‹ L'encyclopédie des écoles, journal de l'enseignement primaire et professionnelChapitre 47 sur 270 · BI< AO · texte numérisé non relu

BI< AO

Mais AO + 01 c'est AI ; par conséquent on a : BI < AI.

Donc le point 1 est plus éloigné du point A que du puinl B.

Hauvion aîné.

CHIMIE

SUITE DE L'OXYOKNE.

Propriétés }>hysi<]urs de {oxygène. — L'oxygène est un corps gazeux, incolore, inodore, insipide, c'esl-à-dirc sans saveur. Il est un peu plus lourd que l'air. Sa densité est 1,10563. Cela signifie qu'un vase qui contiendrait juste 1 gramme d'air, pourrait contenir 4^ ,10563 d'oxygène. Jusqu'à présent l'oxygène n'a pu être amené' à l'état liquide ni par le refroidissement, ni par la compression. A plus forte raison n'a-l-on jamais pu l'obtenir à l'état solide. On exprime ce fait en disant que l'oxygène est un gaz permanent. Le gaz oxygène est très-peu soluhle dans l'eau. Ce liquide en dissout les quarante-six millièmes de son volume à la température ordinaire, ou, en d'autres termes, h litre d'eau peut dissoudre i6 centimètres cubes d'oxygène.

Propriété* chimiques de { oxygène. — L'oxygèue se distingue de tous les autres fluides aériformes par une propriété bien saillante. Quand on plonge dans une éprou\etto pleine de ce gaz une allumette en ignition, c'est-à-dire une allumette dont la flamme vient de disparaître, mais qui présente encore un point rouge, on voit cette allumette se rallumer avec éclat. Do même quand on plonge dans un vase rempli d'oxygène une bougie allumée, on voit la flamme briller incontinent d'une manière extraordinaire.

L'oxygène se combine avec un très-grand nombre de corps simples pour former avec eux des corps nouveaux. Un corps qui brûle, comme on dit vulgairement, n'est pasaulrcchosc qu'un corps qui est en train do se combiner avec l'oxygène pour former avec lui un corps nouveau. Ordinairement un corps qui brûle rappelle 5 l'esprit une idée de destruction ou tout au moins de séparation des parties. Aux yeux du chimiste, il n'en est pas de même : pour lui, un corps qui brûle esl un corps qui donne naissance à un corps nouveau en s' unissant avec l'oxygène. Les chimistes disent encore qu'un corps qui se combine avec l'oxygène est un corps en romr«*fM>n.

Combustion du carbone dont {oxygène. — Si, à l'extrémité d'un fil de fer on attache une petite capsule de porcelaine dans laquelle se trouve un charbon allumé, et si l'on introduit cette capsule dans un flacon (fig. 8) rempli d'oxygène, on voit ce charbon brûler avec une flamme présentant un très-vif éclat. Pendant tout le temps qu'il brûle, il se combine avec l'oxygène contenu dans le flacon pour former avec lui un corps nouveau. Le corp$ résultant delà combinaison du charbon avec

l'oxygène, est un gaz incolore et par conséquent invisible. On l'appelle acide carbonique. Le charbon dégage beaucoup de chaleur et de lumière au moment où il se combine avec l'oxygène. En général toutes les fois que deux corps simples se combinent ensemble pour produire un corps nouveau, cette combinaison est accompagnée d'un dégagement considérable de chaleur et de lumière. Hien de plus facile que de répéter soi-même l'expérience do la combustion du charbon : si pour cela l'on n'a pas de capsule de porcelaine, on peut tout simplement remplacer celte capsule par un dé à coudre. On peut encore so contenter de plonger dans le flacon rempli d'oxvgène un long bout do fusain dont une des extrémités a été préalablement laillée en pointe et portée à la chaleur rouge. Dans ce cae, il n'y a aucun inconvénient à tenir dans sa main l'extrémité qui n'a pas été laillée, et qui doit rester en dehors du flacon.

Combustion du soufre dans l'oxygène, — • Pour opérer la combustion du soufre dans un flacon rempli d'oxygèno, on s'y prend absolument do la même manière que jwur celle du charbon. Seulement, on substitue au charbon allumé que l'on plaçait dans la capsule de porcelaine, un morceau de soufre que l'on a fait fondre et que l'on a onsuile enflammé. Le soufre brûle duos l'oxygène avec une flamme bleue du plus bel effet, et le résultat do la combustion esl un corp* gazeux composé de soufre et d'oxv gène, et que les chimistes nomment acide sulfureux. L'acide sulfureux esl un gaz incoloro et par conséquent invisible. Mais, ce défaut de coloration ne l'empêche pas de se révéler au sens de l'odorat par une odeur vive, piquante, pénétrante, suffocante, provoquant la toux et le larmoiement. Cette odeur, du reste, est bien connue de tout le monde. C'est celle que l'on sent quelquefois quand on enflamme une allumette. Dans l'expérience que nous venons <le décrire, on peut encore remplacer la capsule de porcelaine par un dé à coudre.

Combustion du pliosplmre dans {oxygène. — La combustion du phosphore dans l'oxygène se fait d'une manière analogue à celle du soufre ; il n'y a qu'une légère différence, qui consiste à allumer immédiatement le phosphore sans le faire fondre, iivant de le plonger dans l'oxygène. A peine le phosphore enflammé est-il plongé dans ce gaz qu'on le voit se combiner avec lui en produisant une grande chaleur et une lumière éblouissante. Le flacon esl souvent brisé pendant l'expérience. Le résultat de la combinaison du phosphore avec l'oxygène est une poudre blanche qui a reçu le nom d'acide phoipliorignc. ,

Combustion du fer dans {oxygène. — Pour opérer U combustion du fer dans l'oxygène, voici comment on procèdo : on prend une de ces lame»

d'acier qui constituent les ressorts de montre; après l avoir fait recuire pour la rendre moins cassante, on la contourne en spirale, et on amincit en pointe l'une de ses extrémités. Cela fait, on attache à cette pointe un peu d'amadou que l'on enflamme, et on introduit immédiatement la spirale dans un flacon rempli d'oxygène. On la voit bientôt brùlt r en lançant dans toutes les directions des étincelles éblouissantes. Ces étincelles, formées d'une combinaison de fer el d'oxygène, ne sont

État naturel de l'oxygène. — Par état naturel d'un corps, on entend sa manière d'être dans la nature. L'oxygène est un des corps les plus abondamment répandussurnotre globe. On irouvel'oxygène dans l'air atmosphérique, dont il forme à peu près le cinquième en volume. Il existe également dans l'eau, qui est composée d'une mesure d'oxygène pour deux mesures d'hydrogène. Enfin, l'oxygène fait partie do presque toutes les substances minérales qui constituent l'écorce solide de notro

pas autre chose que le corps vulgairement désigné \\Aancle, cl entre en même temps dans \.o\xs>

sous le nom de rouille, et que les chimistes appellent oxyde de fer. Au moment do sa formation, l'oxyde de fer est à une température tellement élevée, que souvent son simple contact suffit pour fondre le fond du flacon et passer à travers. Quand on veut éviter cet inconvénient, on place dans la partie intérieure du flacon une couche d'eau d'une certaine profondeur, ou bien encore une couche de sable d'une épaisseur un peu moindre.

C'est l'oxygène qui fait brûler tous les corps. On exprime ce fait en disant que l'oxygèue est l'agent de la combustion. Une bougie allumée s'éteint tout de suite quand on l'introduit dans un espace où il ne se trouve pas d'oxygène. L'oxygène est absolument nécessaire à la respiration des animaux. Ces êtres no sauraient vivre au delà de quelques minutes si on les plaçait dans un espace privé d'oxygèno. Ils périraient asphyxiés. On exprime la nécessité de la présence de l'oxygène pour l'entretien de la vie chez les animaux, en disant que ce métalloïde ai l'agent de la respiration.

Action de l'oxygène sur l'économie animale. — Quand on met un animal dans une atmosphère artificielle composée d'oxygène pur, non-seulement il continue à vivre dans ce gaz, mais encore toutes ses fonction» vitales y acquièrent une bien plus grande énergie. L'animal est dans le même étal que s'il était en proie à une Gèvre violente; il exécute des mouvements incessants el désordonnés, et si on lo laisse longtemps dans cette position, en quelque sorte trop favorable à son existence, le sang lui sort par la bouche, le nez el les oreilles. Il péril enfin épuisé par cet excès d'énergie vitale.

Découverte de l'oxygène. — La découverte de l'oxygène date do l'époque à jamais mémorable dans les annales do la science, où la chimie, quittant la voie des expériences hasardeuses el des inductions illégitimes, se borna enlin à constater le» faits el à les discuter avec soin. C'est dans le courant de l'année 1774, que trois chimistes illustres, sans s'être concertés cl sans avoir eu connaissance de leurs travaux respectifs, découvrirent simultanément le gaz oxy gène. Ces trois chimistes étaient : Prieslley en Angleterre, Scheelo en Suéde el Lavotsier en France.

corps organisés, soit animaux, soit végétaux î\ou& avions donc raison de dire lout à l'heure que /'oxygène est disséminé en abondance par toute la nature.

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