C. — AFFECTIONS NON STÉNOSANTES
Les affections de la trachée et des bronclies, qui ont été l’objet d'un examen et même d’un traitement par la méthode directe, comprennent, à notre connaissance :
a) L’asthme.
b) La bronchite chronique et la dilatation bronchique.
c) La gangrène pulmonaire.
a) L'asthme. — Nowotny, Galebsky et surtout Ephraïm se sont occupés du traitement endobronchique de l'asthme.
Ephraïm a examiné des malades au moment de la crise. [l'a vu, à lravers le bronchoscope, le spasme des conduits bronchiques et leur état de congestion. En
EN
outre, il s'est rendu compte que le traitement local était
efficace ; les pulvérisalions de novocaïne au 1/50 adrénalinisée in un soulagement immédiat et influençaient favorablement la maladie pour une longue période.- Sur 58 malades qui ont pu être suivis longtemps, 25,
chez lesquels les états asthmatiques duraient sans interruplion, ont vu leurs crises supprimées immédiatement par le seul traitement endobronchiqué pour une période
de plusieurs mois, et même d’un an. Pour quelques-
uns les crises reparurent, mais elles disparurent à nou-
veau, soit spontanément, soit après un second traitement
endobronchique. Chez les autres, les crises ne sont plus
du tout revenues. Dans 12 autres cas, la guérison fut obtenue après un certain nombre de périodes de traitement variant de ? à 7. Cinq autres malades furent très améliorés; pour 9, on obtint un succès complet mais passager, et 6 fois seulement le résultat fut nul.
Ce traitement peut être exécuté soit avec le tube bronchoscopique, soit, surtout si les séances doivent être répétées, avec le spray à longue canule ‘flexible qu'a imaginé Ephraïm.
b) La bronchile chronique et la dilalalion bronchique. — Ephraïm a examiné par la bronchoscopic des malades atteints de ces affections. Dans des cas de dilatation bronchiques, il put intervenir pour vider les cavités par l'aspiration, les désinfecter avec des tampons imbibés d’eau oxygénée el y porter des remèdes antisécrétoires (balsamiques). Il a obtenu des résultats encourageants.
De même, dans la bronchite chronique, il à institué un traitement endobronchique, à base de pulvérisations de solutions de novocaïne-adrénaline et de solutions de nitrate d’argent. Les malades furent souvent
améliorés.
ro c) La gangrène palmonair e. — Voici une rte = intéressante ‘qui démontre ce que peut le 1 Fe. bronchoscopique contre a gangrène du poumon.
OBSERVATION IX * (Résumée) :
CP: Lereboullet, Faure-Beaulieu et G. Poyet: — Soc. méd. des Hôpitaux de Paris, 12 mai si
| Gangrène pulmonaire, par Patton. traitée et guérie Le intervention RÉRSR RSI | d
Ils not d'une femme de 25 ans, qui avait =. une. avulsion dentaire sous anesthésie générale au chlorure d'éthyle. Le lendemain soir, elle fut prise d'un point de côté et d'une oppression d'emblée très forte: Les jours suivants, la douleur thoracique et la dyspnée ne firent qu'augmenter, et, un peu plus lard, apparurent de dou- loureuses quintes de toux avee expectoration très
abondante de pus épais, jaunâtre et d’odeur infecte.
A son arrivée à l'hôpital, la malade présentait des si-. ones d'infection profonde, la respiration était très difficile et superticielle, avec quintes de toux. L’haleine était très fétide. La percussion démontrait de la matité de la base du poumon gauche, et l'auscultation une diminulion du murmure vésiculaire sans bruits surajoutés. Crachats caractéristiques de la gangrène pulmonaire.