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DE L'ARTICLE

L'article est un mot que l'on place devant les noms ou substantifs pour annoncer qu'ils sont pris dans un sens déterminé.

Noos avons en français deux articles : l'article déûni et l'article indéfini.

L'article défini s'emploie devant un substantif représentant un être que l'on veut distinguer nettement de tous ceux de la même espèce. En français, il s'exprime par le, la, les. On met le devant les substantifs singuliers masculins : exemples, le père, le litre, le vice-, on met la devant les subs-

i, ta mire, la

table, la vertu ; enfin on met les devant les tanlifs pluriels tant masculins que féminins : exemples, les pères, les mires, les livres, les tables, les tertus, les vices.

L'article indéfini s'emploie devant un substantif toutes les fois que l'être qu'il représente peut être choisi arbitrairement parmi tous ceux de la même espèce. En français, il s'exprime par un, une, des. On met un devant les substantifs singuliers masculins : exemples ; un père, un livre, un vice: on met wwe devant les substantifs singuliers féminins : exemples, une mère, une table, une vertu; on met des devant les substantifs pluriels tant masculins que féminins : exemples, des pères, des mères, des livres, des tables, des vertus, des vices.

Origine de f article. — L'article français, du moins l'article défini, provient indubitablement de l'adjectif ou pronom démonstratif latin, ille Ula, iUttd, mot dont on a lait un usage abusif pendant toute la période de la basse latinité. Remarquons en «passant que, dans plusieurs langues de la famille indo-européenne, l'article a eu une origine analogue à celle qui vient d'être signalée. En grec, par exemplo, nous voyons Homère, le plus ancien poêle dont les chants nous soient parvenus, confondre dans leur emploi l'article et le pronom relatif ou conjonctif. Ajoutons encore que plus on do rapproche de la source commune des idiomes indo-européens, c'est-à-dire de la langue aryaque, moins on trouve l'article en usage. Ainsi, le sanscrit, ou langue sacrée de l'Inde, ne possède point d'article. On en peut dire autant du latin, qui présente des analogies si frappantes avec le sanscrit,

et qui est assurément une des plus anciennes langues de t'Europt.

Dans la langue français, l'article est sujet à deux aqcidejils, savoir : / élisùtn cl la contraction,

LV/ùfea consiste dans la suppression de la voyelle e dans le et de la voyelle a dans la devant les substantifs commençant par une voyelle ou par un h muet. La voyelle supprimée est remplacée par ce .<*igne ('], que l'on nomme apostrophe. Par exemple, on dit : l'oncle pour le oncle, l'alouette pour la alouette, l'homme pour le homme, l'hirondelle pour la hirondelle, etc.

La contraction consiste dans le changement de de le en du, et de de le* en des, devant les substantifs commençant par une consonne ou par un h aspiré. C'est par contraction que l'on dit du pain pour de le pain, des fruits pour de les fruits, des héros pour île les héros, etc. Ces forait* du, des, sont souvent désignéesdanslanalysegrammaticalo sous le nom d'articles composés ou contractés.

L'euphonie est la cause de l'élision et de la contraction de l'article.

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