‹ L'Endoscopie Directe du Larynx, de la Trachée et des Bronches: Technique, Indications et RésultatsChapitre 6 sur 81 · INSTRUMENTATION · texte numérisé non relu

INSTRUMENTATION

Depuis la découverte de la bronchoscopie, l'inventeur de la méthode, ses collaborateurs et les médecins qui se sont particulièrement intéressés à l'endoscopie directe des voies aériennes inférieures, ont cherché à vaincre les difficultés de l’examen en modifiant l’instrumentation primitive.

Ceux qui ont visité l'Exposition du Congrès international de Berlin ont pu voir une grande salle renfermant tous les modèles de tubes, de pinces, d'éclaireurs que les divers auteurs ont inventés. Nous n'avons nullement la prétention de passer en révue tout cet arsenal. Il nous suffira de décrire les instrumentations les plus connues. Cette étude sera d’ailleurs un bon complément pour notre historique.

Nous décrirons :

1° Les tubes d'examen :

2° Les divers systèmes d'éclairage ;

3° L'instrumentation accessoire.

PS © re

[. — Tubes d'examen :

Nous avons déjà parlé des tubes-spatules de Kirstein. Nous avons dit aussi que le premier tube dont se servit Killian était un æsophagoscope de Rosenheim. Il n'y a pas aujourd'hui encore de différences essentielles entre le bronchoscope et l'œsopaagoscope. L'un et l'autre ont

une forme cylindrique et portent sur leur paroi externe

une graduation en centimètres, indiquant la profondeur d'introduction du tube. Cependant, comme les diamètres de la glotte et des bronches surtout sont inférieurs au diamètre de l’œsophage, il va de soi que le bronchoscope sera de plus petit calibre que l’æsophagoscope (à âge égal de malade, bien entendu).

Au début {1) Killian se servit uniquement de tubes œsophagoscopiques de 9 et 7 millimètres de diamètre pour l'examen. des bronches. Il ne tarda pas à inventer un tube-spatule semblable à celui de Kirstein, mais plus étroit et plus long, et portant une poignée se fixant à angle droit à l'extrémité du tube; Killian put ainsi franchir plus aisément la glotte et faciliter ainsi la pénétration dans la trachée. Von Eicken se servit de cette spatule pour conduire des tubes plus étroits et plus longs jusque dans les bronches. C'était un progrès sur l'introduction d'emblée d’un bronchoscope long à travers la glotte. Un tube court mieux qu'un tube long permet de déployer

(1) Nous avons emprunté les renseignements suivants concernant les divers modèles de bronchoscopes à Mann (Dresde), die Tracheoskopie und Bronchoskopie in ihrer gegenwartigen Gestalt (Congrès international de Berlin, 1911).

At — pour le refoulement des parties molles une force plus considérable et mieux dirigée.

Mais le patient supportait assez difficilement la pré-

sence de ces deux tubes qui n'étaient pas fixés l’un à l’autre. C’est alors que Killian construisit son tubespatule séparable en deux moitiés (deux sortes de valves) dans le sens de son grand axe. Bien que ce ne fût, en somme, qu'une spatule prélaryngienne, cet instrument put rendre des services pour l'introduction du bronchoscope. On le retirait lorsque celui-ci, étant en place, on démontait les deux valves (1).

. En 1907, Brünings, assistant de la clinique de Fribourg, eut Pidée de son bronchoscope à rallonge qu'il présenta au Congrès international dé Vienne -[CF. Verhandi., p. 339). Ce tube est double, ainsi que le représente la figure 1, 1l se compose d'une partie externe (tube spatule ou tube-gaîne) et d'une partie interne (tube-rallonge), qui ont leur individualité propre. Le tube-spatule est un cylindre creux de euivre nickelé à l'extérieur, dépoli et noirci à l’intérieur, dont la longueur varie de 10 à 25 centimètres suivant le modèle employé. L'extrémité inférieure est taillée en biseau et légèrement recourbée en- dehors. L'extrémité supérieure s'évase légèrement en entonnoir pour mieux capter les rayons lumineux." A l'intérieur du tube-spatule se trouve une rainure dans-laquelle glisse le ressort du tube interne.

Le tube interne s’emboîte exactement dans le tube externe. Il est coupé obliquement à son extrémité supérieure de façon à éviter la réfraction de la lumière vers l'œil de l'observateur. L'extrémité inférieure est arrondie

(1) Killian. — Verhandlungen des vereins Suddeutscher Laryn-

gologen, Bd IH, S. 149 (1905).

Tube bronchoscopique (1). Pinces à rallonge de Brünings.

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