CHAPITRE PREMIER TECHNIQUE GÉNÉRALE
Au premier abord, l'introduction d'un tube droit à travers la bouche dans le larynx et les voies aériennes inférieures paraît impossible. Kirstein avait cependant remarqué, au cours de ses examens œsophagoscopiques, que, la tête étant en extension, on pouvait amener le tube au-dessus de l'entrée du larynx et voir les cordes vocales. Il eut ainsi l’idée d'examiner systématiquement le larynx de cette manière.
La possibilité de l'examen dépend avant tout de deux conditions :
[. — Supprimer les réflexes qui s'opposent à lintroduction du tube.
Il. — Donner au malade une position favorable.
AN Les ; RU Ve Suppression des réflexes :
La base de la langue peut, à la rigueur, supporter le contact d'un instrument, surtout si celui-ci est fortement appuyé contre elle. Elle est plus.sensible aux attouchements légers qu’à une forte pression. Mais il n’en est pas .de même pour l'épiglotte. Le moindre contact y déchaîne des réflexes et il est impossible d'exécuter la laryngoscopie directe, la spatule placée sur la face laryngienne de l’épiglotte, sans lavoir, au préalable, insensibilisée. Kirstein se servait d'une spatule qu'il appelait prélaryngienne et qu'il appliquait directement sur la base de la langue en respectant l'épiglotte. Ce mode d'examen n’est guère employé parce qu'il ne donne pas une vue suffisante dans le larynx. |
L'anesthésie générale, dans les limites où elle n’est pas dangereuse, ne supprime pas complètement les réflexes laryngiens ; il faut toujours, en principe, faire de l'insensibilisation locale.
1° ANESTHÉSIE LOCALE ‘Insensibilisalion du larynx
On emploie habituellement la cocaïne. La novocaïne, la stovaïne, lalypine sont peut-être moins toxiques, mais ont uné action moins efficace. La cocaïinisation du larynx peut se faire soit avec un pulvérisateur, soit avec une seringue, soif avec un pinceau (porte-coton).
Le pulvérisateur el la seringue à instillations présen-