‹ L'Endométrite Cervicale et de Son TraitementChapitre 3 sur 6 · FES · texte numérisé non relu

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Epris, au moins 24 heures après mc {. et comme la première

atteinte cadavérique se fait sur les. épithéliums, on n'a pas pu avoir des renseignements bien précis sur cette partie du tissu

utérin. Le plus souvent, l'épithélium était complètement détruit; A

d'autres fois il ne LE qu’en partie et on prenait alors pour des ulcérations ce‘ qui n'était que destruction cadavérique. Les succès des innovations chirurgicales en gynécologie ont encouragé les chirurgiens à à porter plus souvent le couteau sur l'utérus et à fournir ainsi aux anatomo- pathologistes des pièces fraiches, des utérus entiers ou bien des parties de muqueuse utérine. C'est grâce à ces pièces que les moyens d’ investigation ont été facilités et que les études anatomo- ONE nous ont révélé des faits précis. 2

C’est aux travaux de Cornil, de Doleris et Mangin, de Sinety, de Bouilly, de Ruge et Veit, d'Emmet, que nous devons nos connaissances actuelles sur l'anatomie pathologique des endométrites, et c’est à ces auteurs que nous ferons des emprunts fréquents pour les développements qui vont suivre.

Avant de commencer l'étude des lésions du col utérin, disons quelques mots sur la structure de cette partie de l’organe à l'état normal, car, comme nous le verrons plus loin, au début de l’endométrite, il n'y a qu’une exagtration de cet état sans lésions anatomiques.

D'une épaisseur de 15 à 20 millimètres, le col est constitué par les couches suivantes, en allant de dedans en dehors.

Une muqueuse formant des replis qui se moulent sur Îles saillies musculaires qui forment l'arbre de vie. Cette muqueuse est moins épaisse, plus consistante et plus blanche que celle du corps ; elle est formée d’un épithélium à une seule couche de cellules vibratiles, cellules qu'on ne trouve que dans les trois quarts inférieurs du col ; à mesure que l’on descend, ces cellules perdent leurs cils et l’épithélium prend les caractères de l’épithélium vaginal, il devient pavimenteux. Sous l’épithélium, on trouve une membrane basale ; c’est du tissu conjonctif dense contenant des cellules fusiformes et des cellules rondes ; les papilles ne s’y rencontrent que sur la moitié inférieure du col. Dans l'épaisseur de cette muqueuse et s'enfonçant jusqu'à la couche musculaire, on trouve des glandes en grappes nombreuses, qui secrètent un mueus visqueux et épais. Ces glandes manquent dans la portion vaginale du col. La membrane basale repose sur la couche musculaire, composée de fibres longitudinales et de fibres transversales. Les premières : n'existent pas sur les parties latérales ; Sappey les nomme fibres en Z, car à un moment donné elles se recourbent et deviennent transversales ; les dernières entourent le col et forment sur l’orifice externe un anneau assez épais ; les artères et les veines sont très fines à l’état de vacuité; elles acquièrent un volume énorme pendant la grossesse et dans les états pathologiques. Les Iymphatiques ont été décrits par Sappey et forment des maillesserrées et délicates.

Cette structure connue, -étudions les modifications qui se

Le tissu ae est de ie Ja ne. basale “reste “intacte ; la sécrétion glandulaire est augmentée, elle est vis- queuse et gélatiniforme si elle provient des glandes cervicales, purulente, Sielle provient. de celles-du corps. = 0"

ulcérations ; les tissus s'infiltrent de cellules embryonnaires, se gonflent, repoussent l’épithélium et le détruisent. En dehors de ces phénomènes, qui sont en somme Îles mêmes que ceux qui accompagnent toute inflammation, on ne trouve rien de bien caractéristique dans la mérite aiguë.

Métrite chronique. — On trouve au début, simplement, une exagération de l’état normal, une augmentation de volume, L'organe est plus rouge, la muqueuse présente des villosités plus grandes, plus nettes, les saïllies de l'arbre de vie se sont plus accentuées. Si l’inflammation augmente, on voit les phénomènes s’accroître, la muqueuse s'œdématie, se gonfle et, se trouvant trop à l’étroit dans l’intérieur du col, sort au dehors. Il y a alors éversion de la muqueuse, ectropion. Cet ectropion

Très souvent et surtout chez les multipares, on voit des De

ete OU

s’observe surtout dans les métrites chroniques, survenues après l’accouchement ; il est dû alors à la déchirure du col. Doleris et Mangin- expliquent cet ectropion, non-seulement par l'hypertrophie de la muqueuse, mais aussi et surtout par l’action du faisceau musculaire ansiforme, qui attire en avant et en arrière les lèvres du col; l’action de ces fibres n’est génée en aucun cas, Car, lorsqu'il y à déchirure, les fibres circulaires ne peuvent pas agir ; s'il n’y a pas déchirure, ces mêmes fibres sont paralysées par l’inflammation de la muqueuse qui les recouvre. Cet ectropion peut être plus ou moins prononcé. La muqueuse, faisant ainsthernie, peut arriver à recouvrir même toute la surface du col ; on à alors un agrandissement énorme du museau de tanche, qui offre l'aspect d’une bouche fendue jusqu'aux oreilles avec deux lèvres en rebord de pot de chambre (Bouilly).

De là, toutes les dénominations que l’on a données à ce col : col gros, en groin de porc, en museau de tapir, ete.

Dans les cas où l’ectropion est peu accentué, il n’y:a pas d’ulcération ou du moins il n'ya pas une ulcération vraie; il y a simplement une modification de l’épithélium de la muqueuse sous l'influence irritante des liquides sécrétés par l’utérus et le vagin. En effet, on observe que la muqueuse, à mesure qu’elle fait hernie à travers l’orifice du col, change son épithé- Hum.

D’après Veit, il y aurait substitution des cellules eylindriques et caliciformes de la muqueuse intra-cervicale par les cellules pavimenteuses de la portion vaginale du col.

M. Bouilly et Cornil n’admettent pas cette substitution d’épithélium ; pour eux, sous l'influence de l’inflammation, les cellules de la muqueuse éversée s’aplatiraient simplement.

Lorsque l’inflammation est intense, lorsqu'il ya eu déchirure, on trouve des ulcérations vraies. L'ulcération est le satellite de la métrite cervicale ; on la trouve beaucoup plus souvent sur la

une apparence hagriné ie, En même temps que AA au dehors les papilles et He qu' es contient et. qui . re es ment prennent part à l'inflammation. Les papilles deviennent Lpe me PÉTL + plis volumineuses, plus larges, s 'écartent les unes des autres. 74 relie glandes sécrètent une. plus grande ‘quande quantité de à. mucus, qui est trouble, visqueux et même muco-purulent, très | adhérent. Son écoulement se fait lentement, les glandes se OU À dilatent, augmentert de volume, les noyaux des cellules cal frs ee M ne AE ciformes qui tapissent les parois des acini sont refoulées vers 1h membrane basale ; les cellules peuvent même subir la dégé- | nérescence muqueuse, et il peut y avoir autour des glandes | | . prolifération embryonnaire ; dès lors les glandes distenducs, ayant leur orifice bouché, forment des kystes (œufs de Naboth) dont le volume varie de la grosseur d’une lentille à des saillies énormes qui peuvent faire croire à des papillomes. En résumé, voici quel est l’enchainement des ont dans la métrique chronique : « Inflammation chronique de la muqueuse, hypertrophie de la muqueuse et des tissus sous- \ jacents, glandes et tissu cellulaire, renversement à l'extérieur de tous ces tissus trop à l’étroitet ulcération » (Bouilly). 5]

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