CHAPITRE PREMIER. — Introduction, le problème, la méthode
1. La divergence qui peut être notée parmi les physiciens contemporains au sujet de la forme de la physique théorique. — 2. Le mécanisme. — 3. L'énergétique. — 4. La question posée par ces deux formes générales de la physique théorique est à la fois d'ordre scientifique. — 5. Et d'ordre psychologique. Ce point de vue seul sera considéré, le point de vue scientifique ne relevant que de
: la critique des savants et restant en ce moment en pleine
RÉUSSIE RER TE AR Tr te Sa Sn 1
CrarirRe IL. -— Une première loi générale de la con-
naissance, l'inconnu déterminé en fonction du connu. \
4° L'Énergétique rompt avec le développement traditionnel de la physique moderne. Celte rupture s'impose-t-elle? — 2. Difficultés psychologiques entrainées par cette rup-
.ture. Légitimité du point de vue psychologique pour juger
de la forme générale de la systématisation physique. Ce point de vue: psychologique est inséparable du point de vue logique. — 3. La loi la plus importante relative à
l'acquisition des connaissances : La connaissance de l’inconnu à l’aide du connu. Le mécanisme répond beaucoup
mieux à cette loi de la connaissance que l'énergétique. — 4. Aussi conserve-t-il beaucoup mieux le plan traditionnel de la systématisation physique, et la continuité historique. — 5. Les avantages. au point de vue psycholo-
gique, à conserver, autant que possible, dans la systématisation, l'ordre d'acquisition des connaissances : on présente ies choses sous la forme la plus familière. — 6. Comment il faut entendre la conservation de l'ordre historique dans lelmécanisme "NT?
CHariTRE ILE. — Une deuxième loi générale de la connaissance, le rythme de la connaissance.
1. Les premières relations découvertes sont d'ordinaire aussi celles que l'expérience présente le plus souvent : elles sont donc plus susceptibles que toute autre de fournir les principes les plus généraux. — 2. La loi du rythme. — 3. Principaux corollaires de laïloi psychologique qui a été énoncée : Premier corollaire : La connaissance vivante procède à partir du fait particulier. — 4. Deuxième et troisième corollaires : Toute connaissance générale part donc d'abord du fait particulier, puis généralise, non en abstrayant, mais en composant le fait particulier ou en le retrouvant, — 5. À ces nouveaux points de vue, le mécanisme répond encore mieux que l’énergétisme à nés besoins psychologiques d'intelligibilité et de clarté. . 27.
Caapirre IV. — Les conséquences des deux lois précédentes.
1. Réductibilité régressive de nos connaissances, besoin psychologique. — 2. Au lieu de la considérer comme une nécessité psychologique, on a souvent objecté cette réductibilité au mécanisme : Les idées d'Andrade ; elles {ne sont pas assez positives. — 3. Le fait historique, comme l'a vu Comte, traduit, au point de vue de l'ordre d'acquisition de nos connaissances, une loi nécessaire : Les connaissances les premières acquises doivent être non seulement les plus fréquentes, partant celles qui ont le plus d'aptitude à ètre généralisées, mais encore celles qui ontle plus daplilude à élre simplifiées. — Geci permet de comprendre pourquoi le mécanisme rend plus aisément communicables les résultats de la science physique. Importance psychologique et sociale de ce point de vue. — 5. L'énergétique est loin d’ailleurs de le dédaigner. Elle prétend au con-
traire à une simplicité plus grande que celle du mécanisme : le principe de l’économie de la pensée de Mach. Seulement elle entend la simplicité d’une façon abstraite
et absolue, et non d'une façon concrète et psychologique.
À ce dernier point de vue qui est le point de vue réel, le mécanisme l'emporte encore. — 6. Même au point de vue de la simplicité abstraite et absolue, il n’est pas sûr que l'énergétique ait plus d'avantages que le mécanisme. Elle établit plus sobrement les principes, mais quand elle redescend aux cas particuliers, ses termes correcteurs entraînent autant de complications que les masses cachées du mécanisme. — 7. Le danger des termes arbitraires de l'énergétisme : la réalisation des abstractions. . . . 39
CHapirre V. — Les différentes formes d'imagination et les théories physiques.
1. L'énergétisme et le mécanisme marqueraient deux formes d'esprit : abstrait et concret ; au point de vue psychologique ce que l'on vient de dire dans les précédents
chapitres ne vaudrait que pour l’une de ces formes, l’es-
prit concret. L'esprit abstrait ne serait satisfait au contraire que par les théories énergétiques; et l'esprit abstrait serait le véritable esprit scientifique. — 2. L'esprit purement abstrait n'existe pas. L’énergétique n’est qu'un effort vers l’abstraction. — 3. La tendance à la plus
grande abstraction possible est-elle souhaïtable, en phy-
sique ? Ses dangers. — 4. On ne pense jamais sans image, SOON D ORNE LE er nat rot 008
Cuarirre VI. — Limites que la psychologie de la connaissance semble assigner à l’énergétisme.
1. Le concept d’après la psychologie contemporaine est un substitut de l'expérience. — 2. La théorie physique, énergétique, simple assemblage de concepts, n’est qu'un
. résumé de l'expérience. — 3. Aussi la physique théorique
énergétique est-elle séparable de la physique expérimen-
tale. Elle n’est qu'un mode d'exposition de l’acquis. —
4. Ce rôle est bien du reste l’un des rôles essentiels de la théorie physique. — 5. Mais il n’est pas le seul. La théorie
154 TABLE DES MATIÈRES doit servir encore à la découverte. — 6. Supériorité du : mécanisme à ce point de vue. — 7. Conclusion. . . 76
CxariTREe VII. — La déduction et l'induction du point |
de vue psychologique.
1. La déduction considérée comme essentiellement distincte de l'induction. — 2. Pour élucider le problème de la déduction scientifique, recours à l'analyse de la déduction mathématique par la philosophie moderne. — 3. La déduction scientifique (par opposition à la déduction formelle), procède par synthèses successives : Historique : a) Descartes; 6) Kant. — 4. Comment on peut concevoir aujourd'hui le procédé psychologique de la synthèse déductive (fusion du principe d'identité et de l'intuition sensible). — 5. L’intuition est donc nécessaire à la déduction scientifique ; celle-ci ne peut être formelle ni arbitraire : un support intuitif, a dans la théorie, une très haute im- DOTIANCEL EME RAT EN OIL ET NT OS ER ER AC