie la
mort vint terminer ses souffrances. Mais. I «divinité no permit pas qu'il échappât ainsi à liment. Il comprit enfin qu'il ne devait pei: ter sur la mort comme 6ur une hbëratri« qu'il était condamné à souffrir étcrnellei ces pensées, i! se rappela son premier bonheur dont il eût pu jouir et qu'il eût curer à ses semblables. Pour avoir refuse d'eau tout était désormais perdu pour dureté de son cœur l'avait à jamais reste des hommes. Désespérant do fléchi*;—/ 1ère d'ivine, il commença à se repentir d^ vaise action. Il eut honte de lui-même ^
gisiunt de son inhumanité, il reconnut \ =
de son châtiment. Le ciel, en voyant la du coupable, hâta le changement qui co , à s'opérer en lui. Rudulfo promit de bon et humain envers ses semblables et ^ ses fautes passées. Les hommes dev ^ ; pour lui des frères ; personne n'implore » en vain son secours. Tandis qu'il lémo« . son repentir, ses yeux se remplirent * *»it ainsi
que depuis longtemps il n'était plus a larmes répandre. Une d'elles glissa sur son ^ „ x-**-*«né à tombant dans le tonneau, ello lo rempli t «^-V^4*^, et, ment. U<Jain9J
HAuvioisr * J ^^»ne.
Vieux français à rajeunir.
COMMENT DOIBT KSTBE PRÉPARÉ Et M1X
LE CELEBRE P A>TAGmj EUOr>* * OeifURK
On pare le Paotagruelio*1 sou-b* lequ»^ -mnal en diuerses manières, sei0n ia °cte auies peuples, et diuersite des pay s> Lon & P«antïs/e dernier de Pantagruel fe*>1 ,0 u8e dye<M?,^neW<'flf defuciles et semence, lo ma«>rer eu 0av> *e deuestir non courante par cinq »our8' 8i st«gnanlo ;par oeuf, ou doiv^*». est ^
et leaue chauldc esi nubileux et
L'ENCYCLbpftDlfe ftÉS ÉCÔLfcS
cher, puys & lumbre le elcorticquer, et séparer les fibres (esquellcs, comme auons dict, consiste tout son prix et valeur) de la partie ligneuse , laquelle est innlille, fore que a faire flambe lumineuse, allumer le feu , et pour lesbal des petite enfants, enfler les vessies de |>orc. Délie usent an le unes foys les fryans en cachettes, comme des syphons, pour sugeer et avec Phaljiuc attirer le Tin noueau par le bondon.
Quelques Pantagruelistes modernes, cullans !»■ labeur des mains qui seroyt à foire tel départ usent decertains instrument cataractes. El a iraucrsyeolluy, contundent et brisent la partie ligueuse, et la rendent Inutille, pour en sauluer les fibres. Ceulx qui a prouffict plus èuident la \oulenl aualluer, font ce que Ion nous conte du passe temps dés troys scurs Parces. Ainsi est elle mise en ses inestimables vertuz, desquelles vous espouseray partie (Car le tout est a moy vous expouser impossible) si devant vous interprète la dénomination dycelle.
Je treuvequeles plantes sont nommées en diuerses manières. Les unes ont prins le nom de celluy qui premier lesinuenta, congneut, monstra, culliua , appriuoisa, et appropria ; comme mercuriale, de Mercure; panacea de Panaee, ûlle de lîsi;ulapius ; armoise, de Artemis qui est Diane; eupaloire, du roi Eupator ; tclepliium, do Tclephus ; enphorbium, de Euphorbus, modicin du roy Juba; ulcibiadon, de Alcibiades ; gentiane, de Genlins, roy de Sclauonie. Bt tant ha esté iadyz estimée eesto prerogalifue de imposer son nom aux herbes inventées, que, comme fettt controuoise moue entre Neptune et Pulfas de qui prendroyl nom la terre par eux ensemblement trouvée, qui depujs feut Athènes dicte , do Alhcné, c'esl-à-diro Minenie , pareillement Lyncus, roy do Se; tliie, se meit en effort de occire en trahison le ieune Triploième, enuoyé par Cores pour es hommes monstrorle froment loi s encore incongneu affin que, par la mort d\ celluy, il impousast son noin,clfcust en honneur et gloire immortelle dict inuenleur de ce grain tant utile et nécessaire à la vie humaine. Pour laquelle trahison feut par Ceres transformé en oince, ou loup ccruier. Pareillement . grandes cl longues guerres feurent iadiz meues entre certains roys de seiour cnCappadoce, pour ce seul différent du nom desquelz seroyt une herbe nommée : laquelle , pour tel débat, feut dicte Polemonia, comme guerroyère.
Les aultres ont retenu le nom des régions desquelles feurent ailleurs transportées, comme pomme modiecs, ce sont poncires , do Médie, en laquelle feurent premièrement treuuees ; pnmmr-s punicqoes, ce sont grenades, appourtees de Punicie, c'est Carlhaige, et aultres.
Les aultres oui leur nom par antiphrase et con-
trariété: comme ahsynlhe, on contraire de pynthe : car il esl fascheux a boyre. Holostcon, c'est tout de os ; on contraire, car herbe n'est en nature plus frapile et plus tendre que il est.
Aultres sont nommées par leurs vertuz et operations comme lichen, qui garit les maladies de son nom; maulue, qui nidifie; callithrichum. qui faict les cheueux baulx.
Les aultres, par les admirables qualitez que on ha veu en elles, comme Héliotrope, cest Soulry qui suyt le soleil. Car le soleil louant, il sespanouit; montdnt, il monte; déclinant, il décline; soy cachant, il se cloust. Adiantuin : car iaman ne retint humidité, quoy que il naisse près les eaues, et quoy que on le plongcast en cauc par bien longtemps.
(Rabelais.)
EXPLICATION DE QUELQUES MOTS
Pare, du verbe parer, c'est-à-dire préparer. Drucstir, c'est-à-dire dépouiller.
Xubilctij; eou\erl do nuages, nuageux.
txmrtiajuer, ôlor l'écorco; du mot latin cortex, écorco.
Instruments cataracte*, instruments dentelés ou perforés. Ce sont ks outils propres à toillor Je chanvre.
Auahier, estimer, apprécier, évoluer.
Les troys swurs Parcet, c'est-à-diru les Parques, divinités des enfers. Elles filaient la vie des hommes. Clotho tenait le fuseau, Lachesis le tournait et Athropos tranchait le fil auquel était attachée l'existenco des mortels.
M?r< ure, dieu de l'éloquence, du commerce et des voleurs.
Escutape, dieu de la médecine.
Diane, déesse de la chasse; aux enfers c'était la redoutable Hécate. Elle était connue aussi sous lo nom de Phuîbé.
EujMitor, surnom d'un roi égyptien du nom do Plolémée.
Tèlqthut, Télèpho, fils d'Hercule. 11 fut exposé a sa naissance et nourri par une biche. Recueilli par Teuthras, roi de My-ie, il marcha au secours de Troie contre les Grecs. Blessé pur Achille, il ne pouvait, d'après l'oracle, être guéri que par le fer qui l'avait blessé. Ulysse fit un emplâtre avec la rouille de la lance d'Achille et guérit Téîèphe qui, par reconnaissance, combattit alors en faveur dos Grecs.
Juba, roi de Numidie.
M-ibiatle, tils de Clinias, né à Athènes en 450 avant Jésus-Christ. U fut d'abord disciple de Socrale; plus lard, il conduisit les Grecs en Sicile. Accusé do plusieurs c rimes contre la ivl'giou, il
L'ENCYCLOPÉDIE bfck ÉCOLES
s'enfuit à Sparte, et de là chez les Perses. Rentra" <lans l'armée athénienne, il fut vainqueur près' d'Abydos cl de Cyxique. Un de ses généraux ayant cUé défait, il tomba do nouveau en disgrâce et so retira en Thracc. Il mourut en 404 avant Jésus- Christ, sous les coups des ûèrhos persanes.
M inerve, déesse do la sagesse.
Cirés, déesse des moissons.
ILvvviok
VERS A METTRE EN PROSE
Les catacombes de Rome.
(Suite.)
fjiflu, do roule en roule, el .l'erreur en erreur, Dnus les eufeNcenieuU de celte obscure enceinte, Il trouve un xnh> c*pace, effrayant labyrinthe, D"uù «iugi chemiu» du ers conduisaient a l'cnlonr : Lequel choisir? Lequel doit le conduire tu jour? Il ta conta Ile tous : ils !«•» preud, il les quitte; L'effroi tuipcnd se» pa», IVITroi le» précipite; U «ppelU : l'ecbo redouble m frayeur; De »iuiilrc» penters Tiennent glacer ton cœur. L'astrn beureui qu'il regrette a mesuré dit heure* Depui» qu'il est errant dans ce» noire» demeure» . Ce lieu d'effroi, ce lieu d'un tileuce éternel, En Iroi» lustre» entier» «dit * peine uu mortel; El, pour comble d'effroi, dau» cette uuit funeste, i qui le guide il voit peeir le i l que chaque |>at, que , Ko agitant la fltinuie, ru use l'i Quelqucaou U .'arrête, et demeure immobile. Vaine» précaution»! tout soin est inutile; L'heure approche, et déjà son rirur épouvante Croit de l'affreuse unit *e/iiir i'ub»cur1ie.
DtLiiXK, V Imayinalion.
SOLUTION DES PROBLÈMES D'ARITHMÉTIQUE
4er problème.
1r» division : quotient î° division : quotient 3e division : quotient 4« division : quotient S'y division : quotient
6« division : quotient 0,0000909909....
7° division : quotient 0,393.
8» division : quotient t,71i.
9« division : quotient 0,00521.
10e division : quoliont 0,00000001.
2» problème. Nota. — Par suite d une erreur typographique, on a écrit 10000 mètres «tu lieu dé 10000000 do mètres dans l'énoncé du second problème.
Dans un degré, il ) a 1 1 11 M ; 1 1 1 1 1 1 . minute contient 18.ÏJ"», 831851..., et, cntin vaut 30», * Oi 1975.
3» problème. — Vj\ aro do terro 73 fr. 883.
4« problème. — 88 grammes d'or et mes de cuivre font 108 grammes d'alli que dans 108 gramme* d'alliago, il y a 2 mes de cuivre, dans un seul gramme y en aura 108 fois moins, c'est-à-dire -F^T fectuant la division indiquée, on lro>u gramme d'alliage contiendra 0 gr. 1851 *
cui\ 10.
Si» problème. — Puisque dans 37 grart»
ther eulfurique, il entre 24 grammes de» avec Si gramme* d'h)drogène, et que le» a >ie l'oxygène, le nombre des grammes cl" e*t évident mont de 8.
Puisque 37 grammes d'éther conliota^ grammes de charbon, un seul gramme lieu de 37, en contiendra 37 fois moins, c*cï
Voilà la quantité do charbon qui â« dans un gramme d'éther. Dans 100 grarr» en aura 100 fois plus, c'est-à-dire — — tuant les opérations indiquées, on trot dans 100 grammes d'éther, il y a 04 g * (liai lw n.
Puisque 37 gr. d'éther contiennent îs drogèue, un seul grammo d'éther, au lie\x contiendra 37 fois moins, c'est-à-dire quantité d'hydrogène qui so trouve duu d'éther. Dans 100 grammes, il y en an „
plus, c est-a -dire — ^~
gram- J»uis-
^ eramef-
«.^u'un ... do
liiïcctiKtnt lc»s.
:rouv« •s, il j
« que *=ï64 de
*"* - d'Jiy, 37, cn Voilà /a
* 00 fo/s dations «les d o-
• ; «ne i, unj
indiquées, on trouve qm*, <!;ins 100 i^r^j
Hier, il y a I3gr. 513 d'hyds \rrcw.
Puisque 37 grammes d'élher cd^
grammes d'oxygène, un ^cul vr.immt» ^ ^**,Ment •-
lieu de 37, en contiendra 37 lois moin^ ^tlior a„
• s- » ■>» . au
Voilà la quantité d'hydrogène ^ ^«W-dire lans un gramme d'éther. Dans 100 g «-«^ S° trouve n aura 100 fois plus, c'est-à-dire .!L^ï> *1,Cji> y
tuant les opérations indiquées, on - Eflec-
dans 100 grammes d't-Uhcr, il y u ^^ve qii0f d'oxygène. * gr. 6*f
En additionnant ensemble les tiomV,^.
pour les poids de charbon, d'hydrogi;Xx ' gène qui entrent dans 100 gramme3 d*^^' trouvé que 99 grammes 908, Vto»^ * cause de lu partie décimale qui a tt« 5 dans le quotient de chaquo division. '
0« problème. — Autant de rois lietidront 8 fr. 4o, mitant on aura çl^ **ancf contofTe. En divisant 975 par *,4{i, ^ètros d'é-
lient II'.". 38t. Pour qH0.
7« proWw. — Atitattt de ibi^ -xCrv d'araciil pur ronliiMi*I»*olll *. », eram„les
trourés
oxyon ne <00, à
(large.il pur çonUfty
^rrj\Jll\l 1U| IV Uv j'H^i^v^
K SaUUut
37ti
360 grammes. Effectuant la division de 360 par 4,5, on trouve pour quotient 80. Ainsi, le nombre des pièces de 4 franc que l'on pourra faire sera de 80. Chacune de ces pièces devra contenir 0 gr. o de cuivre. Les 80 pièces contiendront donc en tout 0,5 X 80, c'est-à-dire 40 grammes de cuivre. Tel est le poids de co dernier métal qu'il faudra ajouter aux 360 grammes d'argent pur pour fabriquer les 80 pièces de 4 franc.
8« problème. — Après qu'on aura ajouté aux 240 litres de vin le nombre de litres d'eau nécessaire pour qu'un litre du mélange ne revienne plus qu'à 4 fr. 25, comme on suppose que l'eau n'a aucune valeur, le mélange ne coûtera pa9 plu» que le vin pur. En conséquence, il reviendra à 4 fr. 50 répété 240 fois, c'est-à-dire à 360 francs. Le nombre total des litres qui composent le mélange coûte 360 francs, et un seul de ces litres coûte 4 fr. 25. Donc autant de fois 360 francs contiennent 4 fr. 25, autant il y aura de litres dans le mélange. En effectuant la division de 360 par 4,25, on trouvo pour quotient exact 288. Donc le mélange se composera en tout de 288 litres. Puisque, d'après l'énoncé du problème, il y a 240 litres de vin pur dans ce mélange, il faut absolument qu'on y ait introduit 288 — 240, c'est-à-dire 48 litres d'eau.
9* problème. — Imaginons que, pour faire commodément ce partage, on ait fabriqué tout exprès des pièces de monnaie , et qu'on leur ail donné une valeur telle que 40 de ces pièces composent juste la part de la première personne. Puisque la seconde ne reçoit que la dixième partie de la part de la première, sa part so composera d'une seule pièce de notre monnaie factice. La première personne recevant 40 pièces, et la secpnde une, les deux personnes recevront ensemble 1 I pièces, lesquelles vaudront 43075 fr. 49. Puisque 41 pièces valent 43075,49, une seule pièce, au lieu de 44, vaudra 44 fois moins. Pour avoir la valeur de cetto pièce, on est donc conduit à diviser 43075,49 par 44. En effectuant cetto division, on trouve qu'une pièce de notre monnaie vaut à très-peu près 4 4 88 fr. 68. Telle sera la part de la seconde personne, puisque celle-ci ne doit recevoir qu'une pièce. La première personne, devant avoir 40 fois davantage, recevra 4488, 68 X10, c'est-à-dire 41886 fr. 80.
40« problème. — Puisque, pour 1444 francs, on a en 13 stères de bois, pour un seul franc, au lieu de 4444, on en aura 4444 fois moins, c'est-à-dire -mr- Voilà la quantité de stères que l'on aura pour un franc. Pour 30 fr. 80, on en aura 30, ko fois plus ou bien — — — . Effectuant les opérations indiquées, on obtient pour résultat 0,28.
4 le problème. — Le nombre cherché est un des deux facteurs du produit 1 49,0034 ; l'autre facteur
est 27,49. Or, d'après la définition même de la division, quand on connaît un produit et l'un de sts facteurs, pour avoir l'autre facteur, il faut diviser le produit donné par le fadeur connu. Le quotient de la division est le facteur cherché. On trouvo qu'il égale 5,4102.
1 î* problème. — Dans une minute, il y a 60 secondes. Puisque la roue fait 5000 tours par minute, elle exécute ces tours en G0 secondes. En une seconde, au lieu de 60, elle fera 60 fois moins de tours. On aura donc le nombre de tours que, la roue fait en une seconde, en divisant 5000 par 60. On a pour résultat 83 tours 3333.
PROBLÈMES D'ARITHMÉTIQUE
A «ÉsocniiE