‹ L'Endoscopie Directe du Larynx, de la Trachée et des Bronches: Technique, Indications et RésultatsChapitre 22 sur 81 · QE A · texte numérisé non relu

QE A

| ge La spalale- eo ChEE. — La spatule est une uriète, Pa en forme de V dont l'extrémité, légèrement recourbée, à secte” la Put d” une Ci d hirondelle et est en

au ren di ne ac ilétion RONDE. Le ( ochet est recourbé à son extrémité supérieure, ce qui - permet de le suspendre à la potence.

CT, appareil de fixation. — Il se compose d’une pièce métallique en forme d'U couché (2) qui, partant de S l'extrémité du crochet, décrit une courbure du côté gauche (de manière à laisser libre pour l’opérateur Loute la partie droite de la bouche) et supporte une plaque F- RAR qui va buter contre les dents de la mâchoire supérieure. Nous pouvons le comparer à un ouvre-bouche dont les deux branches garderaient le même écartement et qui remplirait son rôle d’écarteur des mâchoires, grâce à un pas de vis appliqué contre le crochet et permettant de faire varier la distance entre la spatule et Ja plaque dentaire. Dans le cas d'introduction latérale de la spatule (Schwebe-laryngoscopie latérale), le contreappui sur la mâchoire inférieure rend des services.

EXÉCUTION DE LA SCIHWEBE-LARYNGOSCOPIE. — Nous n'avons aucune expérience personnelle de cette méthode, ‘aussi sommes-nous obligé de la décrire d’après l’exposé qu’en a donné Killian dans les Archiw. f. Laryngologie (26 Bd, 2 Heft.).

Préparation el anesthésie du patient. — On peut employer soit l’anesthésie locale par badigeonnage de cocaïne à l’aide de la solution à 20 p. 100, soit l’anesthésie générale. Dans les cas simples et présumés de

larynx. | RER Fa Se.

Killian prône l'emploi du ne scopolamine-mor

phine ; il injecte 6 demie en deux fois (3 dé-

cimilligrammes chaque fois) deux heures et une heure

avant l'opération. En même temps, il injecte chaque à fois 1 centigr. de morphine. Si le malade ne s'endort pas-on peut encore lui faire 0 egr. 5 de morphine et

15 emgr. de scopolamine. Il ne faut pas insister davantage. Mieux vaut continuer l’anesthésie par l’éther ou le chloroforme. Eviter Lout bruit. La scopolamine-morphine présente l'avantage de ne pas aboli complètement la connaissance et le malade peut encore obéir à certains ordres et conserver les attitudes qu’on lui indique. C’est un état voisin de l'hypnose. Toute douleur est supprimée. Les réflexes disparaissent, car la morphine agit sur les centres sensibles et la scopolamine sur les centres moteurs. Au-dessous de 16 ans, il n’est pas prudent d'employer la scopolamine; mieux vaut avoir recours à la codéine VIIT à X gouttes de la solution à 1 p. 100. -

Introduction de la spalule. — La potes est fixée par un étau à droite de la table d'opération, à peu près à 10 centimètres du bord. La colonne est amenée à la moitié de ‘sa hauteur et placée à peu près au milieu de sa course sur la vis horizontale qui la déplace d'avant en arrière. La tête du patient est attirée au bord de la table où elle pend librement.

On s'occupe ensuite de régler la hauteur de la potence, de façon à amener la spatule supportée par le crochet au niveau de la bouche du malade, et l’on fait une mise

: en place grossière. La he roue a une direction ; oblique et le crochet est plus ou moins incliné sur la: = |

poitrine du patient. Il faudra en tenir compte, pour nes ne. ou de he la “place de la pitenet [l est bon |

"tes

ae qui “na à tête “malade. Gui qu elle n'est pas en suspension. L'opérateur seplace derrière la tête “©” du patient, il lui demande d'ouvrir la bouche et de tirer la langue. (S'il s’agit d'un sujet en narcose, il faudra . évidemment recourir à l’ouvre-bouche et à la pince à __ langue.) Eclairé par une lampe de Kirstein, ou un miroir de Clar, on introduit la spatule dans la bouche jusqu'à Ja paroi postérieure du pharynx que l'extrémité de la spatule suit jusqu'au niveau des aryténoïdes. [l n'est pas nécessaire d’apercevoir l’épiglotte. On cherche à bien voir le larynx en ramenant l'extrémité du tube vers la base de la langue. On cale le rebord de la plaque dentaire derrière les incisives médianes, en lécartant le plus possible de la spatule, de manière à faire bien ouvrir la bouche du malade. Le crochet est alors fixé par son extrémité à la potence par la manœuvré de laquelle on arrive à obtenir le refoulement des parties molles exigé et la mise en place correcte de la spatule. Si l’épiglotte tend à glisser au-dessous de la spatule, il faut prendre une spatule plus longue. Si le refoulement 6btenu est insuffisant et la vue du larynx incomplète, il sera bon de chercher une spatule plus étroite. Se garder de trop étendre la tête du malade, une extension légère est suffisante. Il faut s'abstenir aussi de trop trer la langue, ce qui est un obstacle au refoulement des parties molles.

Introduction latérale de la spalule (Schwebe-laryrgoscopie latérale). — C'est l'introduction de la spatule

“par Tige droit ou gauche de : ne. je

est appliquée sur la moitié correspondante de à langue. Ce procédé est. indiqué lorsque les ‘dents incisives sont trop longues ou la musculature de la base de la langue trop développée. La Schwebe-laryngoscopie latérale réussira là où le procédé médian aura

échoué, surtout si l'on emploie les UE étroites.

… L'IMAGE B CHWEBE-LARINGOSCOPIQUE:- — Dans les cas favorables, on obtient une belle vue, non seulement dans le larynx, mais aussi dans toute la cavité

pharyngienne, depuis le palais jusqu’à la bouche de l'œsophage. La vision binoculaire permet de se rendre mieux compte de la perspective que dans le procédé ordinaire avec le tube; on peut mieux juger des rapports de l'entrée du larynx avec le pharynx. Très souvent, on peut voir le laryngo-pharynx et l'entrée de lœsophage, car les aryténoïdes sont attirés en avant par la traction qu'exerce a spatule sur la commissure antérieure du larynx et les. cordes vocales. À l'intérieur du larynx, on yoit surtout la commissure postérieure, la commissure antérieure est quelquefois assez difficile à apercevoir. Dans ce cas, on peut essayer de repousser le larynx en arrière par une pression extérieure sur le ericoïde. Les cordes vocales sont souvent tendues par la traction de la spatule et la glotte rétrécie. 51 lon emploie une spatule longue franchissant la glotte, on peut exécuter la Schwebe-trachéoscopie, mais les spatules longues sont plus difficiles à intro-

duire.

INDICATIONS ET RÉSULTATS DE LA SCHWEÉBE-LARYNGOSCO- PIE. — Killian à pratiqué la Schwebe-laryngoscopie sur

une cinquantaine de patients sans compter ceux qui servent aux démonstrations du cours. Les patients ont toujours bien supporté l'intervention, cependant Killian a trouvé des sujets absolument réfractaires chez lesquels la Schwebe-laryngoscopie élait inexéculable. L'emploi - de la morphine-scopolamine lui permit de réussir dans

un cas où il avait échoué par la cocaïnisation.

Le procédé n’est pas dangereux, au dire de Killian, tout au plus si l’on constate parfois de petites lésions par pression de la langue, de l'épigloite ou des dents.

La descriplüion de l’image Schwebe-laryngoscopique permet de se rendre comple des avantages de cette méthode :

L'opérateur a les deux mains libres et une vue large à l'intérieur du larynx. La Schwebe-laryngoscopie élargit le cadre des interventions endolaryngées. Les principales indications sont la tuberculose et les papillomes du larynx. Dans la tubercolose laryngée, on peut faire un large curetlage des ulcérations et des pointes de feu profondes, s'il s’agit d’infiltrations diffuses. L'auteur n’a jamais eu d’hémorragie grave. Il a fait construire une pince porte-agrafe de Michel qui peut rendre des services en cas d'hémorragie.

L'auteur de ce procédé pense que sa méthode est appelée à un grand avenir et. qu'elle sera le point de départ d’une chirurgie endolaryngée large et vraiment

rationnelle.

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