‹ L'Endoscopie Directe du Larynx, de la Trachée et des Bronches: Technique, Indications et RésultatsChapitre 60 sur 81 · POP PT ET OP 0 CUP L · texte numérisé non relu

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l 17 NO RO INT TE TRE

côté'en notant le résultat de la radioscopie, mais le père

nous affirma qu’ on avait bien vu le corps étranger à

droite.

Dans l'après-midi, nous fimes une trachéolomie avec

le concours des docteurs Jeanbrau et Vidal. La fillette

fut mise la tète basse, pour que les quintes de toux qui suivent l'ouverture de la trachée puissent provoquer

l'expulsion du noyau:à travers la plaie trachéale. Il nous fallut renoncer à cet espoir et aller à la recherche du

corps étranger par la bronchoscopie. Le bronchoscope montra la trachée complètement libre. Arrivés au niveau de Pangle de bifurcation, nous poussâmes le tube dans la bronche droite, nous fondant sur les données radioscopiques confirmées par le père. La bronche droite ne présentait pas de corps étranger. Nous examinämes alors aussi loin que possible ses bronches de division et, ne trouvant rien, nous retirâmes le tube pour diriger nos investigations vers la bronche gauche, pensant que le noyau devait être là, ainsi que l’indiquait Pauscultation.

Nous ne vimes rien dans la bronche gauche, rien non

plus dans la bronche de second ordre qui est dans son

prolongement. Quant à l’autre branche de division bronchique, qui a une direction transversale, le lube ne pouvait pas y pénétrer. Cette exploralion minultieuse et répétée dut être interrompue sans AU nous ayons vu le corps étranger.

Dans la soirée, l'enfant fut calme, mais, dans la nuit, la température commença à monter à 38°; le lendemain, on constatait des signes de broncho-pneumonie généra-

lisée, et la pelite malade mourait le troisième Jour.

Les parents autorisèrent l’autopsie qui fut faite par M. Burgues ; les deux poumons, le gauche surtout, pré-. sentaient de nombreux noyaux d'hépatisation rouge et la

de Ne ee UE “ À à > palpation faisait sentir | ; eo du ue che,

l'extraire en nous ha ce __—. conditions de la Poor: choscopie, opérant sur les poumons enlevés en bloc à avec. la ‘trachée et le larynx. ee

__ Parvenus à la bifurcation de la bronche gauche, nous s ne pûmes faire pénétrer le tube dans sa branche de divi- sion transversale qu'à force de tätonnements plus aisés +

sur les poumons isolés que sur le sujet vivant. C'est ainsi que nous vimes alors le noyau enclavé ete

que nous tentâmes de l’extraire avec les pinces. Elles

dérapèrent. Seul, un long stylet terminé en crochet, introduit délicatement entre le noyau et la paroi de la bronche et passé-derrière le corps étranger, ne put le

mobiliser qu'assez difficilement et leramener vers le bron-

choscope. Le noyau semblait retenu par une bride cireulaire formant collet au-dessus de lui. Cependant, comme ici nous n'opérions pas sur le vivant, nous pûmes sans crainte-tirer fortement, et le noyau, enfin désenclavé, apparut dans l'extrémité du tube d'où, avec des pinces, nous l’enlevämes facilement. Mais il est certain que les manœuvres un peu fortes qu'il fallut faire pour le désenclaver n'auraient peut-être pas été exécutées aussi librement sur le vivant, par crainte de déchirer la paroi bronchique.

în admeitant même que, guidés par les indications de la radioscopie, nous eussions pu, sur le vivant, — ce qui est fort peu probable — entrer dans eette bronche. horizontale, il nous eût été impossible de désenclaver le noyau, solidement retenu par une sorte de collet que lui formait la muqueuse étranglée.

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Nous ne saurions admettre equ'il y ait eu erreur d'in-

… Lprétation lors de la radioscopie, et c'est probablement au cours du voyage, pendant les fortes quintes de toux dont souffrait la malade, que le noyau dut se déplacer et “être projeté dans la trachée, peut-être même jusque dans

le larynx où les cordes vocales, contractées par l'effort de la toux, l'avaient arrêté. Le noyau était alors retombé, tant par son propre: poids qu'entraîné par le courant d’air inspiratoire qui suit la toux, et, au lieu de suivre à nouveau $a première voie, il avait pénétré dans la bronche gauche, où les inspirations — d'autant plus violentes que la suffocalion était plus vive — lavaient fait s'engager malencontreusement dans la bronche de second ordre placée à peu près transversalement. Le calibre de

cette bronche était insuffisant pour les dimensions du

corps étranger ; mais la forme ovoïde, la surface lisse du noyau et l’élasticité de la bronche aidant, il ÿ avait pénétré et s'y trouvait immobilisé

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