‹ L'encyclopédie des écoles, journal de l'enseignement primaire et professionnelChapitre 215 sur 270 · MANIÈRE DANALTSER LES VERBE · texte numérisé non relu

MANIÈRE DANALTSER LES VERBE

Analyser une forme verbale, c'est énoncer successivement la personne et le nombre do son sujet, le temps et le mode auxquels elle appartient, la classe de verbes dont elle fait partie, la voix à laquelle elle se trouve, et enfin la conjugaison dans laquelle on la range d'après la terminaison de S"n infinitif. Par exemple, si l'on avait à analyser ces mois: mut aimerion*, on dirait : aimerions, pre-

VOttai DE JIESSÉNIE.

Nous partîmes de Scillonte; et, après avoî ■ versé la Tripla lie, nous arrivâmes sur les bo«~ (a Néda, qui sépare l'Elidc de la Mcssénie.

Dans le dessein où nous étions de parcou m~ cotes de cette dernière province, nous al JL pous embarquer au port de Cyparissia, et le demain nous abordâmes a Pylos, situé sur le /Egalée. Les vaisseaux trouvent une retraite Pible dans sa rade presque entièrement formas, l'île Sphactérie. Les environs n'offrent cl< cotés que des bois, des roches escarpées, rain stérile, une solitude profonde. Les Lac<5 niens, maîtres de la Mcssénie pendant la du Péloponèsc, les avaient absolument ndr»" mais les Athéniens, s'en étant rendus mai t butèrent de les fortifier ot repoussèrent, cl par terre, les troupes u> Lacédémone «le leurs alliés. Depuis cette époque, Pyl^' que tous les lieux où les hommes se sont excite la curiosité des voyageurs.

On nous fit voir une statue de la Victc> î laissèrent les Athéniens; et de là, mot» ^ siècles lointains, on nous disait que |e &£*jç^ avait gouverné cette contrée. Nous éfcr»^, représenter que, suivant Homère, il régr^ la Triphylie; pour toute réponse, on noçi^* la maison de ce prince, son portrait et |^ il renfermait ses bœufs. Nous voulûmes niais nous nous convainquîmes biont^^ ^^terpeuples et les particuliers, fiers de leur> *^ jgj n'aiment pas toujours qu'on discute leura »^fc,r~*Sioe

En continuant de raser la côte jusqu'y^ * *-«'Os. golfe de Messénie, nous vunes à MoL\ion^ ^^a^d ^u dont l'eau, naturellement imprégnée do ^v^**^ Uuite de poix, a l'odeur et la couleur du t^uç^ ^^«.Jule* zique; à Colonides, des habitants qul> fyni les mœurs ni la langue des Menions ^ flv.oir «lent descendre de ce peuple, parc^ ^' tileth-

do

qu'y

estor fccau c dans °ntca l*eoù

d'Athènes est un bourg no»»"6 Col^i^ . ^Mprés un temple d'Apollon, aussi célùbro ,jti« * **lus i0ja les malades viennent Q^Jèrcbff et cro\e où leur guciïson ; plus lujn ençPre> '« > illu ^ L t'i

leur guenson ; plus \oin enCP1*' ■« > i11g dT"~ lr°wver récemment construite pur ordre d'É..^ ^ ^-oronéo enfin l'embouchure du ^iitt*> - ' M

nondua;

L'ENCÏCLOPÉDIB DES ÉCOLES

à pleines voiles ; car les vaisseaux peuvent le remonter jusqu'à dix stades.

Ce fleuve est le plus grand de ceux du Péloponèse, quoique depuis sa source jusqu'à la mer on ne compte que cent stades environ. Sa carrière est bornée, mais il la fournil avec distinction ; il donne l'idée d'une vio courte cl remplie de beaux jours. Ses eaux pures ne semblent couler que pour le bonheur de toul ce qui l'environne. Les meilleurs poissons de la mer s'y plaisent-dans toutes les saisons; et, au retour du printemps, ils se hâtent de remonter co fleuve pour y déposer leur

(Bautublemt.)

EXPLICATION Dlî QCELQUBS MOTS DE LA DICTEE.

Scillonte, ville de l'ancienne Elide, dans la Tripbylie, et où Xénophon composa une partie de ses

Triphylie, partie méridionale de l'Elide. Cette contrée, qui était limitée au nord par le Selléis et par la Néda au midi, tirait son nom des trois tribus qui l'habitaient.

Néda, rivière d'Arcadic. Elle prend sa source au mont Lycée.

Êlide, une dos provinces do la Grèce ancienne Elle était bornée au nord par l'Achate; à l'est par l'Arcadie, au sud par la Messénie ; à l'ouest par la mer Ionienne.

Celte contrée était arrosée par lePénée, l'Alpbée, l'Enipée et le Ladon. Êlée, fils de Neptune, lui donna son nom. Elle était renommée pour la beauté de ses sites et la fertilité de son sol qui produisait des fruits de' toutes sortes, du chanvre, du lin, des olives.

Metsènie, contrée du Péloponèse. Les Messénlens soutinrent contre Lacédémone trois guerres célèbres dans l'histoire de la Grèce. Bien que la victoire favorisât tour à tour les Messéniens et les Lacédémoniens, ceux-ci l'emportèrent à la Ou et imposèrent à leurs euueinis des traités honteux qui tinrent longtemps la Messénie sous le joug de Sparte. Après sa victoire de Leuclres, Êpaminondas rendit la liberté à la Messénie.

Cypartssia, ancienne ville d'Arcadio, aujourd'hui détruite. Les seuls restes de celte ville Sont un pan de mur et la fontaine Dionysias.

Pylos, ville de Messénie, située sur les bords de la mer et en face de l'Ile Sphactérie.

Péloponèse, presqu'île de la Grèce qui se rat tache au continent par l'isthme de Corinthe; on l'appelle aujourd'hui la Morét.

Jiùtor, un des héros d'Homère. Ce prince qui régnait à Pylos, reçut le surnom de sage, et

jarvint, dit-on, jusqu'à la plus extrême vieillesse. Mothone. ville de Messénie, aujourd'hui Modon. Cyzique, villode l'Asie Mineure. Construite sur une presqu'ilo qui s'avance dans la Propontide, cette ville était jadis célèbre par la beauté do ses édifices et par ses deux ports. Elle fut ruinée, au vu* siècle, par des tremblements de terre et par es Arabes.

Colonidet, ville de la Messénie, située à l'entrée du golfe de ce nom.

Colonne, bourg situé non loin d'Athènes el arrosé par le Céphise.

Coronte, ville de Messénie, située sur les bords du golfe de ce nom.

Êpaminondas, célèbre général tbébain qui remporta sur les Lacédémoniens les deux victoires de Leuclres cl de Mantinée. Né à Thèbes, en l'an 4M avant J.-C, il mourut on 3C3.

PamUus, rivière de Messénie.

Stade, mesure itinéraire des anciens Grecs* Il y avait six sortes de stades; le plus connu est le stade olympique qui valait cent quatre-vingt-cinq mètres.

Hauviok jeune.

PREMIERS EXERCICES DE STYLE

Page 1