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DES IBRKÛULIEBS DE LA

4o Les verbes cueillir, ouvrir, souffrir, offrir. présentent cette particularité que l'on forme certains de leurs temps en ajoutant aux radicaux : cueilL, ouvr, touffr et offr, les terminaisons propres à la première conjugaison, tandis que le»

autres temps s'obtiennent en faisant suivre ces mômes radicaux des terminaisons de la seconde conjugaison. Ainsi, c'est par le principe du mélange de plusieurs conjugaisons que l'on expliquera l'irrégularité apparente de cm verbes. Le verbo cueillir, en particulier, appartient à la première conjugaison pour le présent, l'imparfait et le futur do l'indicatif, pour l'impératif, le présent du conditionnel, et le présent du subjonctif. Tous les autres temps de ce verbe, c'est-à-dire lo passé défini, l'imparfait du subjonctif, le présent do l'infinitif et lo participe passé, se forment on ajoutant au radical cueill les terminaisons de la deuxième conjugaison. On peut expliquer par des considérations tirées de l'histoire de notre langue les motifs qui ont conduit à conjuger certains temps du verbe cueillir sur le modèle de la première conjugaison, et quelques autres sur celui de la seconde. C'est qu'à une certaine époque, il existait à la fois doux formes pour le présent de l'infinitif de ce verbe. On disait à volonté cueillir et cueiller. Ce dernier vocable ost encore môme usité aujourd'hui dans plusieurs do nos province.

Les temps du verbe owrrtr se partageDl aussi entre la première et la secondo conjugaison. Mais la répartition ne s'en fait pas tout à fait de la même manière que pour le verbe cueillir. Le présent de l'indicatif, l'imparfait du môme mode, le présent de l'impératif, celui du subjonctif et le participe présent sont les seuls temps qui prennent les désinences de la première conjugaison. Tous les autres adoptent les finales de la deuxième. Il n'y a

d'exception que pour le participe passé oiirrrf, qui est irrégulicr paç raison, d'ét^molpgie. 11 vient du^ participe passé latin ajttrtus.

Le verbe soufrir se conjugue oxactcn . ont sur ouvrir. jl copie majno l'irrégularité du participe passé de "ce dernier. On dit souffert, do même que 1 on dit ouvert.

Le verbe offrir suit encore la conjugaison d'ot<rrir cl de souffrir.

2o Courir. -Les irrégularités de ce verbe s'expliquent encore par le principe du mélange de pinsieurs conjugaisons. Le présent de l'infinitif epurir est le seul temps qui appartienne à la seconde conjugaison. Quant aux autres temps, ils se forment do deux façons distinctes. Les uns s'obtiennent en ajoutant au radicaU-our les terminaisons do la quatrième conjugaison. C'eit ainsi que se forment : le présent de l'indicatif, l'imparfait, le futur, le présent du conditionnel, ceux do l'impératif et du subjonctif, le participe présent- et le participe passé. Les autres temps se forment en ajoutant au radical cour les terminaisons de la troisième conjugaison. Ils ne sont qu'au nombre iic deux, savoir : le passé défini et l'imparfait du subjonctif. Maintenant, si l'on fait attention que la troisième conjugaison française n'est guère qu'une \ariante de la quatrième, on pourra établir en principe que le verbe courir, sauf le présent do son infinitif, appartient tout entier à la quatrièrao conjugaison. Pans ce fait, il n'y a rien qui doive nous surprendre ; car il fut un temps où le présent de l'infinitif admettait les deux formes courir et courre. Cette dernière est même encore usitéo en termes de chasse. Nous disons chasse à courre, laisser courre tes chiens, courre le cerf, courre le lièvre, etc.

3° Fleurir. — Quand ce verbe signifie être en fleur, il n'a qu'un seul radical et est tout a fait régulier. Mais, quand il veut dire prospérer, Hre en honneur, il a deux radicaux : le premier flor sert pour le parlicipo présent et l'imparfait de l'indicatif; le second fleur, sert pour tous les autres

4» Mourir. — Ce verbo n'appartient à la soçondo conjugaison quo par le présent de son infinitif. Pour tous les autres temps, il se conjugue absolument comme courir. Ainsi le présent do l'indicatif, l'imparfait, le futur, le présent du conditionnel, ceux de l'impératif et du subjonctif e le participe présent se forment régulièrement ci ajoutant au radical mour les terminaisons de h quatrième conjugaison. Au contraire, le passé défini et l'imparfait du subjonctif s'obtiennent ei ajoutant à ce mémo radical les désinences de \i troisième conjugaison. Jusqu'à présent nous voyon donc quo le verbo mourir pourra être considén

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le principe du mélange des conjugaisohs. Néanmoins, il rçslc, encore à fqire observer, qu'au présent de l'indicatif on ne dit pas je mours, tu mours, il mpurtt ils montent, mais que l'on dit au contraire : je meurs, ti\ meurs, il meurt et ils meurent. De même on a au présent du subjonctif, que je meure, que tu niures, etc., au lieu de que je moure, que tu moures, etc. D'où vient cette apparente anomalie? On doit se rappeler que la génie de la langue française exige impérieusement que la syllabe sur laquelle tombe l'accent tonique d'un verbe soit aussi sonore que possible.

Si l'on avait adoplé les formes je mours, tu mours, il mourt, etc., dans lesquelles l'accent tonique tombe sur ou, cette règle n'aurait pas été observée, car le son ou est la plus sourde de toutes nos voyelles. Aussi, une sorte d'instinct .at-elle poussé les Français à substituer à la voyelle sourde ou une autre voyelle moins sourde, qui est eu. Cela est si vrai que, dès que l'accent tonique ne tombe plus sur ou, on ue se donne plus la peine do remplacer celle voyelle par eu. Ainsi, l'on dit : NOM mourons, et non pas: nous menions, parce que, a la première personne du pluriel, l'accent tonique tombe sur la syllabe DM, qui n'est pas muette. On a de même, à la seconde personne du pluriel : vous mourez, et non pas : vous mettrez, attendu que la désinence ez n'est pas muette. Mais, à la troisième personne du DM* riel : ils meurent, la substitution de la vojW/e eu à ou se fait de nouveau à cause de la terminaison muette ent, sur laquelle ne saurait tomber l'accent tonique. Ce que nous venons de dire pour le présent de l'indicatif s'applique mol pour mol à celui ' du subjonctif, car ce temps se conjugue comme il suit : que je meure, que tu meures, ou' il mwire, que nous mourions, que vous mouriez, qu'Us meuvent. Un résumé, on peut dire que le verbe mourir admet deux radicaux : le radical mour, quand l'accent tonique tombe sur la terminaison, et le radical meur, quand il n'y tombe pas. Disons d'avance que, presque toujours, lorsque la voyelle du radical d'un verbe est ou, elle se change eu m, quand elle doit recevoir l'accent tonique. C'est ainsi, par exemple, que le verbe mouvoir fait au présent de l'indicatif : je meus, tu meus, etc.; que lo verbe vouloir fait dans la môme circonstance : je veux, tu veux, et que le verbe jwuccir fait : je l*ux, tu peux, etc. liuur en avoir fini avec la conjugaison du verbe mourir, ajoutons qua, comme courir, il prend deux r au futur et au présent du conditionnel. La présence de ce* deux r s'explique dans courir, par l'ancien infinitif courre. C'est une raison analogue qui les à fait inl i od ùii -e au futur de mourir!' Le* 'verte mourir n'a qu'une forme véritablement irrégùlièrej c'est le partieft

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