‹ L'Endométrite Cervicale et de Son TraitementChapitre 2 sur 6 · A, ANTIPAS · texte numérisé non relu

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cause la plus habituelle de cette dernière les déchirures du col survenues à La suite d'un accouchement ou d’un avortement. HAE He

Cependant les ouvrages les plus récents (Courty, Maladies de l'utérus) ne font que mentionner la métrite du col. Pozzi, dans son Traité de gynécologie, n’admet pas l'indépendance absolue de la métrite cervicale.

Pour lui, les lésions du corps et du col « sont contempo-

VI ; raines et évoluent parallèlement.» Mais d’autres auteurs, comme Doleris, Mangin, Cornil, ne partagent pas cette manière de voir. |

Doleris et Mangin, dans des mémoires parus dans les Archives de gynécologie, se sont occupés de l’endométrite cervicale, et Cornil a étudié l’anatomie pathologique des métrites du col. À part ces recherches, on ne possède pas de travail d'ensemble sur les métrites cervicales. Le

Aussi, sur les conseils de M. le professeur Chalot, avonsnous réuni le plus grand nombre de documents relatifs à ce sujet, et avons-nous essayé de donner une description d’ensemble de cette maladie, qu'on n'avait pas suffisamment étudiée.

Nous avons divisé notre travail en plusieurs chapitres :

1° Etologie.

2° Anatomie pathologique.

3° Symptomatologie.

4 Marche et Durée.

9° Complications.

6° Diagnostic.

7° Prophylaxie et Traitement.

8° Conclusions.

Nous n'avons pas parlé de l’histologie et de l’anatomie normales du col de l'utérus, que l’on trouve dans tous les traités classiques.

Le petit nombre de documents que nous avons eus à notre

disposition et le peu de temps que nous pouvions consacrer à

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Doleris admet deux formes d’inflammalion de la muqueuse :

Ale catarrhe simple, résultat d’un état général qui entretientles ,, congestions passives ét favorise l'excès des sécrétions, et

De 2° l'inflammation due à l’ introduction des agents pathogènes.

D'après le D' Heitzmann, le catarrhe, et en particulier Je

catarrhe chronique du col, est tellement fréquent qu'il est extrêmement rare de rencontrer-une femme âgée qui en soit complètement indemne. |

Emmet attribue une grande importance aux déchirures du col. Pour lui, presque toutes les inflammations de l’endomètre sont dues à l'absorption des principes septiques au voisinage immédiat d’une déchirure du col. Nombre de péritonites puer-

pérales ont pour origine de semblables déchirures, très petites

CAS [ie sans doute, mais suffisantes pour donner passage aux organismes septiques. IL est évident qu'Emmet exagère la valeur de la déchirure, et très souvent on rencontre la métrite cervicale chez des nullipares chez lesquelles on ne peut invoquer pour cause la déchirure.

Dans certains cas, la muqueuse du col en ectropion, ce qui peut exister sans déchirure préalable, exposée à des frottements, s’enflamme, une leucorrhée profuse parfois, des ménorragies sont la conséquence de cet état.

Une des causes les plus fréquentes est l’inflammation septique née à l’occasion de l'accouchement, et surtout de l'avortement.

Nogoerath à été le premier à attirer l'attention sur les conséquences graves de l'infection gonorrhéique chez la femme.

« La femme de tout homme qui, antérieurement au mariage, a eu une blennorragie, dit-il, est, à de très rares exceptions près, affectée de gonorrhée latente. » Cette opinion est adoptée par un très grand nombre d'auteurs, et notre maître, M. Tédenat, insiste beaucoup sur cette variété de blennorragie qui reste latente pendant plusieurs années, et devient le point de départ d’une contamination directe du col. Dans ce cas, le produit des sécrétions contient de rares gonococci. Mais Martineau conteste cette fréquence de métrite blennorragique ; il admet, au contraire, que l’état dyscrasique est une des causes les plus fréquentes de la métrite.

Il se passe ici ce qui a lieu dans d’autres organes, le rein, le foie, etc., où, à la suite d’un processus d’artérioselérose, on voit se produire des modifications plus ou moins profondes des tissus. Ceci est d'une très grande importance pratique au point de vue du traitement qui, à ces conditions, ne doit pas être purement local ; il ne guérit pas la maladie, ou ne la guérit que momentanément.

Quelques diathèses générales, comme la scrofule, la tuber-

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individu at nt de tuberculose des voies génitales. en . Eu

La femme syphilitique est exposée plus que toute autre : à À des: accidents qu'on rencontre dans les suites de couches. Les germes septiques des sécrétions trouveront moins de résistance dans ce terrain affaibli, et les plaies syphilitiques faciliteront ; sh absorption de ces produits. Les affections ovariennes agissant

par voie réflexe, provoquent des congestions de la muqueuse re

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La menstruation, les excès vénériens, les relations brutale et disproportionnées, la masturbation, quelquefois inconsciente, comme chez. les “couturières travaillant avec des machines à coudre, sont des causes qui prédisposent à l’ affection (Scanzoni). Le cathétérisme de l'utérus doit se faire avec l’antiseptie la plus rigoureuse. Les traumatismes occasionnés par introduction de la sonde ouvrent souvent une porte d'entrée à l'agent septique porté sur cette sonde, qui n'a pas été suffisamment stérilisée. Et d’après notre maitre, M. Chalot, les injections vaginales avec des clysopompes et injecteurs non désinfectés, et des liquides médicalement impurs, sont très souvent la cause de métrite cervicale. Quelquefois, cette affection du col est congénitale (ectropion anatomique de Fischel).

La débilité des organes génitaux est très souvent héréditaire,

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