EN DÉSUÉTUDE
RVI'LICATION DES MOTS
Canon est pris ici dans le sens de règle, loi.
S'etbaudir, ancien verbe qui signifie se réjouir, se divertir.
Luc pour luth, instrument à cordes.
Etpinette, épinette, instrument à clavier et à cordes.
Sacqueboutte, ou trompette harmonique : espèce de trompello quo l'on allonge ou raccourcit à volonté pour former les différents tons. La sacqueboute, dans son état naturel , a communément huit pieds, et jusqu'à quinze dans toute sa longueur; c'est le trombone des Allemands, dont nous devons l'introduction en France au célèbre Gluck.
Traire, pour tracer, former des traits.
HoHuin, cheval de service, à l'usage do*t domestiques.
LENCYCLOI'KDIK l>KS KCOI.ES
Cenest, gcnôt. petit cheval d'Espagne, très-vif à la course.
Cheual barbe, cheval de Barbarie.
A dexlre,a senestre, à droite, à gauche. Venle, mot signifiant ici fort, solide.
Huys, porte.
Aubert, ancienne cuirasse.
Fanfarer, se pavaner.
Papismes, faire les petits papismes sur un cheval, c'est le travailler, le manier avec élégance, foire parade de son talent d'écuyer.
avec promptitude , diligence ,
vivacité.
Desultoire, cheval de main qui servait de rechange dans les combats.
Estriuiert, pour étrier.
Haumon jeune.
GÉOGRAPHIE ÉLÉMENTAIRE
EUROPE PlirSlQlE.
98. Situation, superficie, population , longueur et largeur de l'Europe. — L'Europe est la plus petite, mais la plus civilisée et, eu égard à son étendue, la plus peuplée des cinq parties du monde ; elle est comprise entre les 35» et 77« degrés de latitude Nord, et elle s'étend du 43* degré de longitude Ouest, au 60« degré de longitude Est. Elle est bornée au Nord par l'océan Glacial arctique ; à l'Ouest par l'océan Atlantique; au Sud par la Méditerranée ol les mers qui en dépendent; à l'Est parla mer Caspienne, le fleuve Oural, les monts Ourais et la Kara. Sa superficie est d'environ 40 millions de kilomètres carrés. On compte 599 myriamèlres du cap W'aigaU au cap Saint-Vincent, et 386 myriamètres du cap Nord au cap Matapan. On évalue la population de celte partie du monde à 275 millions d'habitants.
99. Division de l'Europe en deux grands versants. L'Europe est divisée, dans lo wns de sa plus grande longueur, en doux versants principaux dont l'un, incliné vers le Nord et le Nord- Ouest, porto les eaux qui l'arrosent dans l'océan Atlantique et dans l'océan Glacial arctique, tandis que l'autre, dirigé vers le Sud et leSud-Esl, les jette dans la Méditerranée et la mer Caspienne.
400. La chaîne do montagnes qui diviso ainsi l'Europe en grands versants, n'est presque jamais interrompue, et s'étend du cap WaigaU au détroit de Gibraltar. Elle est formée par les monts (hmilt, les monts Vnldài en Russie; les Garpathés, les SudèU,, les monts Moraves, les monts de la Forit de Bohème en Autriche; les Alpes de Souabe, entre l'Autriche ot l'Allemagne ; los mon-
tagnes de la Forfit .Xaire dans le Grund-I>uché d<! B.ido; les Alpes dm Grisons, et les .t//K* bernoises en Suisse; leJorat. le Jura, la CâtenVOr, les Gèvennes et les Pyrénées en France ; les monts Canlabrrs, et les monts Ibêriens en Espagne.
101» De cotte longue succession de hauteurs, s'en détachent d'autres moins importantes qui partagent les doux versants principaux en plusieurs versants secondaires. Nous parlerons de ces derniers lorsque nous nous occuperons de la géographie des différentes contrées de l'Europe.
102. L'Europe actuelle se divise en dix-sept contrées principales, savoir :
Quatre au Nord, qui sont :
1<» L'empire de Russie, capitale Saint-Pétersbourg ;
2° Lo royaume de Suède, capitale Stockholm ; 3« Le royaume de Danemark, capitale Copenhague ;
4» Le royaume d'Angleterre, capitale Londres.
Sept au milieu, savoir :
1° L'empire Français, capitale Paris ;
2° Le royaume de Belgique, capitale Bruxelles ;
3« Le royaume de Hollande, capitale la Haye ;
4° La république Suisse ou Helvétique, villes principales Baie, Berne, Genève, Zurich ;
5° L'empire d'Autriche, capitale Vienne ;
6« Le royaume de Prusse, capila Berlin ;
7« La Confédération germanique, villes principales: Hambourg, Hanovre, Dresde, Francfort sur-le-Mein, Stultgard et Munich.
Six au Sud; ce sont :
4» Le royaume de Portugal, capitale Lisbonne; 20 Le royaume d'Espagne, capitale Madrid ; 30 Le royaume d'Italie, capitale Turin; 4» Les États de l'Eglise, capitale Rome ; 5» Le royaume do Grèce, capitale Athènes ; 6« L'empire de.Turquie, capitale Constantinople.
E. Fernet.
1MST0IKK DE FRANCE
(Suilr.)
Aussitôt quo les (îaulois furent instruits de. ces faits, ils levèrent le camp et se dirigèrent, » marches forcées sur Rome. Arrivés sur la rive gaucho du Tibre, à une demi-journée de Rome, non loin de la rivière d' Allia, ils aperçurent les légions romaines qui se déplov aient sur l'autre rive. L'armée romaine avait son «Mitre dans la plaine; elle appuyait sa droite sur des collines, et sa gauche était couverte par le Tibre.
Les Gaulois commencèrent l'attaque des hauteurs. Elles étaient occupées pr l'élite des légions qui résistèrent d'abord. Mai* le «entre fut frappé de
stupeur à l'a-pect des Barbares, qui poussaient I ilos eriselTroyaliles et fr;i|n>aicnt leurs boucliers de leurs armes. 11 -e replia Mir l'aile gauche et y jeta le désordre et la panique, l ue partie de l'aile gauche parvint à passer le Tibre à la nage et alla chercher un refuge derrière les fortes murailles de Voies ; l'autre partie, et ce fut la plus nombreuse, périt dans la plaine ou fut précipitée dans le fleuve. Quant à l'aile droite, elle se retira en bon ordre sur Rome et s'enferma dans lo Capitule, sans occuper les murailles de la ville. Le sénat, les magistrats et les ministres du culto se retirèrent aussi dans la citadelle, emportaut toutee que Rome contenait de précieux, et des vivres en grande quantité. Le peuple, abandonnant également la villo, s'en alla chercher un refuge dans les cités voisines.
Après la bataille, les Gaulois avaient dépouillé les corps des vaincus et célébré leur victoire. Ce n'est que vers le soir du jour qui suivit le combat qu'ils se présentèrent de\aut Rome. Mais n'apercevant aucun soldat sur les murs, et craignant quoique embûche, ils remirent au lendemain leur entrée dans la ville. Le jour suivant, dés que le soleil fut levé', ils pénétrèrent dans Rome. Quel no fut pas leur étonncinent en ^voyant les rues désertes! Ils ne trouvèrent que quelques vieillards, vêtus de longues robes blanches bordées de pourpre, assis sur des chaises ourules et tenant à la main un bâton d'ivoire. Les Gaulois, saisis de respect à la vue de ces vieux consulaires, les prirent d'abord pour des statues; mais l'un d'eux «'étant approché du vieux Papirius, et ayant posé doucement la main sur sa barbe, celui-ci frappa de son bâton le Gaulois qui, rendu furieux, le mil incontinent à mort. Ce meurtre fut lo signal du massacre et du pillage. Tout ce qui avait tic dans Rome fut tué, et lorsque les Barbares so furent rassasiés de butin, ils mirent le feu à la ville. L'incendie dévora ce qu'ils n'avaient pu emporter. C'est alors seulement que les vainqueurs songèrent à se rendre maîtres du Capilolc. Mais, placéo sur une montagne, la citadelle était d'un accès difficile; les Romains repoussèrent sans peine les assaillants. Les Gaulois changèrent alors lo siège en blocus, et, pendant sept mois, les Romains purent les voir camper au milieu des ruines de leur pairie. Un jour les Barbares virent venir vers eux un jeune homme revêtu de vêtements sacerdotaux cl portant des choses sacrées. Ce jeuno Romain traversa le camp ennemi sans s'émouvoir des clameurs et des menaces que faisaient entendre les Gaulois. C'était un membre de la faraillo J'abia. Il alla sur le mont Quirinal dire des sacrifices expiatoires et revint au Capitole |>ar le même chemin. L'ennemi, frappé d'uue crainte superstitieuse, le bissa passer. Les Gaulois, dans leur impré-
voyance, ne s'étaient pourvus ni de vivres, ni d'a- Itris. L'automne arriva, et avec lui la famine ot Us maladies. L'espoir revint aux assiégés: Camille, que les R juiains avaient exilé dans Ardée, s'occupait activement de réunir une armée pour accourir au secours de son ingrate patrie. Pour qu'il pût prendre le commandement, l'assentiment du sénat lui était nécessaire. Cominius, jeune plébéien, traversa le Tibre à la nage, et trompant la vigilance des sentinelles gauloises, arriva jusqu'où Capitole, où le sénat sanctionna l'élection du dictateur. — Cominius sortit du Capitole par lo même chemin qu'il y était venu et remporta à Véies la nomination de Camille. Les Gaulois, marchant sur les traces qu'il avait laissées, parvinrent pendaut une nuit sombre jusqu'au pied du rempart. Puis, montant sur les épaules les uns des autres, en obsorvant le plus grand silence, ils commençaient à gagner le haut de la muraille, lorsque les oies consacrées à Junon éveillèrent par leurs cris Manlius, patricien renommé pour son courage et sa grande force. Ce dernier sauva le Capitole en renversant les Gaulois les plus avancés, et en donnant l'alarme à la garnison qui repoussa victorieusement les assaillants.
Cependant les vivres étaient épuisés, et Camille n'arrivait pas. Il fallut capituler. Sulpicius, tribun militaire, convint avec, le brenn que les Gaulois quitteraient le sol de la Répuplique, moyennant une somme do mille livres d'or. En outre, les alliés de Rome devaient leur fournir des vivres et des moyens de transport. Dans celte circonstance, le* Gaulois ne rougirent pas de faire usage de faux poids pour peser la rançou ; Sulpicius s'en plaiguil; alors, le brenn s'écrianl : « Mulbouraux vaincus, » jeta son épée et son lourd baudrier dans la balance.
Les historiens Romnius racontent que Camille arriva sur cos entrefaites, et tailla en pièces l'armée Gauloise, liais tout porte à croire que nos pères se retirèrent emportant la rançon et le butin qu'ils avaient fait ; car, pendant de longues années les Romains tremblaient au seul nom des Gaulois; et dès que lo sénat apprenait le moindre mouvement hostile de leur part, il déclarait qu'il y avait tumulte. Tous les citoyens devaient aussitôt prendre les armes.
Ce ne fut qu'en l'année 883 que Rome put tirer vengeance de l'affront qu'elle avait reçu des Gaulois. Le consul Dolabella, à la téted'un grand nombre de logions, envahit lo territoire des Gaulois cisalpins. Il mille pays à feu et à sang, massacra les hommes et conduisit en esclavage les femmes cl les enfants. Le Romain se vanta d'avoir exterminé jusqu'au dernior les bis do ceux qui, cent ans auparavant, avaient failli détruire la République romaine et délivrer lo monde de sa tvrannio naissante. Malgré le succès do cette expédition,
L'ENCYCUM'KDIE DES LCOLKS
Home ne .^e sentit pas assez forte pour oser distribuer entre ses citoyens pauvres les terres qu'elle avait conquises sur les Serions. Ce ne fut qu'un demi siècle après, l'an 332 avant J.-C.. que ce partage eut lieu. Mais les Boîens, voisins des Se'nons, voulurent s'y opposer. Ils appelèrent à leur secours tous les peuples gaulois de la Cisalpine. Ceux-ci répondirent à leur appel.
Une armée, compuséo de 50,000 fantassius et de 20,000" cavaliers, se dirigea sur Rome. La terreur s'empara des esprits. Lo sénat déclara qu'il y avait tumulte, et prit des mesures énergiques. Tous ceux qui étaient en âge do porter les armes furent enrèlés; 450,000 hommes marchèrent à la reucontro des Gaulois, et une armée formidable, composée de 000,000 légionnaires, fut tenue en réserva. Lï* tiaulois s'avançaient, détruisant tout sur leur partage ; mais cette fois ils no purent pénétrer dan» Home. Ils furent battus à trois journée* de la ville, au cap Télamone et laissèrent, disent les historiens latins, plus de 35,000 de» leur» 6ur le champ do bataille.
Le sénat romain , craignant de nouvelles invasions, se décida à faire les plu» grand* sacriliee* pour éloiguer le danger qui menaçait sans cesse la République. t)u entreprit donc une nouvelle guerre; mais les deux consuls qui franchirent le Pô furent balluft par los Insubres, et obligés de signer un traité en vertu duquel ils durent se retirer. Les Romains, peu soucieux de garder la foi jurée, passèrent dans lo pays des Cénomans, afin de procurer du repos à leurs troupes et de so ravitailler. Pu», prenant par le pied des Alpes, ils envahirent de nouveau le territoire insubrien. Plusieurs armée* gaulotsesso portèrent successivement au-devant des Homams; mais elles furent toujours battues. Dans uno do ces rencontres, le consul Harccllus toa en combat siugulier le roi Virdumar. 11 rentra ensuite dans Rome en triomphateur.
La Gaule cisalpine paraissait soumise. Cependant dès qn'Annibal eut franchi les Alpes (349 avant J.-C.) les Gaulois se soulevèrent pour aller grossir les rangs do son armée, et co fut grâce à leur valeur que le héros carthaginois remporta les victoires de Trasimènc et de Cannes. Mais lorsque Rome fut délivrée de l'invasion punique , elle lança de nouveau ses légions sur la Gaule cisalpine. Les Boïcns plutôt que do se soumettre, aimèrent mieux quitter le sol qu'avaient possédé leur pères ; ils allèrent chercher de nouvelles terres sur les bords du Danube.
Les Celtes, animés par leur humeur belliqueuse, et poussés par le goût des aventures, ne se bornèrent pas à attaquer ainsi leurs voisins: ils envahirent plusieurs fois la Macédoine, franchirent les Thcrmopv les et pillèrent le temple de Delphes mais ils périrent presque tous dans cette expé
dition. Ceux qui survécurent furent appelés en Asie-Mineure par Nieomèdo roi de Dilhynie, à qui son frère Ziba-as disputait le pouvuir. Après qu'ils eurent affermi Nieomèdo sur son trône, celui-ci leur donna des terres sur les bords du Sangarius. Ils s'établirent dans co pays, où ils furent connus plus tard sous le nom do Galales. Ils y fondèrent un gouvernement aristocratique et militaire dont les chefs, appelés titranjites, formaient un grand conseil soumis aux décisions d'une assemblée de trois cents membres, qui tenait ses séances dans, un bois sacré. Les Galates étaient au nombre de 12,000 dans les rangs de l'armée d'Antiochus le Grand, à la bataille de Magnésie. Les Romains profitèrent de cette circonstance pour leur déclarer la guerre. Le consul Manlius Vulso les vainquit, et leur imposa l'alliance d'Eumène roi de Pergame. Peu à peu les mœurs des Gaulois s'adoucireut au contact des peuples voisins; ils finirent même par adopter le polythéisme grec et phngien. Plus lard, sous le règne d'Auguste (25 ans avant J.-C.), la Galalic fut réduite en province romaine. Saint Jérôme affirme que dans la seconde moitié du quatrième siècle de notre ère, les habitants de la Galatie parlaient encore la langue de leurs pères telle que lui-même l'avait apprise dans les Gaules. L'idiome celtique était donc resté parmi eux comme un dernier souvenir de leur origine et de leur indépendance
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ARITHMÉTIQUE
SOLtmoX DB» PHOBt-EMKS SIR LA NUMERATION DONNKS DAN9 LB h'UMKRO PRBCÉWtNT.
1° — Solution du problème 3° :
t° — Solution du problème 5« :
3° — Solution du problème 1" :
Quinze; vingt-trois; trente-six; quarante-huit; cinquante-quatre ; soivante-neuf; soixante-quinze; quatre-vingt-sept; quatre-vingt-dix; quatre vingtquinze.
4° — Solution du prublèm* 9° :
Cent seize; deux cent soixante-quinze; trois cent quatre; cinq cent quatre-vingt-cinq; six cent soixante-dix; sept cent quatre-vingt-un;
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L'KNCYCLOI'KDIE DES ECOLES
huit cent sept; neuf cent dix-sept; neuf cent quatre-vingt-quinze.
5» — Solution du problème 11* :
Dix-huit mille cinq cent quarante-sept; vingtneuf mille quatre cent trente-cinq; trente mille sept cent neuf; cinqanle-six mille huit cent-un ; cinquante mille-quatre ; quatre millions cinq cent douze mille six cent-trois; six millions sept cent quatre-vingt mille quatre cent douze ; deux cent soixante-dix-huit millions neuf cent quatre mille quinze; quatre cent soixante-quinze millions six cent trente mille deux cent quarante-un ; deux cent seize billions huit cent vingt-trois millions quatre cent soixante-onze mille six cent quatrevingt-douze ; trois cent soixante-neuf billions deux cent cinquante-huit millions trente-six mille neuf cent vingt ; neuf cent un trillions deux cent billions quatre cent cinquante-six millions huit cent douze mille quatre cent quatre-vingt-dix; neuf cent quatre-vingt dix-huit trillions neuf cent billions cent mille deux.