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suite ni: la FAMiu.r ors cnirirùnEs
Crucifères cultivées. — L'agriculturo s'adonne à la production d'un certain nombre de crucifères en vue. des produits alimentaires, oléagineux ou tinctoriaux que l'on en relire. Ainsi , parmi les espèces du genre chou, citons: lo chou coha, brassien eampestris, qui est cultivé à cause de l'huile que l'on extrait de ses graines ; le ckou-natet, brassien napus, dont on mange non-seulement la racine, mais encore les jeunes pousses, bouillies et assaisonnées de diverses manières ; la naeette (fêté, braxsira prwa'x, plante oléagineuse. La famille des crucifères fournit encore d'autres graines oléagineuses qui no proviennent pas du genre chou.
Telle est, par exemple, la cmuelinf. Les crucifères comptent encore parmi elles unoplante tinctoriale qui a joui naguère d'une grande importance : c'est le pastel, isatis tinetoria , connu sous les noms vulgaires de pastel, guide, touède, qui croit naturellement sur les coteaux secs et pierreux dans les |wrlies méridionales et tempérées de l'Europe. Sa culture a eu une importance trèsgrande, parce que à l'époque du blocus continental , c'était la seule plante indigène dont on pût extraire l'indigo. Mais, au retour do la paix en Europe, le commerce ayant été ramené dans ses voies naturelles, le pastel fut peu à peu négligé et sa culture se trouve aujourd'hui très-restreinte. Le pastel fournit une couleur bleue très solide. Aussi a-t-il été jadis une source de richesse pour certaines parties de la France et notamment pour lo haut Languedoc. De nos jours, quelques agronomes conseillent d'employer lo pastel comme fourrage vert, ce qui tendrait à redonner de l'extension à s;) culture. Il résulte, en effet, des expériences do Daubenton et de celles de plusieurs autres observateurs que le pastel constitue un bon fourrage vert, dont les bestiaux se nourrissent volontiers, et qui se distingue par l'avantage de résister très-bien aux froids de nos hivers et de réussir dans des terres tellement médiocres, que touto autre culture? y serait presque impraticable.
Le genre moutarde est encore un de ceux qui fournissent à la médecine et à l'art culinaire d'utiles produits. Aussi, plusieurs do ses espèces sontelles cultivées en grand. Telle est la moutarde noire, dont la graine réduite en farine est employée en médecine à l'extérieur comme rubéfiante, et sert à faire di s sinapisme*, cataplasmes résolutifs, pédiiiives, etc. On emploie encore fréquemment la graine de moutarde noire pour la confection do ce condiment très-usité sur nos tables et très-connu sous la seule dénomination de moutarde. Cependant elle n'entre que dans les qualités inférieures, la plus estimée étant faite avec de la graine de moutarde blanche. Cette dernière graine a acquis en France, dans ces derniers le mps une certaine célébrité dans la médecine populairo et empirique. C'est un évacuant assez énergique,. Sa consommation, sous ce rapport, avait pris, il y a une vingtaine d'années, des proportions énormes, qui ont considérablement décru depuis quo la vogue en est passée. Cet usage de la graine de moutardo blanche est une importation anglaise Eile servait en Angleterre d'évacuant depuis plus d'un siècle.
Mbhlkttk cl IIauvion aîné.
L'EXCYCLOPÊDIE DES ÉCOLES
TECHNOLOGIE
Agriculture.
SUITE HKS r.KRKALKS
Les deux variétés de froments connues principalement sous les noms de touselles et de frisettes. et qui se distinguent l'une de l'autre par l'absence ou la présence des barbes de l'épi, sont tellement peu stables, qu'elles ne persistent que dans le cas où elles se trouvent placées dans des terrains favorables et dans des conditions toutes spéciales. S'il n'en est pas ainsi, on voit au bout de peu de temps les touselles se métamorphoser en seisettes, et, réciproquement, ces dernières devenir des touselles. Par exemple, confie-t-on plusieurs années de suite des touselles à un sol léger, bien perméable à l'air? On les voit acquérir peu à peu le caractère des scisetlcs. Les barbes des épis, à peine visibles à l'origine, s'accroissent insensiblement, et il n'y a de limite à cet accroissement que quand la transformation est devenue complète. De même des seiselles placées dans un terrain riche cl bien pourvu do suc nutritif, subissent une métamorphose inverse. Les barbes do leurs épis diminuent chaque année, jusqu'à ce qu'enfin il n'en reste plus. Si nous comparons le rendement des touselles à celui des seisettes, t'avantage restera tout entier aux première?, qui donnent du reste un grain plus farineux que les seisettes. Celles-ci sont, en outre, moins propres à la nourriture des bestiaux, à cause de la présence des barbes; mais elles possèdent une paille plus raideet qui ne verse pas aussi facilement. De plus, elles résistent mieux aux diverses maladies auxquelles les blés sont sujets. De tout ce que nous venons de dire, le praticien devra tirer cette conséquence importante que, s'il veut conserver à l'une et à l'autre espèce do froment, le caractère qui lui est propre, il devra cultiver chacune d'elles dans le terrain le mieux adapté à sa nature, et prendre de plus la précaution do renouveler de temps à autre les semences.
Indépendamment de la présence ou de l'absence d^es barbes qui portent à partager les froments en touselles et en seisettes, il faut encore distinguer la qualité du grain. Sous ce rapport, on divise les blés en Jeux catégories, savoir : en blés tendre» et en blés durs. Les blés tendres sont ceux dont le grain offre une cassure farineuse, et les blés durs ou glacés sont ceux chez lesquels la cassure du grain présente l'apparence de la corne. Le> boulangers préfèrent les blés lendres parce qu'ils fournissent un pain plus blanc et plus léger. Au contraire, le pain provenant de blés durs est plus gris et plus lourd. Mais, en mémo temps , il
est beaucoup plus nourrissant que l'antre. Chose singulière, une même espèce de semence peut, suivant les occasions, produire des blés tendres ou des blés durs La métamorphose d'une sorte de blé dans l'autre s'opère très-facilement et souvent dans des circonstances qu'il n'e-t pas toujours facile de prévenir. Pour peu que les blés tendres soient cultivés dans des terrains argileux, compactes et humides, ils deviennent peu à peu des blés durs, tandis que ces derniers, s'ils sont cultivés pendant quelques années dans un sol léger prennent toutes les qualités inhérentes aux blés tendres. 11 faut donc avoir bien soin d'adapter le terrain que l'on ensemence à la variété de grain que l'on veut obtenir.
Le blé est une plante alimentaire presque aussi cosmopolite que l'homme. Il accompagne ce dernier partout où il s'établit, et il y prospère presque toujours dans quelque climat et sous quelque latitude que l'on se trouve. Néanmoins, le blé réussit mieux dans la partie moyenne de la zone tempérée que partout ailleurs. Aussi, la Franco est-elle l'un des pays où il se développe le plus magnifiquement. Les climats extrêmes sont défavorables à la végétation du froment. Il ne réussit pas dans les parties les plus septentrionales du globe. A peine sa culture s'étend-ellc aux provinces méridionales do la Suède et de la Norvège. Par contre, le blé ne donne pas de résultats satisfaisants quand on se rapproche trop près de ïéqualeur. Il est alors privé de la quantité d'humidité qui lui est indispensable pour qu'il puisse grainer d'une manière satisfaisante. Néanmoins, sous les latitudes de la zone tornde, le blé peut encore être cultivé à condition qu'on le place dans des altitudes élevées. Il réussit jusqu'à une hauteur de deux mille mètres au-dessus du niveau do la mer. Passé ce point, il ne donno plus que dos produits insignifiants.
Le blé ne s'accommode pas indifféremment do tous les terrains. Il exige un sol qui ue soit ni trop sec, ni trop humido. Une trop grande sécheresse empêche le grain de se former et l'on n'obtient quo des épis rabougris qui no dédommagent pas suffisamment le cultivateur de ses avances et de ses peines. Au contraire le blé vient-il à croître dans un sol trop aqueux, et au sein d'une atmosphère surcliargée de vapeurs, alors il pousse tout en herbe et no produit qu'un grain dépouillé des qualités nutritives que l'on recherche exclusivement. Lo degré hygrométrique du milieu dans lequel on se propose d'ensemencer le blé, inûue sur la naturo du sol auquel on conûo cette précieuse semence. Dans les régions pluvieuses, les glaises et les argiles qui retiennent l'eau, sont impropres it sa cuiUuv, carc est ajouter de l'humidité à l'humidité, et la plante s'en trouve trop saturée pour