‹ L'encyclopédie des écoles, journal de l'enseignement primaire et professionnelChapitre 70 sur 270 · LX.VCYCLOPÉDIB &E& ÉÇO'LES · texte numérisé non relu

LX.VCYCLOPÉDIB &E& ÉÇO'LES

dn cbrlr. Pendant longtemps ow a> cru que cette absorption se faisait par on orifWo existant au mil i en de chaque vilIbsKé. on bien encore1 par les extrérnités béante» des artères, des veines et des wawaoa lymphatiques qai sillonnent son épaisseur eu rampent à sa surface. Toutes ce» hypothèses dei-venc être rejetëes aujourd'hui, et l'on est forcé d'ad mettre que le chyle ou liquide assimilable no peut pénétrer dan» toutes les partie» du eurps qu'après avoir préalablement traversé les parois des vaisseaux lymphatiques, qui s'étalent !»ur tout: le contour des villosités,

La tunique interne de l'intestin grêle renferme dans- .son épaisseur un nombre- prodigieux de glandes. On partage ces glandes en trois ordres, savoir: las glandas m grappe* on 'jiande» nt infime s, les ykivtir.9 tubulphxet et les «/fonds* visictiieuse». fces. anatomiste* désùnient les glande» acinouses sous le nom de glandes de Bmiuium-; lestubeleuses, ijous eeiui de glandes de LUberkûhn, enfin, ils «tonnent aux glandes vésicuteuses ou /bttund*» eh», le nom de glandes de Pm/f.

La «anformatien des glandes en grappes ou idanries de> Brramer, est entièrement identique à «die des glandes ealwaioes. Toutes appartiennent e^'asiveraeot au duodénum ; leur nombre d'abord' t»ès> considérable, diminue à mesure qu'on s'ê- Ibigne du pylore. Il en- est de même de leur vohunei bes plus grosses peuvent être oomparées à une* lentille. Elles font saillis à la face externe de bk membrane muqueuse de l'intestin grêle, et »onu logée» dan9 des dépressions de la tunique celluleuWi Leur canal excréteur, qui est très-court, vient déboucher à l'intérieur «te l'intestin grêle par des orifices situés au fond des sillons qui séparent les unes des autres- les villosités lamalleuses du duodénum. Pendant très-longtemps, on a cru le liquide sécrété par les glandes de Brunner analogue à celui que produit le> pancréas. Mais, Mi Claude* Bernardi a. démontré récemment la fausseté de cette- assimilation. II. résulte: dè ses travaux que oe liquide aurait beaucoup de ressem • Wanoe-awee l» salive. 11 faut avouer toutefois que Kw science n'est pa» encore fixée sur ce point, eB qu'on<ignoro encore entièrement le rôle que- jouent las glandes de Brunner dans l'acte de lai chyll-

Les glandes tubuleusss ou glandes (loLieberkUhn sontatupes ilan» Hôpaitiwur ot sur toute l'étendue de; la membnBne*muqneuse de lUntestin grêle. On )o*.or»er*'o sur les valvule» > conni ventes et dans leurs îiniervaWesç.aossii bien que: sur les glandes do Révère Leur forme» ressemble! beaucoup à celle dnaiglandas en tube de Tcstornao. Seulement, elles aotrt' en vire» huit (bis plus oourtes que ce» dernières; Leur extrémité libre s'ouvre dans Tinlervalto <U» viUoMtés- par- des» orifice» circulatresj

qu'on peut apercevoir à l'aide d'une simple loupe. Eiles"sont en si grande quantité, qu'elles communiquent à la muqueuse intestinale l'apparence d'un crible. On estime que le nombre des glandes de Lieberkiihn peut s'élever chez l'homme à quarante ou cinquante millions. Nous avons vu qu'en tenant compte du déplissement des valvules conniventesel de la surface dos villosités, on peut admet ire que la muqueuse de l'intestin grêle présente une surface do vingt mille centimètres carrés. Si l'on ajoute à ce nombre la somme des superficies de toutes les glandesde LieberkUhn, on parviendra à un résultat double ou triple peut-être du précédent, et l'on verra que la surface intérieure du tube intestinal peut égaler quatre ou cinq fois celle du corps tout entier*. On ne connaît pas encore bien les propriétés du liquide que sécrètent les glandes de LieberkUhn. Cependant, tout porte à croire que ce hV quide joue un rôle important dans le phénomène de la chylification.

Les glandes vésiculeose» de l'intestin grêle,, ou glandesde Poyer, sont de deux sortes: les unes sont agminées, c'est>-à-dire juxtaposées, agglomérées; les autres sont solitaires ou isolées. Les glandes vésiculeuses agminées sont formées par un grand nombre de vésicules ou petit» sacs entièrement clos. On les voit disséminées sur toute l'étendue de la paroi externe de la muqueuse intestinale. Biles font saillie dans le tiasu de la tunique celluleuse enveloppante. On les désigne encore sons lo nom de plaques de Peyer; on les distingue en plaques plissées ot en plaques lisses. Les plaques plissées sont celles qui se révèlent par de nombreuses rides sillonnant la surface interne do la muqueuse qui leur est adjacente. Elles ont pour siège principal l'iléon. Les plus petites ont à peu près te diamètre d'une pièce de vingt centimes ; les plus grandes peuvent atteindre jusqu'à douze centimètres do longueur. Le nombre de ces plaques no s'élève pas en moyenne au delà de vingt à vingt-cinq chez' l'homme. Chaque vésicule faisant partie intégrante d'uno plaque plissée a l'aspect d'un petit sac sans orifice, et rempli d'un liquide limpide do consistance aqueuso , dans lequel nagent d'innombrables granulations de couleur brune et d'une petitesse extrême. C'est sur les parois mémos de ces petits sacs que sont implantées les glandes en tube. Très-probablemont, les vésicules des glandes de Peyer se vident du liquide qu'elles contiennent par une sorte d'infiltration qui fait passer ce liquide à' travers la mince membrane qui les sépare des- glandos de Lieberklibn. S'il en est réellement ainsi, le produit des glandes plissées de Peyer se déverse médiatement à l'intérieur de l'intestin grùlo.

Les plaques lisses ne diffèrent des précédentes que parce qu'elles ne rident pas lasurface interne

L'KNCYCl.OPKDIE ÉCOLES

de la muqueuse adjacente. Elles sont moins nombreuses que les autres et plus difficiles à aperce- \oir. C'est ordinairement chez les personnes d'une faible constitution qu'elles sont le plus développées. Tout le monde sait aujourd'hui que la terrible maladie connue sous le nom de fièvre typhoïde est due à une altération du tissu composant les glandes de Peycr.

Les glandes vésiculeuses solitaires ne diffèrent des agminées que par l'état d'isolement des vésicules qui les constituent. Ces glandes présentent des volumes très-inégaux. Comme elles sont moins enfoncées que les précédentes dans la tunique celluleuse, elles soulèvent souvent la membrane muqueuse de l'intestin grêle et deviennent ainsi très-apparentes. Il est presque certain que les glandes vésiculeuses solitaires se vident du liquide qu'elles contiennent, absolument de la même manière que les glandes en plaques.

JlEnUiTTB.

TECHNOLOGIE

SP1TB DE l'aGMCCLTURE.

Du hersage. — Le hersage peut être considéré comme un complément du labour : on le pratique dans trois circonstances différentes : 4° pour ameublir et pulvériser une terre qui vient d'être labourée; ia p0ur enlever du sol les racines des plantes, vivacos que le labour a coupées et ramenées à sa surface; 3° pour recouvrir les semences que l'on u confiées à la terre, et pour le* répartir en même temps avoc plus d'uniformité. U n'existe pas de règles générales pour le hersage pratiqué dans ce dernier but ; il doit varier dans ce cas d'après la nature de la graine que l'on veut semer. Au contraire, s'il s'agit seulement d'ameublir le sol ou de le nettoyer des racines nuisibles que le labour en a déjà détachées, on |ieut formuler des préceptes d'une application très-étendue. Le hersage peut s'exécuter alors de trois manières différentes. On a le choix entre le hersage en long, lo hersage en travers et le liersage croisé. Le hersage en long est le moins énergique des trois ; il n'est guèro employé que pour les terres meubles, pulvérulentes de leur nature, et dans lesquelles il n'y a par conséquent que des mottes peu résistantes à écraser. Le hersage en travers est celui que l'on exécute perpendiculairement aux sillons ; il est bien plus efficace que le hersage en long, celui-ci étant dirigé, comme on le comprend du reste, dans le sens même des Allons. Quant au hersage croisé,

c'est le meilleur de tous et celui qui »nm4«ltt mieux on champ. On doil y avoir recours tcule* les fois qu'on a affaire a une terre ta8sée,eompacte, lo plus souvent glaiseuse ou argileuse, en un mot, aux terres que les cultivateurs désignent ordinairement sous le nom de lerret froides.

Au moment de donner an hersage, H importe beaucoup de consulter l'état hygrométrique dn sol ; il ne faut ni trop d'humidité ni trop de sécheresse pour obtenir un bon résultat. En hersant un sol trop humide, on ne lait qu'aplatir les mottes sans rompre la cohésion des parties qui les constituent. On ne les met donc pas dans un état de divisiou convenable. En opérant le hersage par une trop grande sécheresse, on ne peut briser les mottes, on ne fait guère que les déplacer ; oe qui n'est que d'une très-médiocre utilité pour l'agriculteur. Ces inconvénients de trop grande sécheresse ou d'excessive humidité sont surtout è craindre dans les terrains de nature argileuse. U faudra donc saisir avec discernement l'instant précis où ces sortes de terrains ne sont ni trop secs ni trop humides, pour en opérer le Imrsage dans de bonnes conditions.

Quand on exécute un hersage dans lo but de nettoyer le sol des tronçons de racines que la charrue on a extirpés, on pratique ce que l'on appelle un hersage en rond, et alors il ne suffit pas de passer une seule fois sur toute la surface du champ, il faut s'y prendre à plusieurs reprises jusqu'à ce que tous les débris de racines aient complètement disparu.

U existe un assez grand nombre de herses; nous en renvoyons la description au moment où nous traiterons spécialement de l'agriculture. Dans ce cours de technologie, nous nous contenterons de faire connaître la herse ordinaire. Elle se compose d'un cuisais de bois ACB (fig. «), de forme triait* guluire ; la base Afi du triangle porte des dents h sa partie inférieure. Deux traverses parallèles à cotte base DE et; FH. sont également munies de dents. On peut donner à ces dents différentes formes ; tantôt elles sont cylindriques, tantôt tranchantes comme un contre de charrue; on leur donno toujours une inclinaison plus ou moins grande : elles sont en bois ou en fer. Une bonne herse doil réunir les conditions suivantes : 1° Il faut que ses dents soient assez espacées les unes desautres pour que la terre ne s'accumule pas dans leur intervalle; S« ces dents doivent être placées sur les traverses de telle sorte que toutes les raies qu'elles tracent soient à égale distance les unes des autres ; 3° enfin, il faut que chaque dent trace une raie qui ne se confonde pas avec celle d'une autre dent. Celle dernière condition est assez difficile à atteindre dans la herse ordinaire, car très-souvent les dents de la troisième traverse FH et celles de

la première AU, tracent des raies qui se superpoposeot. La herse ordinaire est dépourvue de roues ; elle est tout simplement traînée sur le sol par des chevaux ou des bœufe. Les traits de l'attelage sont attachés au sommet C du triangle que forme la

Du roulage. — Le roulage a pour but de pulvériser les mottes de terre que la herse a épargnées, ou bien de les enfoncer un peu dans le sol afin que, dans un second hersage, elles soient plus facilement soumises à l'action de la herse. L'opération du roulage s'exécute au moyen d'un instrument appelé rouleau. Il existe différentes espèces de rouleaux. Celui que l'on emploie le plus communément est forme d'un cylindre en bois dur C (ûg. 43), qui peut tourner librement autour d'un axe AB, disposé au milieu d'un cadre en bois composé de quatre barres solidement assujetties les unes aux autres. Deux pièces de bois M et M' perpendiculaires à l'axe du rouleau servent do timons à l'instrument. C'est à ces pièces que l'on attache les traits de l'attelage. L'action d'un rouleau est d'autant plus énergique que son diamètre est plus grand, et sa longueur plus petite. Les rouleaux sont généralement très-mal construits. On leur donne à la fois une longueur trop considérable cl un diamètre trop petit. Pour qu'un rouleau de bois produise quelque effet dans les terrains argileux, il faut qu'il n'ait qu'un mètre de longueur et un diamètre de 40 à 50 centimètres. On fabrique quelquefois des rouleaux en pierre très-courts et d'un grand diamètre ; leur action est plus sensible que celle des rouleaux en bois qui auraient les mêmes dimensions. Le roulage sert : 4° à briser les mottes de terre que la herse a épargnées ; *° à tasser la terre que les gelées ont soulevée ; 3° à rendre le sol plus compacte après l'ensemencement ; 4» à faire périr les insectes qui se logent dans la couche arable. Le roulage est surtout nécessaire dans les terrains argileux. H ne faut pas le pratiquer quand le sol est trop humide, car alors la terre s'attacherait au rouleau, ou bien les mottes ne feraient que s'aplatir sans se briser, ce qui augmenterait encore la compacité déjà trop grande du sol. En thèse générale, tout roulage doit être complété par un nouvel et dernier hersage.

Haovion aîné.

VARIÉTÉS

COURS ÉLÉMENTAIRE D'ARCHÉOLOGIE NATIONALE MONUMENTS Fl'NÈBHES.

11 existait chez les Gaulois deux espèces bien distinctes de monuments funèbres, savoir : les tumulus et les simples cavité* stjntkrales.

Des tumulus. — Les tumulus consistent en des monticules au centre desquels les Gaulois enterraient leurs morts. L'intérieur de ces monticules était formé d'un amas de pierres ou de cailloux .- à l'extérieur, se trouve généralement une couche de terre plus ou moins épaisso, recouvrant le monceau de pier res. Beaucoup de tumulus subsistent encore aujourd'hui. On les rencoulre principalement dans des landes ou autres lieux incultes. On en trouve fréquemment en Angleterre, ainsi que dans l'Ouest et le Nord-Ouest de la France. Les antiquaires anglais ont étudié et décrit un nombre considérable do tumulus; ils désignent tous ces monuments sons le nom de barrowt. Ils distinguent sept sortes do tumulus, savoir :

40 Le tumulus boule, ainsi nommé à cause de sa forme, il est très-commun on Angleterre ; on l'y rencontre parfois entouré d'un petit fossé.

*o Us tumulus larges, très-semblables aux précédents, mais présentant des dimensions beaucoup plus considérables. Leur forme est moins régulière que celle des tumulus en boule, et il s'en faut de .beaucoup qu'ils mesurent les mémos dimensions dans tous les sens. On eu cite qui n'ont que 5 à 6 mètres de haut sur KO ou 60 mètres de largeur.

30 Les tumulus allonges; ils ont à peu près la forme d'un demi-ellipsoïde. On les a comparés à la moitié d'un œuf coupé dans le sens de sa longueur, s'appuyant sur le sol par le plan de la seclion, et dont la partie convexe serait en dessus. Les deux extrémités ou pôles des tumulus allongés ne se ressemblent pas, l'une d'elles est toujours plus haute et plus large que l'autre. C'est celle qui est tournée vers l'Est. Quant à l'extrémité ouest, elle est quelquefois tellement étroite en comparaison de la précédente, que le plan géométrique du tumulus se rapproche beaucoup de la forme triangulaire. Il résulte de ceque nous venonsde dire que les tumulus ont une orientation exacte, et que leur plus grande longueur est dirigée de l'Esla l'Ouest. Dans certaines localités, on trouve des tumulus allongés qui sont cinq ou six fois plus longs que larges. On y remarque alors assez souvent des dépressions vers le centre. Presque toujours, les tumulus allongés sont situés sur des éminenecs ; il est rare qu'ils ne soient pas isolés. Quelquefois,

L'ENCYCLOPÉDIE DBS ÉCOLES

cependant, on en a trouvé plusieurs rangés sur une même ligne.

4<> Les petits tumuius coniques sont ordinairement faits en terre, leur diamètre dépasse rarement 10 mètres et n'en a souvent que 5 à 6. Plusieurs sont entourés d'un petit fossé. Les tumuius coniques étaient autrefois excessivement communs en Angleterre; mais la charrue on a fait disparaître un grand nombre et on n'en voit plus aujourd'hui que dans les terrains incultes.

o° Le tumuius géminé, ainsi que son nom l'indique, est formé do deux tumuius accolés l'un à l'autre et entourés d'une enceinte unique. Il est très-probable que ces sortes de tumuius servaient de sépulture commune à deux personnes unies par les liens du sang ou par l'amitié. Ils sont, du reste, infiniment plus rares que les autres.

6° Le tumuius eu (orme de cloche. — Les antiquaires anglais le regardent comme moins ancien que les précédents, à cause de sa forme beaucoup plus symétrique. Ce tumuius se voit 1res- fréquemment aux environs de Stone-IIenge, en Angleterre.

7« On rencontre encore, surtout en Angleterre . des tumuius environnés d'un fossé creusé avec beaucoup de régularité, et dont la pente est garnie d'une espèce de terrasse. Il n'est pas rare de trouver dans l'intérieur de ces tumuius des coupe?, des colliers et divers autres ornements. Un célèbre antiquaire anglais, sir Richard Colt Hoare est d'avis que tous ces objets ne peuvent avoir appartenu qu'à des femmes.

Les dimensions des tumuius sont très-variables ; il en est qui sont des monuments dans toute l'acception du mot. et qui n'ont pu être élevés qu'à grands frais. D'autres, au contraire, présentent les proportions les plus exiguës : ils n'ont guère plus d'un mètre d'élévation, et leur plus grand diamètre est do •'> ou 6 mètres environ.

L'intérieur des tumuius présente des particularités intéressantes. Les restes du défunt à la mémoire duquel on les avait érigés, sont le plus ordinairement soigneusement renfermés dans une cavité formée de plusieurs grandes pierres et pratiquée au centre du monument. Il arrivo encore quelquefois que ces restes sont tout simplement déposés dans un trou situé au milieu du sol que recouvre le tertre funéraire. Les tumuius de grandes dimensions sont presque toujours creusés de chambres sépulcrales, auxquelles on parvient par des. galeries construites à la façon des allées couvertes.

Le mode d'inhumation a varié chez les Celles selon les époques. Primitivement, on enterra les corps; plus lard, on les brûla ; mais on pense que ce dernier mode do sépulture n'a jamais été d'un f, et que la coutume d'enterrer les

cadavres a continué à subsister en même temps que celle de les brûler. Dans les tumuius que l'on regarde comme les plus anciens, on découvre parfois des squelettes tout entiers. Ils ont les jambes et les genoux reployés sur le corps, et la tète tournée vers le septentrion. Dans los tumuius postérieurs, le corps est simplement étendu dans toute sa longueur, mais sans aucune orientation. Dans la construction des tumuius qui ne renferment quo des cendres, on peut distinguer deux époques bien tranchées: tant que dura ta première, on plaça les cendres du mort dans un petit creux pratiqué au centre du tumuius. Mais, dans la seconde période, les cendres étaient renfermées dans un vase de poterie grossière. Par une particularité qui mérite d'être signalée, l'ouverture de ce vase était tournée en dessous, et s'enfonçait dans une petite excavation creusée tout exprès pour la recevoir. Il n'est pas raro de trouver dans les tumuius, à côte des ossements ou des cendres du défunt, des os du cheval, de chien ou d'autres animaux domestiques; quelquefois aussi des cornes de cerf, des défenses do sanglier, qui rappelaient sa qualité d'excellent chasseur. On rencontre fréquemment aussi certains objets devant avoir appartenu au défunt; par exemple, des poignards, des haches en silex ou en bronze, des pointes de flèches en silex et en os, des épingles en bronze, des anneaux de même métal, des colliers faits de diverses matières, des ornements en or, des fragments de serpentine, pierre à laquelle les Celtes attribuaient des propriétés merveilleuses. On découvre aussi des poteries dans les tumuius ; il y en a de trois espèces : les unes do grande dimension, sont de véritables urnes funéraires qui renfermaient la cendre des morts ; les autres, plus petites, semblent avoir été destinées à contenir des aliments; ce qui fait supposer que les Celtes, à l'instar de beaucoup de peuples sauvages, plaçaient des provisions auprès dos morts dans les tombeaux. Enfin, il peut se faire que l'on rencontre une troisième sorte de vases, plus petits que ceux qu'on a déjà mentionnés, et couverts extérieurement de dessins et d'ornements bizarres, dont il est impossible do deviner la signification. On pense que ces vases étaient suspendus aux voûtes de la chambre sépucrale, et remplis de parfums. Les (loteries eufouies dans tes tumuius sont toutes d'une pâte très-grossière ; elles semblent façonnées à la main, et sans l'aide du tour. De plus, elles sont très-mal cuites, extrêmement friables, et se cassent au moindre choc. Toutes ces circonstances prouvent que les arts céramiques étaient tout à fait dans l'enfance chez les Gaulois. Ils n'ont fait de progrès sérieux que dans la période gallo-romaine ; en elfet, dans des tumuius qui ne sont certainement pas anté-

L'EStîf CW*Et>Vfe ttftS ÉCOLES

à «celte époque», %n déWWVf'e quelquefois de* polmte beaucoup plus fine* M que le* peut »<*we -Ht» tenté 4» regarder eamme étant *te

fe%4Si J TftflfttlW^.

iteixjet un nombre prodigieux de tumulu?, tant «• Froc» qu'en Angleterre. L'en de ceu* que fe twnpa et les Iramtne* ©ni te moins mèllrtités èst «ta que l'on trouve à Fontenay-le-ttèfiMiOlt, dans te département dû Gttl vodos. 11 appartient à la rte** dos tumulus larges ; non diamètre actuel est d'enilron ci tiquante »è 1res. Le sommet du monliculeest composé de pierres fortement tassées. D'après h témoignage des vieillards du pavs, il était autre»fow garni de Mocs de grès qui en ont été successivement entevés. Des fouilles faites dans l'intérieur de ce tumulus ont fait découvrir douze chambre» sépulcrales dont nous donnons le ptah <flg. i 4>. Ces chambres sépulcrales sont, comme . on te voit, de forme circulaire. Leurs murs sont construit* en pierres brutes, que ne relie aucune csjièce de mortier ; Us vont en se rétrécissant à mesure qu'ils s'élèvent, ce qui donne a chaque loge l'aspect de ces fours à chaUx que l'oh établit parfois dans nos campagnes. Très-certainemènt ces tombes étaient voûtées à l'origine, mais aujourd'hui toutes les voûtes sont effondrées, et on en voit tes débris épars sur h? sol des caveaux. Nous donnons (11g. 15) le plan géométrique de la tombe fto 8. La figure <6 en représente une coupe verticale. Les chambres sont au nombre de douze, disnosces, ou à peu près, sur deux lignes parallèles. Presque toutes communiquent encore actuellement avec des galeries qui débouchent au dehors du monument.

La structure de ces galeries est absolument la même que celle des allées couvertés: deux murs parallèles, en pierres sèches, supportent de grandes dalles de grès posées transversalement, et asset mal ajustées. Doux seulement de ces galéries sont Intactes ; elles ont chacune de 7 à 8 mètres de longueur. Quant aux autres, H n'en reste que des tronçons de 8 à 4 mètres. La largeur de ces Corridors est de 1 mètre à 4*» $0. En creusant l'aire des caveaux, on trouve constamment à une profondeur de 3 à 4 mètres, une coqche d'argile épaisse de GO centimètres environ et dans laquelle sont disséminés des ossements humains brisés. Une partie de ces ossements parait calcinée ; l'autre, au contraire, semble n'avoir pas subi faction du feu. Les murs des tombes ne présentent aucune trace de feu, et l'on ne voit pas de cendres humaines dans l'intérieur. On n'a trouvé dans les douze chambres aucun instrument en métal. Les seuls objets qu'on y ail découverts sont une petite hache en pierre verte, et deux en terre notre, a en loger par la grossièreté

du M%vntl, ces \esies n^èht pas été faits au tWtfr, mais simplement façonnés avec te main. L'un d'eux ta environ 18 centimètres dë hauteur, l'antre n'en a guère que <4*. Le premier présente dans Mpertfé saipérieuredeux bourrelets percés chacun de quatre petits trous. Sans doute, ces trous étaient destinés à recevoir des cordes employées en guise d'aise^ et qui devaient servir* suspendre le vase. Le second vase portait également deux bourrelets percés de deux trous chacun ; mais ces trous, an lieu de s'ouvrir en dehors, débouchaient à Pm térieur, et tout près de l'orifice. On avait trouvé tes deux Vases dans deux tombes différentes. Chacun d'eux avait été déposé avec précaution dans la couche d'argile qui contenait les ossements humains. Le plus grand était renversé, et entouré de quatre pierres plates qui lui formaient une sorte de rempart et le protégeaient contre les chocs qu'il aurait pu recevoir; l'autre était dans sa position naturelle. Il renfermait quelques ossements, ainsi que la hache en pierre verte que nous avons mentionnée plus haut.

Merlbttb et Hacviox aîné.

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Clavbl,

Ancien Délégué pour fBn^g^men t. primât.

S'adresser h l'Auteur, Érasme Ougehbefger, Instituteur communal, à Suresnes (Seine); et, à Paris, cher Conte- Atscm, libraire, rue Git-le-Cumr, 4.

L* Dirtetmr-Gérmni,

«tO.k

V Annoo.

\*r février 4863.

No 9.

joumi

DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET DE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL

foiuI aoua la. tiusttoa m

M. A. MERLETTE

Éltte 4* l'École normale de Versailles, ancien traître répétiteur » ladite École, ancien dirccieor d'une École primaire «operiwf»

— — ^ft^.--

Bureau d'abonnement, À Paris, rue Saint-Jacques, 228, au fond de la cour

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SOMMAIRE

Urammaire fronça*** ■ De l'article, *<>n orijinr, élWion, cou" tractwu. - Eierciee* sur U formation du féraiuiu deu» Ire i; torrie*.— Dictée d'orthographe usuelle : Le* de II rùiére Hjrpini». — Premier» exercice» de ttyle: Vert è mettrr eu pnn4); comgtf. — Ceonraphit élémenteur*: Suile de le Auuie; vertanl; setoudaivr» de U mer Blanche et de U mer de Kara; vertaul «le U but l'-in-

— Hiilorre de Franc* : Cioyance* religieuie* de»

— Arithmétique : Solution de* pnhltirjes sur le aouatracUon de» nombre* décima ui; théorie dr> deui premier* c*t de U multiplication de* nombre* entier*. — Géométrie : Théorèmes »ur le* angles «vaut leur» tôle* ]«irillelcs ou perpendiculaire*. — Chimie : De l'hydrogène; ta préparation, *e» propriété*, *** ueage*. — Histoire naturelle : Zoologie ; tailo de la ch)liUcalion; du foie, de U hWt.-VaneUt: An néologie nationale; *uite de»

GRAMMAIRE FRANÇAISE

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