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L'état de délabrement des valvules ne nous a pas permis, dans la plupart des cas, de déterminer le siège originel des lésions. Celles-ci, quand il nous a été donné de les observer, portaient également sur les deux faces valvulaires. Signalons toutefois l’observation de MM. Devic et Dechaume (Obs. V), dans laquelle une végétation unique occupait le siège classique sur la face axiale d’une valvule.
L'examen histologique n’est pas moins intéressant. Autour du tissu fibreux qui constitue la charpente des sigmoïdes, apparaissent, disséminées ou en groupes, des cellules inflammatoires. En certains points, on peut observer la structure des végétations. A leur base, un tissu fibreux enserre quelques rares néoproductions vasculaires et des cellules rondes. En allant vers la périphérie, on trouve un tissu fibrineux, avec quelques éléments cellulaires. Des micro-organismes ont été observés dans l'épaisseur de ces valvules. MM. Devic et Dechaume ont pu colorer des cocci gardant le gram, surtout nombreux au niveau de l'extrémité de la végétation. :
Il est curieux d’opposer à ces lésions à tendance nettement extensive et destructrice, celles qu’a décrites Libman. Cet auteur a étudié longuement les diverses phases d'évolution vers la guérison. C’est ainsi qu'il distingue trois étapes : Dans la première, les lésions sont constituées par des végétations telles que nous.les avons décrites, avec présence de nombreux micro-organismes. Puis ceux-ci finissent par disparaître dans un stade amicrobien. Enfin, dans un dernier stade, stade de cicatrisation, les végétations s'organisent, avec ou sans calcification