‹ L'Endoscopie Directe du Larynx, de la Trachée et des Bronches: Technique, Indications et RésultatsChapitre 31 sur 81 · EE · texte numérisé non relu

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A l'heure actuelle, de nombreux cas {plus de 100) de néoplasmes malins de l'arbre trachéo-bronchique ont pu

être diagnostiqués par la méthode directe, tandis qu'au-

paravant le diagnostic n'était fermement établi qu'à l’autopsie. S ue

Au début de l'affection surtout, les symptômes sont peu nets, la cachexie manque, les malades se plaignent d’essoufflements, d'hémoptysies parfois, l'examen clinique décèle l'insuffisance respiratoire dans un territoire plus ou moins grand du poumon; le bronchoscope seul découvrira la cause d'une manière tangible et souvent, comme nous le verrons, il permettra une thérapeutique, palliative sans doute, mais qui, néanmoins, soulagera le malade pour quelque temps, ce qui n’est pas à dédaigner chez une personne qui s’asphyxie. De plus, lexcision biopsique par la voie bronchoscopique fera connaître exactement la nature de la {umeur.

Nous donnerons comme exemples une observation personnelle et une autre empruntée à la littérature.

OBSERVATION IV (Personnelle) (Mouret et Burgues. — Sociélé des sciences médicales de Montpellier, janvier 1913.)

Tumeur maligne de la trachée.

Zélie S..…., 49 ans, cuisinière, Montpellier, est envoyée le 21 mars 1912 à la clinique de laryngologie par M: le professeur Rauzier qui, depuis quelque temps, avait la malade dans son service où elle étail entrée pour essoufflement et hémoptysies ; la dyspnée remonte à un mois etles hémoptysies à deux ans; elles sont surtout fréquentes au moment des règles et s'accompagnent de

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quintes de toux. La voix est légèrement rauque. L'examen des urines révèle des traces d’albumine. M. le professeur Rauzier, ayant diagnostiqué une obstruction des voies aériennes, adresse la maläde à la clinique pour que l'on détermine le siège de la lésion. :

À son arrivée, Zélie S .…. ne respire qu'avec peine, ile présente du tirage sus-sternal ; ses yeux sont saillants, ses lèvres cyanosées. L'état général paraît bon.

Examen laryngoscopique. — Le larynx est sain, mais en faisant placer la patiente dans la position qu'ont recommandée Türck et Killian (c’est-à-dire le sujet assis plus haut que l'opérateur, le cou légèrément tendu et la tête penchée en avant avec faible inclinaison du trone, le miroir laryngien placé horizontalement), on apercevait une tumeur rougeâtre sur la paroi gauche de la trachée, empiétant un peu sur la paroi postérieure.

Le 25 mars, M. le professeur Mouret fit Ia trachéoscopie directe en position assise, sous anesthésie locale par badigeonnage de cocaïne. À 17 em. 5 de l'arcade dentaire supérieure, le tube-spatule bute contre une tumeur sessile, mamelonnée, saignante, de consistance assez dure, développée aux dépens de la paroi gauche et de la moitié de la parot postérieure de la trachée dont les 3/4 du calibre sont oblitérés (V. fig. 16). Il ne reste qu'une fente étroite, en forme de croissant, en avant et à droite. A l’aide de la pince coupante de Killian, on prélève des fragments à fin de biopsie ; on peut en enlever suffisamment pour désolistruer la trachée. L'hémorragie n'est pas considérable ; lorsque le tube est retiré, la malade n'expectore que peu de sang. Après celle intervention, la respiration devient plus facile, la patiente se déclare soulagée

Le 31 mars, deuxième trachéoscopie toujours en posion assise. On morcelle la tumeur le plus largement

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Tumeur de la lrachée.

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Mais, au bout de quinze jours, la dyspnée reparaît et

. loblige à rentrer à la clinique. Un nouveau morcellement

de la tumeur, toujours sous le contrôle de Ia trachéo-

scopie directe (b°), rétablit la perméabilité. du conduit trachéal.

Entre temps, le laboratoire d'anatomie pathologique nous fait savoir qu'il s'agissait d’un épithélioma du type malpighien au début de son développement. Pendant

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lène. Nous one de ne pa s à

60 étude remplit D 2 es Le 4 novembre, malgré A os a ee. que l'on faisait à chaque examen trachéoscopique, la tumeur saigna plus que d'habitude, et la # malade, ne pouvant pas rejeter le sang qui pénétrait | : en assez grande abondance dans” les. bronches, s'as- > phyxiait. [l fallut la renverser tête en bas. Dans cette > posilion, l'expectoration se fit mieux, et quelques inhalalions d'oxygène aidant, la respiration se rétablit. Mais, à partir de ce jour-là, l'état de la malade | s’aggrava; l’obstruction trachéale se compliqua de dyspnée d'origine pulmonaire et la malade mourut d’as- . phyxie progressive, Il s'était fait une généralisation de l’épithélioma dans les poumons.

d sueurs nocturnes, du légère Le op. montrait, à concre del ombre car-

Le de la bronches du lobe é scie

; leur gris-rougeâtre dont on préleva des fragments. Leur examen fit reconnaître qu'il s'agissait d'un carcinome - bronchique. |

Dans ce cas, on avait pensé à la ee La | bronchoscopie rectifia le diagnostic. |

Mann, Killian, Brünings, Halle, Von Eicken, Kabler,

de

des observations d'épithéliomas de la trachée et des bronches diagnostiqués par la bronchospie.

EN Maur AE À ALAN

souvent inaperçue à l'examen clinique ordinaire. Grâce au tube endoscopique, on pourra faire le diagnostic pré- coce des infiltrations gommeuses, guérir rapidement le . malade par un traitement approprié et éviter la formation d’un rétrécissement cicatriciel possible. Si celui-ci existe déjà, on devra essayer de le dilater par voie endoscopique. Il faudra cependant se méfier des fausses routes et

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