‹ L'encyclopédie des écoles, journal de l'enseignement primaire et professionnelChapitre 223 sur 270 · BXERCICB 6UB LES FRACTIONS · texte numérisé non relu

BXERCICB 6UB LES FRACTIONS

4" problème. — Réponse : j^, jjg

lia tîâ*

Si

el -£

î* problème. — Réponse : -5^5-» -rrr, ■jtï"

Lii 1

et

"wô" B* »*«•

3» problème . — Réponse î X 31 X Û3. X

jouter, on a pour résultat ta ttriités. Les parties fractionnaires donnent pour somme 3. -f- m . Celte quantité ajoutée à i& unités donne pour

JÎ78

résultat final Kl 4- ■ 9« problème. — Le reste do la soustraction est

10* problème. — Le reste est -g^.

4 + -ïn-

U X jj X û3 X i 31 X ii X «ia X ^

tii x u x ai x a

G3 X U X 31 X 9 à X JJ X 31 X £3 a X U X 31 X £3

4e problème. — Réponse :

a x 25 x ia x ai au x îï x la x a:

M X 33 x ifl x ai

2Ii X 39 X 13 X îil ' A3 X 33 X ili X al liî X 33 X iii x in

la x 3a x 2iï x la

iilX39X2ûXia~ 4000425 î>« problème. — Réponse :

U X8XMXUXlii 803880

iaxaxiaxai x îa "~ i3885âo axtaxaaxaixta <0i<390

SXiaXîaXHXLl'" 13*8520 3XL9X SX ii X Ci 143640 la X 12 X 8 X il X Ai 1388") 20

1 i ;< m x & x ia x la 9a:>6ao a x la x a x ia x u 740544

AiiXAilxaXiaXli - 1388520 G° problème. — On a pour lotal — .

7« problème. — Les fractions proposées réduites au même dénominateur deviennent respectivement

IOJ96 ' JOlM ' I0W e Ï-Î196

xii23 . «m ■ ou A — .

âî problème. — En additionnant ensemble les parties entières dea expressions qu'il s'agit d'a-

4J* problème. — Le reste est 42« problème. — Si l'on réduit les deux fraclions : A- et ~r au même (ïénominateur on a ^ pour la première et pour la seconde. Ajoutant à une unité ou ^ dont on diminuera les 11 unités qui l'accompagnent, il faudra de 11 -f- ™ retrancher . Le reste sera fi -i-

Merlettb et Haovion alnë.

Leur total est

GÉOMÉTRIE ELEMENTAIRE

Suite »e la mesure des angles.

«fi.'i. Problème. — Élever tme perpendiculaire à l'extrémité d'un* droite que l'on ne peut prolonger. — Soit la droite AB (Pl. 23, fig. 1) dont on suppose no pouvoir prolonger l'extrémité B. Il s'agit de mener au point D une perpendiculaire à la droito AB. Pour cela, on prend un point quelconque C en dehors de cette droit*, et du point C comme centre avec CB pour rayon on décrit une, circonférence qui rencontre AB au point D. On joint lo point D au point C par une ligne droite ; ou prolonge celle-ci jusqu'à cé qu'elle rencontro de nouveau la circonférence au point E. On joint les points E et B, et la droite EB ainsi obtenue est la perpendiculaire demandée. En effet, l'angle DDE est droit comme anglo inscrit dans une demi-circonférence et par conséquent EB est perpendiculaire sur AB.

<66. Définition. — Décrire sur une droite donnée un segment capable d'un anglo donné, c'est construira un segment du cercle ayant cetto droite pour corde et tel que tous les angles que l'on y pourra inscriro soient égaux à l'angle proposé.

4 67. Problème. — Décrire tur une droite donnée un segment capable d'un anyle donné. — Nous donnerons trois solutions de ce. problème :

1£1 Solution. - Soit AB (fis?- ^ ,a uroile su|" ,a" quelle il fout décrire un «««ment capable de 1 angle donné fc. Pour cela, au point » et au-dessous

do AB, on fait avec celle droite l'angle ADC égal à l'angle K. Puis, au point B, on élève BE perpendiculaire sur CB, et enfin on mène FH perpcndiculaire sur le milieu de la droite AB. Les deux droites BE et FH se rencontrent au point 0. De ce point 0 comme centre avec OB pour rayon, on décrit une circonférence qui passera nécessairement par le point A, puisque le point O appartient è la perpendiculaire élevée sur le milieu de AB. Cette circonférence déterminera le segment AMB qui est le segment demandé. En effet, un angle quelconque inscrit .dans ce segment, l'angle ARB par exemple, a pour mesure la moitié de l'arc AB. Biais la droite CB est tangente à la circonférence 0 au point B, car par construction, elle se trouve perpendiculaire & l'extrémité du rayon OB. Mais alors, l'angle ABC sera formé par une tangente et une corde, et il aura pour mesure la moitié de l'arc AB correspondant à la corde. Il résulte de là que les deux angles ARB et ABC qui ont tous les deux pour mesure la moitié de l'arc AB sont égaux entre eux. Comme l'angle ABC est égal à l'angle K par construction, on en conclut que l'angle ARB est aussi égal à l'angle K. Ce que l'on vient de prouver pour l'angle ARB, on le prouverait égalemont pour tout autre angle inscrit dans le seg- . ment AMB. Ainsi, tous les aneles que l'on inscrira dans AMB vaudront l'angle K; par conséquent, ce segment est, d'après la déOnition, râpait* de l'angle K, «1 il est le segment demandé.

2e Solution. — Soit AB (Fig. 3) la droite sur laquelle il faut décrire un segment capable de l'angle K. Pour cela, à l'extrémité A de AB et audessus de cette droite, on lait avec elle l'angle EAB égal au complément de l'angle K. Cola signifie que l'angle EAB ajouté à l'angle K donne pour somme un angle droit. Ensuite, on élève sur le milieu de AB la perpendiculaire FH qui rencontre la droite AE au point 0. De ce point 0 comme centre avec OA pour rayon, on décrit une circonférence qui passera nécessairement par le point B et déterminera le segment AMB qui est le segment demandé. En effet, considérons le triangle rectangle AOS. Dans ce triangle, l'angle aigu AOS est égal à l'angle donné K, puisqu'on l'ajoutant à l'angle A on a pour résultat un angle droit et que l'angle K ajouté au même angle A donne également pour somme un angle droit. L'angle au centre AOS ou AOF a pour mesure l'arc AF qui est la moitié de l'arc AB. Donc, cet angle au centre a la même mesure que tout angle qui serait inscrit dans le segment AMB. Mais l'angle AOF est égal à l'angle K. Donc, tout angle inscrit dans le segment AMB est égal à K et conséquemmentee segment est capable de l'angle K.

3* Solution. — Soit ta droite AB (Fig. 4) sur laquelle il faut décrire un segment capable de l'an-

gle K. Pour cela, par le point A on mène une droite quelconque AH. Sur cette droite et en un point quelconque E on fait l'angle AEC égal à l'angle donné K. Par le point B, on mène à la droite CE une parallèle qui rencontre la droite AH au point M. Par les trois points A, B et M, on fait passer une circonférence et l'on obtient le segment AMB, qui est le segment demandé. En effet, tout angle inscrit dans ce segment aura la mémo mesure que l'angle AMB, c'est-à-dire h moitié de l'arc AB. Mais l'angle AMB est égal à l'angle K; car il vaut l'anglo AEC, attendu que AMB et AEC sont égaux comme angles correspondants formés par les deux parallèles CE, BM, et par la sécante AH. Ainsi, l'angle AMB vaut l'angle AEC. Mais ce dernier est égal, par construction, à l'angle K. Donc l'angle AMB est aussi égal à l'angle K. Il en sera de môme de tous les angles inscrits dans le segment AMB. Ce dernier est par conséquent le segment demandé.

468.(?roW#»ie. — Par un point prit en dehors d'une circonférence, mener une tangente à cette circonférence.

Soit le point A pris en dehors de la circonférence 0 (Fig. 5), et par lequel il faut mener une tangente à cette circonférence. Pour cela, on joint le point A et le centre 0 de la circonférence par une ligne droite. Du point C, milieu de celle droite OA, et avec OC pour rayon on décrit uoo circonférence qui rencontre la première aux deux » points B et D. Je dis qu'en menant la droite AB on aura la tangente demandée. En effet, pour le prouver, lirons le rayon OB. L'angle OBA sera droit comme inscrit dans une demi -circonférence. Par conséquent, la droite AB sera perpendiculaire à l'extrémité du rayon OB, et tangente à la circonférence 0. Comme elle passe par le point A, elle sera bien la tangente demandée.

En joignant le point D au point A, on obtient la droite AD qui satisfait encore aux conditions du problème, car l'angle ODA étant droit, AD se trouve perpendiculaire à l'extrémité D du rayon OD, et elle est, par conséquent, tangente à la circonférence 0, au point D.

On voit par cet exemple qu'il y a des problèmes auxquels on peut satisfaire de plusieurs manières différentes. Il en existe même qui ont une infinité de solutions. D'autres, au contraire, n'en peuvent avoir aucune, parce qu'il y a quoique absurdité contenue dans leur énoncé. Nous rencontrerons plus tard dos exemples de ces deux derniers cas.

169. Problème. — Mener une tangente extérieure commune à deux circonférences.

Soient les deux circonférences 0 et O' (fig. 6) anxquelles il s'agit de mener une tangente extérieure commune. Pour cela, supposons que par un moyenquelconqueon soit parvenuà résoudre lepro-

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blême c t soi tBC la tangente trouvée. Enjoignant les doux points de contact B et C aux deux centres 0 et 0' des circonférences, on a deux droites OB, O'C perpendiculaires à la tangente commune el conséquemment parallèles entre elles. Si du point 0', centre de la plus jwtite circonférence, nous menons parallèlement à BC la droite O'A, le quadrilatère ABCO' ainsi obtenu sera un parallélogramme, car il aura ses côtés parallèles deux à deux, et le côté AB sera égal au côté O'C. Puisqu'il en est ainsi, il est évident que la longueur OA, qui est la différence de OB et de AB, sera en môme temps la différence eniro le rayon de la plus grande circonférence et celui de la plus petite. Mais, par construction, O'A est perpendiculaire à l'extrémité do OA. Si donc, du point 0 comme centre, avec OA pour rayon, nous décrivons une circonférence, celle-ci aura pour tangente au point A la droite O'A. Maintenant, remarquons une chose : c'est que si tout d'abord le point A était connu, nous pourrions facilement résoudre notre problème ; car en joignant OA cl prolongeant celte droite jusqu'à ce qu'elle rencontre la grande circonférence, son intersection B avec cette dernière nous donnerait l'un des points de contact do la tangente demandée. Nous obtiendrions l'autre point de contact C en menant par le contre 0' la droite O'C parallèlo à OB el la prolongeant jusqu'à ce qu'elle rencontre en C la petite circonférence. II n'y aurait plus alors qu'à joindre les points B et C par une ligne droite pour avoir la tangente demandée. Tout se réduit donc à trouver le point A. Rien de plus facile. B esl éloigné du point 0 d'une distance égale à la différence des rayons des deux circonférences 0 cl 0' ; donc il appartient à la petite circonférence décrite du point 0 comme centre avec un rayon égal à la différence de ceux des deux circonférences primitives. En second lieu, lepaint A est le point de contact de la tangente menée par le point O' à la petite circonférence de rayon OA. Donc, en menant cette tangente, d'après le problème précédent, on déterminera le point A. Ce point une fois connu , il sera facile d'achever le problème, d'après ce que l'on a vu précédemment.

Remarqué. — Comme du point 0' on peut mener à la petite circonférence de rayon OA deux tangentes O'A et O'A', il en résulte que le problème aura deux solutions el que les droites BC cl BC seront toutes les deux tangentes extérieurement aux circonférences 0 cl 0'.

470. — Problème. Mener une tangente intérieure, commune à deux circonfèrencei.

Soient les deux circonférences 0 et 0* (Fig. 7) auxquelles il faut mener une tangente intérieure commune. Pour cela, supposons encore le problème résolu, ot soit BC la tangente intérieure. Si

l'on mène les rayons OB et O'C aboutissant aux deux points de contact B et C, les droites OB et O'C, toutes deux perpendiculaires sur BC, seront parallèles entre elles. Par le poinl 0', menons parallèlemenl à BC la droite O'A, que -nous terminerons au poinl A, lequel .est son point d'intersection avec le rayon OB prolongé. Le quadrilatère ABCO' ainsi obtenu sera un rectangle, et l'on aura le côté AB égal au côté O'C. Il résulte de là que la, distance OA esl égale à la somme des rayons des deux circonférences données. Mais la droite O'A est parallèle à BC. Par conséquent, elle est, comme cette dernière, perpendiculaire sur OA. Si donc, du point O comme centre, avec OA pour rayon,' nous décrivons une circonférence, O'A sera tangente en A à cette circonférence. Maintenant, remarquons fine chose, c'est que, si, tout d'abord, le point A était connu, nous pourrions facilement résoudre notre problème; car en joignant lo point 0 au point A , nous aurions une droite OA dont le point d'interscelion B avec la circonférence O serait l'un des points de contact do la tangente demandée. On obtiendrait l'autre point de contact C en menant par lo point 0' la droite O'C parallèle à OA et en la prolongeant jusqu'à ce qu'elle rencontre en C la petite circonférence. Les deux points B et C uno fois connus, on peut regarder lo problème comme résolu. Reste donc à trouver le point A. Évidemment il appartient à la circonférence décrite du point O comme centre avec un rayon égal à la somme des rayons des deux circonférences primitives. En second lieu, il est le poinl de contact de la tangente menée par le point 0' à la grande circonférence de rayon OA. Donc en menant cotte tangente d'après le problème précédent, on déterminera le point A. Ce point uno fois trouvé, on achèvera facilement le problème.

Remarque. — Comme du point 0' on peut mener deux tangentes différentes à la circonférence de rayon OA, il en résulte que lo problème aura encore deux solutions. Nous n'en avons indiqué qu'une seule, aQn do ne pas trop compliquer la figure.

Havyion aîné.

CDIMIE

Suite de l'air atmosphérique

DIFFÉRENTS pn0CBÏ>ÊS EMPLOYES POUR i/aNAITSE DE L'AIR.

<o Procédé eudiomètriqite- — Nous avous vu comment Lavoisier était parvenu à

L'ENCYCLOPÉDIE DBS ÉCOLES

d'une manière approximative les proportions d'oxygène et d'azote renfermés dans l'air atmosphérique. Depuis l'époque où ce célèbre chimiste fit son expérience, des moyens plus exacts ont été imaginé* dans le but de déterminer aussi rigoureusement que possible la composition do l'air. Le premier de ces moyen», dans l'ordre historique, est do à Gay-Lussac et à Humboidt. Il consiste dans l'emploi de l'eudiomètro à mercure, dont nous avons donné une description détaillée dans le numéro 14 de ce journal. Voici comment on procède avec cet appareil pour parvenir à analyser l'air atmosphérique. Après avoir rempli de mercure l'eudiomètre, on le renverse sur la cuve à mercure et on y fait passer 400 mesures d'air. On y introduit ensuite 400 mesures d'hydrogène. Cela fait, on enflamme le mélange gazeux ainsi obtenu en y faisant passer l'étincelle électrique. Il se produit à l'intérieur une détonation après laquelle les 900 mesures de gaz que contenait en tout le mélange, sont réduites à 437 mesures. Il a donc disparu 63 mesures de gaz. Cette disparition est due à ce quo l'oxygène renfermé dans l'air s'est combiné avec une portion de l'hydrogène introduit dans l'eudiomètre, pour former de l'eau. Ainsi, la petite quantité d'eau qui s'est formée, provient des 63 mesures de gaz qui ont disparu. Or, on sait que toutes les fois quel oxygène et l'hydrogène se combinent pour former de l'eau, c'est dans la proportion do doux volumes d'hydrogène pour un d'oxygène. Les deux tiers des 63 mesures de mélange qui ont disparu sont donc de l'hydrogène et le reste est de l'oxygène. Or, le tiers de 63 égale 21 et les deux tiers valent 42. Donc, à la suite de l'inflammation du mélange gazeux, il y a eu combinaison de 24 mesures d'oxygène avec 42 mesures d'hydrogène. Mais, à cause de l'excès d'hydrogène que l'on a introduit dans le mélange, tout l'oxygène de l'air est entré dans la combinaison qui s'est produite. D'où l'on conclut quo 400 mesures d'air contiennent 24 mesures d'oxygène. Ce qui reste de l'air après qu'on en a défalqué l'oxygène, n'est guère quo de l'azote pur. En conséquence, il y a 79 mesures de ce dernier gaz dans 400 raosures d'air atmosphérique.

i" Analyse au moyen du phosphore. — Le phosphore possède la propriété do se combiner avec l'oxygèno do l'air a la température ordinaire. On profite de cette circonstance pour soustraire à l'aii l'oxygène qui s'y trouve. A cet effet, après avoir fondu du phosphore sous l'eau, on le coule danun moule a balle on le maintenant toujours sous d. l'eau chauffée à 40 do^rés environ. Tandis quo le phosphore est encore liquide, on introduit dans ],. cavité du moule un fil de platine terminé en hourh . à son extrémité. Au bout d'un instant, on enlève le mouto de l'eau tiède et on le plonge dans l'eau

froide, ce qui à pour effet de solidifier le phosphore et de donner une petito balle de ce métalloïde solidement fixée à l'extrémité du fil de platine. Cetto petite balle obtenue, on introduit dans une cloche graduée placée sur la cuve à mercure (fig. 8) 400 mesures d'air atmosphérique, et puis on fait passer la balle de phosphore dans cet air. Cette opération se fait très-facilement, à cause du fil de platine au bout duquel elle est attachée. Il faut seulement avoir soin de laisser sortir hors de la cloche l'extrémité libre du fil do platine, afin de pouvoir oxtraire aisément la balle de phosphore après qu'elle aura absorbé l'oxygène. Celte absorption ne se produit que lentement. On l'activera beaucoup en exposant l'appareil aux rayons du soleil. A mesure que le phosphore et l'oxygène se combineront pour donner naissance à un produit solide qui viendra s© déposer à la surfece du mercure, la pression du gaz intérieur diminuera; mais celle de l'air du dehors subsistant toujours, elle aura pour effet de pousser dans la cloche, une partie du mercure de la cuvette. On verra donc le niveau du mercure B'élever dans cette cloche, et après que l'absorption de l'oxygène aura cessé d'avoir lieu, 21 des 400 divisions de l'air intérieur se trouveront envahies par lo mercure. Ce chiffre 34 indique que SI mesures do gaz ont disparu. Ce gaz n'étant pas antre chose que l'oxygène contenu dans l'air, on en conclut que 400 mesures d'air renferment 24 mesures d'oxygène et 79 mesures d'azote.

3* Analyse de l'air par l'oxydation du cuivre. — Un moyen très-exact d'analyser l'air atmosphérique consiste à remplir de cuivre métallique un tube en verre TT (lig. 9), que l'on coucha dans toute sa longueur sur un fourreau on tôle F. pour qu'on puisse le chauffer simultanément dans toutes ses parties. A l'aide de caoutchoucs, on adapte aux deux extrémités de co tubo les tubas à robinet R et R'. L'extrémité T du grand tube de verre est mise en communication avec une série de tubes en U, C, B, A, qui viennent finalement déboucher en G dans l'air atmosphérique. L'autre extrémité T', du même tube, communique avec un ballon Y, d'environ vingt litres de capacité, et muni d'un robinet S. Les tubes en U, A et B, sont remplis de fragments de pierre ponce, imbibés d'une dissolution concentrée do potasse; le tubo C contient de la pierre ponce imbibée d'acide sutfurique concentré. Les tubes A et B sont deetinés à absorber la petite proportion d'acide carbonique . contenu dans l'air, et le tube C a pourvut d'onlevor à cet air la vapeur d'eau qui s'y trouve. Tout cela bien compris, voici comment on procède à l'analyse de l'air. On fait le vide dans lo tube TT aussi complètement que possible, ot jprès avoir fermé le» doux robinets R et IV qui le

terminent, on le pèse ; on trouve le poids P, qui est celui de la matière du lube et du cuivre métallique qu'il contient. On fait également le vide dans le ballon B, et on le peso ensuite. Soit Q le poids ainsi obtenu. Après avoir convenablement ajusté toutes les parties de l'appareil, on chauffe le tube TT de manièro à le porter au rouge. Dès qu'il est parvenu dans cet état, on ouvre le robinet R. Aussitôt l'air extérieur se précipite dans l'appareil en traversant les tubes en U. A, B, C. Dans les deux premiers, il se dépouillo de son acide carbonique, et, dans le troisième, de sa vapeur d'eau. Il arrive dans le tube TT' réduit à ces deux principaux éléments, l'oxygène et l'azote. Mais sous l'influence de la chaleur rouge, l'oxygène se combine avec le cuivre pour former de l'oxyde de cuivre qui est une substance solide, et l'azote reste seul. On se hâte alors d'ouvrir entièrement le robinet S, et à moitié le robinet R', aQn que l'azote s'écoule dans le ballon V. On laisse marcher l'opération, jusqu'à ce que l'on ne voie plus de bulles d'air traverser les tubes A, B, C. Quand il en est ainsi, c'est un signe que le gaz con tenu dans l'appareil a la même force élastique que l'air extérieur. L'opération est alors terminée. On ferme les robinets R, R' el S. On enlève le feu et l'on démonte l'appareil. Il reste maintenant plusieurs pesées à effectuer. On les exécute dans l'ordre suivant :

4° On pèse le ballon V. Soit {V le poids obtenu ; Q'— Q sera le poids de l'azote qui est entré dans ce ballon.

î° On peso le tube TT'. SoilP' le poids obtenu ; P'— P sera le poids de l'oxygène qui s'est combiné avec le cuivre, augmenté du poids de l'azote qui est resté dans lo lube. C'est ce dernier p-jids qu i! faut encore déterminer. Pour cela :

3* On fait de nouveau le vide dans le tube TT, ce qui a pour but d'en éliminer l'azote qui s'y trouvo retenu. Le vide opéré, on pè«c do nouveau le tube. Soit P", le poids que l'on obtient. Ce poids est la somme de ceux du verre, du cuivre cl de l'oxygène fixé sur le cuivre. Mais P représente le poids du verre et du cuivre; donc P*— P est le poids de l'oxygène qui s'est combiné avec le cuivre. Si de P' — P, qui est le poids du verre, du cuivre, de l'oxygène et de l'azote -du lube, on retranche P"— P, poids de l'oxygène, il restera F— P", poids de l'azote qui était resté dans lo tube.

En résumé, l'air qui s'est introduit dans l'appareil renferme un pojds d'oxygène égal à P*— P, et un poids d'azote égal à Q'— Q X P'-P'. Connaissant les poids respcctifed'oxygèneel d'azote qui entrent dans l'air atmosphérique, il sera facile d'en déduire les volumes correspondants de ces deux gaz. Il n'y aura pour cela qu'à appliquer la relation que l'on sait exister entre le poids, le volume

et la densilé des corps. On arrivera de nouveau, par ce moyen, "au résultat que nous avons déjà plusieurs fois énoncé.

Merlette.

HISTOIRE NATURELLE

zooiobii:

nu s a ni (m-ite).

Usatjes du sang. — Les usages du sang sont plus variés qu'on ne le croirait au premier abord. Non-seulement il sert à nourrir Ie3 organes auxquels il se distribue et à réparer les pertes de substance que l'économie animale éprouve à chaque instant, mais, en outre, il entretient dans tout le corps une excitation salutaire fans laquelle la vie serait en quelque sorte impossible. Lu égard au phénomène de la nutrition, le sang a été appelé une dioir coulante ; car, s'il n'est pas encore de la chair, il est destiné à en devenir en se fixant dans la profondeur des organes, en se modifiant de manière à pouvoir offrir la résistance qu'exigent les diverses fonctions de la vie animale, toutes tes fois que les parties du corps qui y contribuent doivent entrer en jeu. Mais le sang n'est pas uniquement propre à la nutrition : il remplit encore un aulro rôle tout aussi nécessaire à l'entretien de la vie. Ce rôle, c'est celui d'annexé du système nerveux. Le sang partout en effet, produit, ou il se distribue, u no excitation qui se traduit par uno sensibilité locale indépendante de celle qui est due à l'action des nerfs. Grâce aux globules qu'il contient et que plusieurs physiologistes modernes ont désignés sous lo nom tlp molécules vivantes, lo sang exerce sur tout son parcours une action qui a pour effet de rappeler à l'animal la conscience de sa propre existence. Une expérience bien simple jiermct de constater que le sang remplit les fonctions de substance provocatrice du phénomène de la sensibilité. En effet , si l'on saigne abondamment un animal, un chien, par exemple, on lo voit, à mesure qu'il perd son sang, cesser en même temps de donner les signes au moyen desquels la vie se manifeste d'ordinaire.

L'animal perd connaissance. Sa respiration s'arrête, tout mouvement des muscles est interrompu. Il y a, comme on dit, îy«co;*e. Et si on ne remédie prompteinenl au mal, si l'on continue à laisser lo sang s'échapper, une mort réelle ne larde pas à succéder à la mort apparente; et, au bout d'un temps très-court, il n'est plus possible do rappeler à la vie l'animal que l'on a privé do 1a plus

grande partie du liquide nourricier. Si, lorsqu'il est dans cet état, on vient à injecter dans soi veines (lu sang identique à celui qu'il a perdu, c'est-à-dire du sang emprunté à un animal de son espèce, on ne larde pas à assister à une sorte de résurrection. On voit le chien recouvrer peu à peu la faculté de se mouvoir et celle de sentir. On voit la respiration déjà interrompue reprendre son cours, cl l'animal passer en peu d'instants de la mort ù la vie, du néant à l'être. On assiste, en un mot, à une véritable résurrection. De plus, si l'on a pris, dans ce cas, toutes les précautions qu'une longue e.vpéi ienco a suggérées aux physiologistes, on peut espérer de rappeler pour toujours l'animid à la \ie, et de le mettre dans une situation telle que bientôt il no se ressent en aucune façon de l'épreuve déJicato â laquelle il a été soumis.

L'expérience (pie nous venons de rapporter a été entreprise dés le xvu« siècle, cl les physiologistes d'alors ont élé quelquefois assez heureux pour la voir couronnée d'un plein succès. Prompts à concevoir les espérances les plus exagérées, ils n'hésitèrent pas à so lancer dans une voio dont ils ne reconnurent les périls que trop tard. Une doc trino des plus fausses régnait alors dans renseignement médical. On s'imaginait que toutes les maladies provenaient d'un vice du sang. Si, disait-on, l'on introduit dans les veines ot dans les artères d'un homme malade, nu lieu du sang vicié qui s'y trouve, un sang nouveau exempt de tout germe morbide, on aura, par cela même, rétabli la santé du patient auquel on aura créé en quelque sorte une seconde vie. Do là est venue l'idée de la iratufusiou, opération qui consiste à injecter daos les vaisseaux sanguins d'un être malade du sang provenant d'un individu sain.

Quelques succès exceptionnels affermirent dans leur croyance les partisans de la transfusion, et ils crurent do bonne foi à l'efficacité de co procédé désaslreux. Aussi, que de tentatives funestes ni reprises pendant la seconde moitié du xvuesiètle I Wren, en Angleterre, Major, en Allemagne, Denis et Emmert, à Paris, n'hésitèrent pas à faire passer tantôt du sang d'un homme sain, tantôt du sang de veau duos les veines, de leurs' malades. Presque constamment, la mort était le résultat de ces téméraires entreprises. Les choses en vinrent à un tel point que le parlement do Paris jugea à propos de rendre, en <668, un arrêt qui interdisait à tous les médecins l'emploi d'un moyen curatif aussi imprudent et aussi hasardeux. L'insuccès provenait de ce que l'on s'était trop bâté do faire passer dans le dqmaine de la pratique des idées théoriques encore trop imparfaitement étudiées. On n'avait pas vu que l'identité de composition du sang était une condition indispensable à la réussite do la transfusion. Tantôt il

y avait disproportion de volume entre les globules du sang injecté et ceux du malade. Tantôt les globules du sang introduit n'avaient pas la mémo forme que ceux qui existaient dans le sang do individu que l'on se proposait de guérir. Ainsi, »ar ignorance, l'on faisait passer du sang à globucs elliptiques dans les veines de l'homme chez qui tous les globules sont circulaires. H résultait de là une sorte d'empoisonnement instantané dont on ne saurait pas mémo aujourd'hui expliquer la cause, et les individus soumis à celle épreuve batbare, n« lardaient pas à périr en offrant tous les symptômes des désordres qui affectent le système nerveux dans le cas d'empoisonnement par es principes végétaux, par la strychnine ellabru- :inc, par exemple.

Non-seulement lo sang d'un animal d'une certaine espèce, porlé dans lo torrent de la circulation d'un animal d'cs|>èce différente, e?t toujours une cause de mort certaine, mais encore la transfusion ne réussit presque jamais entre deux animaux d'espèce identique. Cela lient à ce qu'en introduisant du sang dans les veines d'un animal, on y fait pénétrer en même temps de l'air qui no larde pas à arriver jusque dans les cavités du cœur. Là, sous l'influence de la chaleur animale, cet air se dilate et s'oppose à toute contraction ultérieure du muscle moteur du sang. Dès lors, la circulation s'arrête forcément, et une mort presque instantanée est lo résultat de l'imprudence que l'on n'a pas hésité à commettre. Il est juste, toutefois, d'avertir que, dans ces derniers temps, on a pu, grâco aux précautions que I on avait prises, mener à boune fin l'opération de la transfusion du sang cl arnichor à uno mort certaine quelques individus que la science n'eùl jamais pu sauver autrement. Mais ce n'est là qu'un moyen désespéré et auquel il ne faut avoir recours que quand il n'y a plus rien à risquer.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, les globules du sang causent dans toutes les parties de l'organisme une excitation non moins nécessaire à la vie que la sensibilité nerveuse. C'est ce quo l'on peut démontrer au moyen d'une expérience très-simple. Si l'on injecte dans les veines d'un animal du sang dépouillé do. ses globules, cel animal ne larde pas à succomber comme si Ton n'avait introduit que de l'eau pure dans les vaisseaux sanguins. Du sang, nièmedépouillédo sa fibrine, agit efticacementdans celle circonstance, à la condition tout fuis qu'on n'en ait pas enlevé simultanément les globules qui s'y trouvent à l'étal normal. Il ne faudrait jias croire pourtant quo le rôle de la fibrine soit insignifiant pour l'entretien do la santé cjiez les animaux.

Des expériences do M. Magcndio ont autrefois démontré qu'un chien périt bien vile ol dans un

L'ENCYCLOPEDIE DES tfCOLHS

étal e\l!c:no <lii <K:|m'i is.-ement quand on injecte dans ses veines du sang privé de fibrine. Sa mort présente dans ce cas tous les symptômes que l'on remarque chez les malades en proie à certaines fièvres pernicieuse.'?.

L'afflux du sang dans un organe exerce sur son développement un effet incontestable. Or, plus une partie du corps exécute de mouvements, et plus le sang y abonde. Voilà pourquoi les muscles de la jambe chez les danseurs et ceux du bras chez les boulangers acquièrent un volume bien plus considérable que celui auquel ils parviennent chez les personnes étrangères à ces deux professions. En général, plus un membre est soumis à quelque violent exercice et plus il se fortifie. Il en peut même résulter dans certains cas des hypertrophies qui ne sont pas exemples de danger.

En même temps que le sang fournit aux différentes régions du corps les éléments réparateurs qui leur sont indispensables, ce liquide s'appauvrit lui-même en éléments assimilables et il éprouve des changements physiques et chimiques qui le rendent impropre à la nutrition. De rouge vermeil qu'elle était, sa couleur passe au sombre noirâtre, et, s'il ne subissait une prompte régénération, loin de favoriser les fonctions vitales, le sang ne serait qu'un obstacle à rentre! ien de la vie. Il a clone besoin d'être revivifié par l'action d'un agent spécial. Cet agent n'est pas autre chose que l'air atmosphérique. Le sang vicié doit se trouver en contact avec ce fluide dans une partie déterminée du corps; il faut absolument qu'il parvienne dans l'endroit où ce contact doit avoir lieu, quel que soit d'ailieurs l'organe en faveur duquel il s'est appauvri. De là la nécessité du transport du sang d'un point du corps à un autre, ou, en d'autres termes, la nécessité de la circulation.

Merlettb.

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