F1G. 1. RICA
(1) Les 5 clichés de l'instrumentation nous ont été obligeamment prêtés
par la maison Fischer, de Fribourg-en-Brisgau.
eti mousse, ou taillée. en biseau comme pour le tube- ie
tule. Dans certains cas (sténose bronchique, examen des
3 petites bronches) on ne un tube- rallonge à extré-
mité conique. 7e =
On fait glisser le tube Miérie dans le tube externe au
moyen d’une tige-ressort fixée au tube interne, Ce res- sort présente des dents de scie sur l’un de ses bords, et, d'autre part, un petit cran d'arrêt qui se trouve à
la partie supérieure du tube-spatule permet de fixer le tube interne et l'empêche de remonter tout en le laissant descendre facilement. Les tubes-rallonges sont fenêtrés
de manière à laisser libre la respiration de la bronche
opposée lorsque le tube est placé dans une bronche qui est plus ou moins obstruée. Les tubes de Brünings servent aussi pour l'æsophagoscopie. L'instrumentation complète comprend cinq sortes de tubes :
a) Pour l'examen des adultes, tube de: diamètre — 12 millimètres, longueur du tube-spatule — 20 centimètres, longueur totale (le tube interne étant complètement enfoncé) — 40 centimètres.
b) Pour l'examen des femmes et des adolescents au-dessus de 10 ans, tube de: diamètre — 10 millimètres, longueur du — 18 centimètres, lohgueur totale — 37 centimètres.
c) Pour les enfants de 4 à 12 ans, tube de : diamètre
— 8 mm. 5, longueur du tube-spatule = 14 centimètres, longueur totale = 30 centimètres.
d) Pour les enfants au-dessous de 6 ans, tube de : diamètre — 7 millimètres, longueur du tube-spatule — 11 cm. 5, longueur totale — 23 centimètres.
Plus tard, Brünings, ayant remarqué lécart entre le tube de 7 millimètres et celui de 8 mm. 5, fit construire
un tube de 7. mm. 7» de diamètre pour “à enfants de 4 à 8 ans. | nt ne PONT RS
: Pour. l'œsophagoscopie chez les adultes, Brünings | emploie un tube-rallonge de 14 millimètres de diamètre; pour les malades plus jeunes, on utilise les broncho-
scopes de 12 et 10 millimètres.
Poignée des tubes. — Nous avons dit que Killian se
servait d'une poignée s’adaptant à angle droit sur le tube. Brünings a fait construire une poignée coudée
à 90 degrés, s’emboitant dans le tenon du tube. Le manche proprement dit est perpendiculaire au
tenon et parallèle au ENCORE La force déployée est ainsi plus considérable et s'exerce surtout à à l’extrémité du tube. : de
Les tubes de Brünings ont l'avantage :
1° D'être plus aisés à introduire parce qu'ils sont courts et parce que leur extrémité inférieure est taillée
en bec de flûte, ce qui facilite la recherche du larynx et.
le passage de la glotte. Ils n'ont pas de mandrin et sont poussés dans la profondeur sous le contrôle de la vue. Après l'examen d'une bronche et de ses branches de division, il suffit de retirer le tube interne jusqu'à la bifurcation pour pouvoir pénétrer dans l’autre bronche.
2° De simplifier l’instrumentation, car il n’est pas besoin d’avoir un grand assortiment de tubes de longueurs différentes. Le tube-rallonge permet d'atteindre exacte- ment la distance à laquelle on désire parvenir, et, comme l'étendue du champ du regard est en rapport non seulement avec le diamètre du tube, mais encore avec sa longueur pour une distance donnée, on peut avoir le maximum de netteté et de largeur de vue ;
3° De pouvoir servir à la fois à pratiquer l'examen des
= Spatule laryngoscopique (Adultes). Spatule ce a
FIG: 3- Fr. 4.
Fra. 5.
voies aériennes nb et digestives | supérieures. Un seul et même instrument permettra de faire : :
[. — Laryngo- -trachéoscopie directe ; IE — Trachéoscopie inférieure ;
III. — Bronchoscopie supérieure; IV. — Hypopharyngoscopie directe ; V.— OEsophagoscopie. >
(Pour les trois prentiess genres d'examen, le calibre
du tube sera inférieur à celui des æsophages habituels. L'instrumentation de Brünings a marqué un grand proerès dans l'histoire de labroncho-œæsophagoscopie. On peut cependant reprocher aux tubes-spatules de ne pas être assez mousses, ce qui à plus d’inconvénients pour l'œsophagoscopie que pour la bronchoscopie, car si les bronches constituent des canaux à parôis rigides, l'œsophage, par contre, n'est pas largement béant, surtout la partie supérieure, et la spatule, insuffisamment mousse, éraille très souvent la muqueuse. | Brünings s'est aussi occupé des instruments pour la laryngoscopie directe. Il a modifié les deux systèmes proposés par Kirstein. A la spatule-tube de celui-ci, il a donné une forme de gouttière, tout en gardant sa forme tubulaire à lextrémité proximale pour empêcher les dents ou la lèvre supérieure de gêner la vue. Cette spatule convient à l'examen des adultes. - Pour les enfants, Brünings emploie .une spatule plate avec une extrémité supérieure en forme de caisse ouverte sur le côté droit. Ces spatules ont l'avantage d'élargir le champ du regard et de permettre ainsi une orientation plus facile. | À côté de l'école de Killian, Gotistein (1) possède une
(1) Ueber Diagnose und Therapie der Fremdkôrper in den un-
An Pichet PRE
HE) instrumentation personnelle. Son tube bronchoscopique est du modèle de l'œsophagoscope de Von Mickuliez- Gottstein : l'extrémité supérieure est en forme d’entonnoir qui capte bien les rayons lumineux et facilite l'introduction des instruments. Le tube de Gottstein est: armé d’un mandrin flexible qui sert au passage de la glotte et qu'on retire ensuite. Gottstein a cependant imaginé un autre procédé : avec une plaquette de verre, il oblure pour quelques instants l'embouchure du tube: le malade, géné pour respirer, fait de profondes inspiralions et, ‘comme on peut regarder à l'intérieur du bronchoscope, on profite de l'une d’elles pour faire franchir la glotte par le tube.
A Vienne, H. Von Schrôtter se sert d’un tube œsophagoscopique présentant une dilatation ampullaire ter-
minale et fenêtré à sa pactie mférieure.
Les Américains apportèrent aussi des modifications à
l’instrumentation. Ils se servent en général de tubes
lumière interne.
Fletcher Ingals emploie le tube de Killian, mais il a adopté un dispositif particulier pour faciliter l’introduction. C'est un tube formé d’une spirale d'acier flexible que l’on porte dans le larynx avec un mandrin recourbé (sorte de sonde laryngienne) ; lorsque linstrument à franchi la glotte, Ingals relire le mandrin et introduit le tube de Killian à travers la spirale.
La spatule laryngienne d’Ingals affecte la forme d'une goultière avee une lige porte-lampe sur le côté.
Le tube de Jackson est du type Killian : il a deux tubu-
teren Luftwegen mil besonderer Berücksischtigung der Bronchoskopie und Radioskopie. Mitleilungen aus der Grenz gebieten,
lures latérales don l'une sert de gaine ose à la : petite lampe et l'autre permet | É aspiration des mucosités. Pour l'introduction du tube, Jackson emploie une spatule prélaryngienne, divisible en deux portions, du genre de celle de Killian, mais ici la séparation se fait horizonta- = ‘lement par rapport à la longueur du tube et non vertica=
lement comme dans l'instrument de Killian.
Mosher (de Boston) préfère comme be spatule. une demi-gouttière avec ouvré-bouche spécial. Il à, en outre,
un tube de coupe triangulaire, fenêtré à sa partie inférieure, permettant d'enlever les papillomes de la com-
missure antérieure.
Jankauer (de New-York) se sert pour examiner le
larynx d’un tube de forme conique permettant la vision
binoculaire. Le manche est analogue à celui de Brünings. : |
En France, entre autres auteurs, Cotes Muncb, Cauzard, Sargnon, ont modifié linstrumentation : Guisez emploie un tube de Killian présentant à son extrémité inférieure une dilatation ampullaire, et à sa partie supérieure un entonnoir destiné à capter les rayons lumineux. Cette forme de tube nous paraît se rapprocher à la fois de celui de Gottstein par son entonnoir et de celui de Von Schrôtter par sa dilatation ampullaire terminale. Les tubes de Guisez sont gradués comme ceux de Killian. A l’aide d’une gorge placée au-dessous de l’entonnoir, ils peuvent être fixés commodément sur un manche à trois tenons. Guisez a aussi des tubes-spatules-en bec de flûte pour la laryngoscopie et la trachéoscopie directe. Ils peuvent servir de conducteurs pour l'introduction de tubes plus longs et plus étroits. Ses bronchoscopes, dont il existe deux séries, l'une pour les enfants, l’autre pour les adultes, sont fenêtrés à leur partie inférieure.
Munch a borné le plus possible son instrumentation. Pour les adultes, ilemploie un tube de 43 centimètres de longueur et de 9 millimètres de diamètre; pour les enfants un seul tube de 7 millimètres.
Cauzard a quatre sortes de tubes dont la longueur . varie entre 23,5 cm. et 43 cm.,et le diamètre entre 8 et 12 millimètres.
Sargnon se sert d'un long tube fenêtré avec mandrin métallique. Il a inventé un spéculum pour la trachéoscopie rétrograde. |