‹ L'Endoscopie Directe du Larynx, de la Trachée et des Bronches: Technique, Indications et RésultatsChapitre 69 sur 81 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

(Résumée)

(G. Killian et W. Brünings. — Zeilschr. f. Ohrenh., 1908.)

Corps étranger avec sténose bronchique.

Jacob H., âgé de 35 ans, tapissier, de Zurich, fut envoyé, le 25 juillet 1907, à la clinique de Killban. Depuis 1904, il avait eu plusieurs p'eurésies et se plaignait de toux avec expectoration abondante et

F dyspnée. -

; Il avait été soigné pendant longtemps comme tuberculeux dans divers sanaloria et entra enfin dans un hôpital de Zurich pour y être traité chirurgicalement. On fit une radiographie qui montra un corps étranger de la forme d’un clou de tapissier dans la bronche droite. Le malade se rappela qu'il avait l'habitude de porter des clous à la bouche et qu'il avait dû en aspirer un pen- : dant une crise d'épilepsie, affection dont il est atteint depuis de nombreuses années. Le patient fut bronchoscopié par différents spécialistes qui auraient échoué par

la voie. supérieure, à cause sa . ex essivi même la bronchoscopie inférieure fut aussi prati ( NW ne permit pas L extraction. C'est ne le malade! ut envoyé à Killian. HO ) Re "A Tson arrivée, l'état ee était ton mais + te

| crachait sans cesse du pus fétide, en grande quantité | (100 à 300 centim. cube par jour). L'examen du poumon montrait des. signes de dilatation brénchique du côté droit. La bronchoscopie inférieure sous anesthésie à la © morphine-scopolamine el en position couchée fut uès ASS difficile à cause de l'abondance de l'expectoration. On réussit enlin à Larir le pus et à voir la bronche du lobe

inférieur droit presque complètement oblitérée par des granulations et, au centre de la sténose, un petit point

noir qui était la pointe du clou. On saisit le clou avec

une pince, mais chaque traction provoquait une quinte

de toux; le corps étranger était tellement fixé que l’on

pensa à une sténose cicatricielle dure plutôt qu'à un tissu de granulations. Le malade étant fatigué, la séance fut remise à plus tard. | D

Le 3 août, une demi-heure avant l'examen fait en position assise, le patient absorba LX gouttes d’une solution de codéine à 1°/,. Cocaïnisation du larynx, de la trachée et de la bronche. On essaya de dilater la sténose avec des bougies coniques, en repoussant la tige du clou par côté. Cette manœuvre réussit avec des bougies de petit calibre, mais échoua avec de plus grosses parce qu’elles étaient arrêlées par la tête du clou obstruant presque complètement la bronche. Il était donc impossible d'eb- : tenir par ce moyen une dilatation suffisante pour permettre le passage de la partie la plus large du corps étranger. Il fallut faire construire un instrument approprié,

ice pour le 7 Ja A atilion. Killian faire. une pis a avec une . olivaire

re Bron OS copre. Killian eut ée de refouler dans la profondeur le corps étranger dont la grosse extrémité élail en forme de calotte hémisphérique, et qui put ainsi glisser dans une bronche plus étroite. L'obstacle à l'introduction des bougies étant écarté, il put dilater la sténose jusqu'à un calibre de 7 mm. DU |

Le 19 août, cinquième bronchoscopie, séance de dilatation.

Le 22 août, sixième bronchoscopie. Après dilatation de la sténose qui s'était refermée, on peut introduire un tube de 6 mm. 5 pour aller à la recherche du clou.

11 fut possible de le retrouver, mais on dut renon-

cer à l'extraction .parce que la pointe s'était implantée

dans la muqueuse. La séance dura 2? heures. Le pa-

tient l'avait bien supportée, ainsi que les précédentes. Le 5 septembre, septième bronchoscopie. On réussit,

bn on anche la 2 et saisir le clou avec l’anse. On tire énergiquement, mais, arrivé au. niveau de la sténose, il est impossible de faire passer | la tête du clou. > ; Se

On répéta les haies. avec un tube de 8 mm. sans biseau, mais en vain. :

Le 25 septembre, neuvième bronchoseenies 1" fallait. trouver un moyen de dilater la bronche suffisamment

pour laisser libre passage au clou, la partie inférieure

du tube recouvrant exactement la partie la plus large, E

c'est-à-dire sa tête. Killian fit fabriquer un tube bronchoscopique de 25 cm., dont le calibre de l'extrémité inférieure était susceptible de varier de 8 à 13 mm. Après dilatation, dans une séance ultérieure, on réussit à extraire le corps étranger, par un écartement de 12 mm. 5. C'était la dimension de la tête du clou.

Done, dix séances avaient été nécessaires pour en débarrasser le malade.

L’extraction faite, une amélioration se produisit: mais la sténose bronchique avait tendance à se refermer. Il fallut la maintenir béante, à l’aide d’un tube laissé à demeure pendant quelque temps. Une fois enlevé, le calibre de la bronche était suffisant pour permettre la

respiration,

OBSERVATION XVI (Résumée. — Spiess.)

Corps étranger retenu 6 ans dans le larynx.

Une fillette de 7 ans portait une canule trachéale depuis 6 ans. Elle fut amenée à Spiess pour qu'il trouve la raison de la difficulté du décanulement. Les anamnestiques disaient, simplement que l'enfant avait été trachéotomisée d'urgence pour le croup à l’âge d’un an. L'examen laryngoscopique montrait dans le larynx une tumeur bosselée dont il était impossible de faire le diagnostic exact. Spiess enleva cette tumeur par voie directe, mais ne put continuer le traitement post-opératoire par l’intubation, ainsi qu'il se proposait de le faire, car l'enfant commençait à faire une fièvre avec phénomènes pulmonaires, maladie pour laquelle elle fut soiïgnée à Baden-Baden. Après un séjour de plusieurs semaines, la fillette revint relativement guérie.

Plutôt par curiosité que dans l'attente de quelque chose de particulier, Spiess fit radiographier l’enfant et ne fut pas peu surpris de trouver une ombre suspecte au niveau de la bronche droite. On avait l'impression qu'il s'agissait d’un bouton. Cette découverte donna la clé de toute l'énigme. Voici ce qui s'était passé: la fillette, alors âgée d'un an, jouait près d’une table sur laquelle il y avait des boutons. La mère la trouva brusquement cyanosée. Quand le médecin, mandé en hâte, vit l'enfant, il porta le diagnostic de croup et conseilla la trachéotomie. Il est certain que le bouton aspiré dans le larynx avait causé la crise de suffocation et que, celleci une fois calmée par la trachéotomie, 1l était resté

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