GÉNÉRALES DE L'HYGIÈNE À LA MARTINIQUE EN PARTICULIER
Depuis quelques années on n’entend plus parler
jusqu’à Paris de la fièvre jaune ét les dernières épidémies ou les derniers cas signalés remontent à 1908.
A ce moment on annnonça une épidémie de fiè- vre jaune à la Martinique, des précautions sanitaires furent prises, les bateaux ayant fait escale à Fort-de-
France furent mis en quarantaine à leur arrivée dans
les pays voisins, et les quelques fonctionnaires européens de la colonie quittèrent la ville pour aller s'installer au Camp Balata dans la montagne.
Enfin à la suite de cette alerte qui n'eut pas de suites bien graves parait-il, le Service de Santé saisit
les pouvoirs publics locaux et on décida un certain
nombre de travaux destinés à assainir la ville de Fort-de-France : ils sont encore à faire pour la plupart.
Après 1908 on signala de-ci de-là quelques cas qui pouvaient bien être de fièvre jaune, on en parlait dans les Antilles : à Haïti, sur la côte occidentale, dans le petit port de la baie des Gonaïves, ailleurs encore, aussi, à la Guadeloupe, etc...
Enfin on n'avait là-dessus que des idées vagues les rapports de mer des capitaines des bateaux de commerce parlaient de quarantaines qui leur avaient été imposées à leur arrivée dans des ports américains des Antilles. D’autre part le journal de bord de quelques médecins sanitaires maritimes signalait qu'ils avaient fait escale dans des ports suspects, qu’ensuite la visite à l’arrivée dans un autre port avait été particulièrement soignée, surtout quand elle avait été faite par le service sanitaire américain, qu'il y avait eu des quarantaines, des séjours forcés sur rade à plus de 2 milles de terre,etc.. Mais on n'avait constaté à bord aucun cas patent de fièvre jaune.
Ces petits incidents que nous avons retrouvé en
feuilletant de vieux journaux de bord de confrères
navigateurs, n’arrivaient en France que bien affaiblis, pendant la longue traversée de l’Atlantique le vent du large avait chassé les moustiques des cabines, et la fraîcheur de nos climats succédant à la chaleur humide des tropiques avait ragaillardi les malades : à l’arrivée au Havre, à Saint-Nazaire ou ailleurs, la santé donnait la libre pratique, et les rapports sanitaires du bord dûment paraphés et visés s’en allaient dormir dans quelque carton vert.
En somme depuis la dernière épidémie de 1908 à la
Martinique, qui eut sa répercussion dans la métro-
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