‹ L'Endoscopie Directe du Larynx, de la Trachée et des Bronches: Technique, Indications et RésultatsChapitre 33 sur 81 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

(Résumée)

H. Von Schrülter a soigné une femme de 47 ans, dyspnéique depuis deux mois. L'examen au miroir montrait des masses granuleuses, irrégulières, végétantes, qui rétrécissaient fortement la lumière de la trachée. La trachéoscopie supérieure montra, à 23 cent. de l'arcade supérieure dentaire, une fente piriforme, entourée de nodules gris-rougeâtres où le microscope mit en évidence ‘un tissu de granulations parsemé de cellules géantes. Dansles crachats, on ne trouvait de bacilles de Koch que d’une façon inconstante; mais on put les voir en abondance sur l’une des coupes faites, dans un fragment prélevé par la voie naturelle. Il s'agissait bien d'un cas de tuberculose primitive dans le segment inférieur de trachée.

Le diagnostic par les moyens cliniques ordinaires aurait été difficile : seulement légère inégalité de sonorité

“heures par jour (70 heures au total pendant trois semaines). On dut les suspendre parce que quelques ulcérations se formèrent au-dessus du point rétréci. La cicatrice resta d’ailleurs dilatée. Én somme, grande SHANEUNe

d) La diphlérie de la trachée et des bronches. Nous

rappellerons que Von Eicken, Piéniazek, ete, enlevèrent par trachéoscopie inférieure, chez des enfants

trachéotomisés pour le croup, des fausses membranes de. la trachée et des bronches qui ne pouvaient pas être

expulsées par la plaie trachéale. Sans ces interventions, les petits malades seraient sûrement morts par asphyxie.

e) Les valvules el les diverticules congénitaux. —

H. Chiari observa deux cas de diverticules congénitaux (bronches rudimentaires, d'après cet auteur).

Guisez, en mai 1908, traita une malade chez qui une double valvule intra-trachéale avait amené des troubles dyspnéiques graves.

OBSERVATION VIII (Résumée) (Guisez. — Soc. franç. de laryng. Congrès de Paris, 1911.) C'était une femme de 46.ans chez laquelle on avait diagnostiqué un obstacle intra-trachéal.

duraient 1 pure ou 1 heure 1/2 a au début, puis Te 5

Le

amen trachéoscopique montra, sur “es paroi gau- | “Ja trachée, une. ae se “empiétait sur la

les 213 de. son ue nornial.

La section de la valvule, à l'aide de l’æsophagotome,

avec dilatation conséculive, permit d'obtenir un calibre

“voisin dela normale. Lee ne

- f) La hernie de la paroi postérieure de la trachée. — = Nousen avons vu un Cas dans l'observation précédente. Chez une autre malade, Guisez, en 1911, reconnut par la __ trachéoscopie une sorte de voussure qui faisait saillie : sur la paroi postérieure, qui se laissait déprimer facile- ment avec le tube et qui cachait à peu près le tiers de la lumière totale de la trachée. La malade se plaïgnait d’une L petite toux incessante, une façon de « hémage » qui se produisait 50 ou 60 fois par heure. __g) Le sclérome trachéal ne se voit pas dans notre pays, mais il est assez fréquent en Hongrie et dans quelques régions de l'Autriche et de l'Allemagne. Piéniazek, Nowolny, etc., ont traité par la voie trachéoscopique

- cette affection redoutable et ont enlevé par curettage des o)

de

masses proliférantes ou des lissus cicatriciels, causes de

sténose. Bien que l'affection soit d'ordinaire récidivante,

les patients furent soulagés, quelques-uns même pour

longtemps. < h) Les sténoses d’origine inflammatoire chez les tra-

chéotomisés. — On sait que chez les trachéotomisés,

surtout si la trachéotomie n’a pas été exécutée correctement, ou si la canule n’est pas de dimensions appropriées au calibre de la trachée, il se forme des lésions d’ordre inflammatoire : nécrose de cartilage, rétrécissement cicatriciel, formation de granulations, de croûtes, etc. La trachéoscopie inférieure et surtout la trachéoscopie rétrograde, recommandée par Sargnon, permettra leur diagnostic exact, leur traitement endoscopique, et pourra ainsi rendre des services dans les décanulements difficiles.

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