I. Jensen, art. cité, p
a. F. Grcgh, cité par Bernard-Leroy, p. i83.
LE DÉDOUBLEMENT DU PRESENT l5l
par l'évocation d'une perception passée que la perception présente semble répéter. Or, la fausse reconnaissance n'est ni l'une ni l'autre de ces deux opérations. Ce qui caractérise la reconnaissance du premier genre, c'est qu'elle exclut iout rappel d'une situation déterminée, personnelle, oii l'objet reconnu aurait été déjà perçu. Mon cabinet de travail, ma table, mes livres ne composent autour de moi une atmosphère de familiarité qu'à la condition de ne faire surgir le souvenir d'aucun événement déterminé de mon histoire. S'ils évoquent le souvenir précis d'un incident auquel ils ont été mêlés, je les reconnais encore comme y ayant pris part, mais cette reconnaissance se surajoute à la première et s'en distingue profondément, comme le personnel se distingue de l'impersonnel. Or, la fausse reconnaissance €st autre chose que ce sentiment de familiarité. Elle porte toujours sur une situation personnelle, dont on est convaincu qu'elle reproduit une antre situation personnelle, aussi précise et aussi déterminée qu'elle. Resterait donc qu'elle fût la reconnaissance du second genre, celle qui implique le rappel d'une situation semblable à celle oii l'on se trouve actuellement. Mais remarquons qu'il s'agit toujours, en pareil cas, de situations semblables et non pas de situations identiques. La reconnaissance du second genre ne se fait que par la représentation de ce qui diflerencie les deux situations en même temps que de ce qui leur est commun. Si j'assiste pour la seconde fois à une comédie, je reconnais un à un chacun des mots, chacune des scènes; je reconnais enfin toute la pièce 'et je me rappelle l'avoir déjà vue ; mais j'étais alors à une autre place, j'avais d'autres voisins, j'arrivais avec d'autres préoccupations ; en tout cas je ne pouvais pas être alors ce
que je suis aujourd'hui, puisque j'ai vécu dans l'inlervalle. Si donc les deux images sont les mêmes, elles ne se présentent pas dans le même cadre, et le vague sentiment de la dilTérence des cadres entoure, comme une frange, la conscience que je prends de l'identité des images et me permet à tout instant de les distinguer. Au contraire, dans la fausse reconnaissance, les cadres sont identiques, comme les images elles-mêmes. J'assiste au même spectacle avec les mêmes sensations, les mêmes préoccupations : bref, je suis en ce moment au même point, à la même date, au même instant où j'étais alors de mon histoire. C'est donc à peine si l'on peut parler ici d'illusion, puisque la connaissance illusoire est l'imitation d'une connaissance réelle, et que le phénomène auquel nous avons affaire n'imite aucun autre phénomène de notre expérience. Et c'est à peine si l'on peut parler de fausse reconnaissance, puisqu'il n'y a pas de reconnaissance vraie, d'un genre ou d'un autre, dont celle-ci serait l'exacte contrefaçon. En réalité il s'agit d'un phénomène unique en son genre, celui-là même que produirait le (( souvenir du présent » s'il surgissait tout à coup de l'inconscient où il doit rester. Il ferait l'effet d'un souvenir, puisque le souvenir offre une marque distinctivc, autre que celle de la perception ; mais il ne pourrait pas être rapporté à une expérience passée, parce que chacun do nous sait bien qu'on ne vit pas deux fois le même moment de son histoire.
Reste à savoir pourquoi ce souvenir demeure ordinairement caché, et comment il se révèle dans des cas extraordinaires. D'une manière générale, en droit, le passé ne
POURQUOI LE DÉDOUBLEMENT EST INGONSCIEINT l5î>
•eviciit à la conscience que dans la mesure où il peut iider à comprendre le présent et à prévoir l'avenir : c'est an éclaireur de l'action. On fait fausse route quand on étudie les fonctions de représentation à l'état isolé, comme ai elles étaient à elles-mêmes leur propre fin, comme si nous étions de purs esprits, occupés à voir passer des idées ai des images. La perception présente attirerait alors à e\\& un souvenir similaire sans aucune arrière-pensée d'utilité, pour rien, pour le plaisir, — pour le plaisir d'introduire dans le monde mental une loi d'attraction analogue à celle qui gouverne le monde des corps. Nous ne contestons certes pas « la loi de similarité », mais, comme nous le faisions remarquer ailleurs, deux idées quelconques et deux images prises au hasard, si éloignées qu'on les suppose, se ressembleront toujours par quelque côté, puisqu'on trouvera toujours un genre commun dans lequel les faire entrer: de sorte que n'importe quelle perception rappellerait n'importe quel souvenir, s'il n'y avait ici qu'une attraction mécanique du semblable par le semblable. La vérité est que, si une perception rappelle un souvenir, c'est afin que les circonstances qui ont précédé, accompagné et suivi la situation passée jettent quelque lumière sur la situation actuelle et montrent par oij en sortir. Mille et mille évocations de souvenirs par ressemblance sont possibles, mais le souvenir qui tend à reparaître est celui qui ressemble à la perception par un certain côté particulier, celui qui peut éclairer et diriger l'acte en préparation. Et ce souvenir lui-même pourrait, à la rigueur, ne pas se manifester : il suffirait qu'il rappelât, sans se montrer lui-même, les circonstances qui ont été données en contiguïté avec lui, ce qui a précédé et ce qui a suivi, enfin
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ce qu'il importe de connaître pour comprendre le présent et anticiper l'avenir. On concevrait même que rien de tout cela ne se manifestât à la conscience, et que la conclusion seule apparût, je veux dire la suggestion précise d'une certaine démarche à faire. C'est ainsi que les choses se passent probablement chez la plupart des animaux. Mais plus la conscience se développe, plus elle éclaire l'opération de la mémoire et plus aussi elle laisse transparaître l'association par ressemblance, qui est le moyen, derrière l'association par contiguïté, qui est le but. Cellelà, une fois installée dans la conscience, permet à une foule de souvenirs de luxe de s'introduire en vertu de quelque ressemblance, même dépourvue d'intérêt actuel: ainsi s'explique que nous puissions rêver un peu en agissant; mais ce sont les nécessités de l'action qui ont déterminé les lois du rappel; elles seules détiennent les clefs de la conscience, et les souvenirs de rêve ne s'introduisent qu'en profitant de ce qu'il y a de lâche, de mal défini, dans la relation de ressemblance qui donne l'autorisation d'entrer. Bref, si la totalité de nos souvenirs exerce à tout instant une poussée du fond de l'inconscient, la conscience attentive à la vie ne laisse passer, légalement, que ceux qui peuvent concourir à l'action présente, quoique beaucoup d'autres se faufdcnt à la faveur de cette condition générale de ressemblance qu'il a bien fallu poser.
Mais quoi de plus inutile à l'action présente que le souvenir du présent.^ Tous les autres souvenirs invoqueraient plutôt des droits, car ils apportent au moins avec -eux quelque information, fût-elle sans intérêt actuel. -Seul, le souvenir du présent n'a rien à nous apprendre,
î/ IN ATTENTION A LA VIE l55
o'élant que le double de la perception. Nous tenons l'objet réel : que ferions-nous de l'image virtuelle ? Autant vaudrait lâcher la proie pour l'ombre.
C'est pourquoi il n'est pas de souvenir dont notre -attention se détourne plus obstinément.
L'attention dont il s'agit n'est d'ailleurs pas cette atlention individuelle dont l'intensité, la direction, la durée changent selon les personnes. C'est, pourrait-on dire, l'attention de l'espèce, une attention naturellement tournée vers certaines régions de la vie psychologique, naturellement détournée des autres. A l'intérieur de cha- -cune de ces régions notre attention individuelle se dirigera sans doute à sa fantaisie, mais elle viendra simplement alors se superposer à la première, comme le choix <|ue l'œil individuel fait de tel ou tel objet pour le regar- <ler se superpose à celui que Toeil humain a fait, une fois pour toutes, d'une certaine région déterminée du spectre pour y voir de la lumière. Or, si un fléchissement léger de l'attention individuelle n'est que de la distraction normale, toute défaillance de l'attention spécifique se traduit par des faits pathologiques ou anormaux.
La fausse reconnaissance est une de ces anomalies. Elle tient à un affaiblissement temporaire de l'attention générale à la vie : le regard de la conscience, ne se maintenant plus alors dans sa direction naturelle, se laisse distraire à considérer ce qu'il n'a aucun intérêt à apercevoir. Mais que faut-il entendre ici par « attention à la vie » ? Quel est le genre spécial de distraction qui aboutit à la fausse reconnaissance ? Attention et distraction sont des termes vagues : peut-on les définir plus nettement dans ce cas particulier? Nous allons essayer de le faire, sans pré-
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tendre cependant atteindre, en un sujet aussi obscur, a la clarté complète et à la précision définitive.
On n'a pas assez remarqué que notre présent est surtout une anticipation de notre avenir. La vision que la conscience réfléchie nous donne de notre vie intérieure est sans doute celle d'un état succédant à un état, chacun de ces états commençant en un point, finissant en un autre, et se suffisant provisoirement à lui-même. Ainsi le veut la réflexion, qui prépare les A'oies au langage ; elle distingue, écarte et juxtapose ; elle n'est à son aise que dans le défini et aussi dans l'immobile ; elle s'arrête à une conception statique de la réalité. Mais la conscience immédiate saisit tout autre chose. Immanente à la vie intérieure, elle la sent plutôt qu'elle ne la voit ; mais elle la sent comme un mouvement, comme un empiétement continu sur un avenir qui recule sans cesse. Ce sentiment devient d'ailleurs très clair quand il s'agit d'un acte déterminé à accomplir. Le terme de l'opération nous apparaît aussitôt, et, pendant tout le temps que nous agissons, nous avons moins conscience de nos états successifs que d'un écart décroissant entre la position actuelle et le terme dont nous nous rapprochons. Ce but lui-même n'est d'ailleurs aperçu que comme un but provisoire ; nous savons qu'il y a autre chose derrière ; dans l'élan que nous prenons pour franchir le premier obstacle nous nous préparons déjà à en sauter un second, en attendant les autres qui se succéderont indéfiniment. De même, quand nous écoutons une phrase, il s'en faut que nous fassions attention aux mots pris isolément : c'est le sens du tout qui nous importe ; dès le début nous reconstruisons ce sens hypothcliquement ; nous lançons notre esprit dan»
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une certaine direction générale, quittes à inflécliir diversement cette direction au fur et à mesure que la plirase, en se déroulant, pousse notre attention dans un sens ou dans un autre. Ici encore le présent est aperçu dans l'avenir sur lequel il empiète, plutôt qu'il n'est saisi en luimême. Cet élan donne à tous les états psychologiques qu'il fait traverser ou enjamber un aspect particulier, mais si constant que nous nous apercevons de son absence, quand il manque, bien plus que de saprésence, à laquelle nous sommes accoutumés. Chacun de nous a pu remarquer le caractère étrange que prend parfois un mot familier quand on arrête sur lui son attention. Le mot apparaît alors comme nouveau, et il l'est en effet : jamais, jusquelà, notre conscience n'en avait fait un point d'arrêt ; elle le traversait pour arriver à la fin d'une phrase. Il ne nous €st pas aussi facile de comprimer l'élan de notre vie psychologique tout entière que celui de notre parole ; mais, là où l'élan général faiblit, la situation traversée doit paraître aussi bizarre que le son d'un mot qui s'immobilise au cours du mouvement de la phrase. Elle ne fait plus corps avec la vie réelle. Cherchant, parmi nos expériences passées, celle qui lui ressemble le plus, c'est au rêve que nous la comparerons.
Or, il faut remarquer que la plupart des sujets, décrivant ce qu'ils éprouvent pendant et après la fausse reconnaissance, parlent d'une impression de rêve. L'illusion s'accompagne « d'une espèce de sentiment inanalysable que la réalité est un rêve », dit M. Paul Bourget^ Dans une auto-observation rédigée en anglais, qui me fut remise
I. Observation recueillie par M. Bernard-Leroy, op. cit., p. 169
l58 LA FAUSSE RECONNAISSANCE
il y a quelques années, je trouve l'épillicte (( shadowy » appliquée à l'ensemble du phénomène ; on ajoute que le phénomène se présente plus tard, quand on se le remémore, comme (( the half forgotten relie of a dream ». Des observateurs qui ne se connaissent pas entre eux, qui parlent des langues différentes, s'expriment ici en termes qui sont la traduction textuelle les uns des autres. L'impression de rêve est donc à peu près générale.
Mais il faut remarquer aussi que les personnes sujettesà la fausse reconnaissance sont fréquemment portées à trouver étrange un mot familier. Une enquête faite par G. Heymanslui a montré que ces deux dispositions étaient liées l'une à l'autre'. L'auteur ajoute avec raison que les théories courantes du premier phénomène n'expliquent pas pourquoi il s'associe au second.
Dans ces conditions, n'est-il pas permis de chercher la cause initiale de la fausse reconnaissance dans un arrêt momentané de notre élan de conscience, arrêt qui ne change rien, sans doute, à la matérialité de notre présent, mais le détache de l'avenir avec lequel il fait corps et de l'action qui en serait la conclusion normale, lui donnant ainsi l'aspect d'un simple tableau, d'un spectacle qu'on s'offre à soi-même, d'une réalité transposée en rêve ? Qu'on nous permette de décrire une impression personnelle. Nous ne sommes pas sujet à la fausse reconnaissance, mais nous avons essayé bien souvent, depuis que nous l'étudions, de nous replacer dans l'état d'ame décrit par les observateurs et d'induire expérimen-
I, Zcitschr. f. Psycliologie, vol. 36, 1904, p. 321-3^3 ; et vol. 43, 1906^ p. 1.17.
l'insuffisance d'élan 169/
lalement en nous le phénomène. Nous n'y avons jamais réussi tout à fait ; nous avons pourtant obtenu, à diverses reprises, quelque chose d'approchant, mais de très fuyant. Il faut pour cela que nous nous trouvions en présence d'une scène, non seulement nouvelle pour nous, mais qui tranche sur le cours de notre vie habituelle. Ce sera, par exemple, un spectacle auquel nous assistons en voyage, surtout si le voyage a été improvisé. La première condition est alors que nous éprouvions un certain étonnement tout particulier, que j'appellerai l'étonnement de se trouver là. Sur cet étonnement vient se greffer un sentiment assez différent, qui a pourtant une parenté avec lui : le sentiment que V avenir est clos, que la situation est détachée de tout mais que nous sommes attachés h elle. A mesure que ces deux émotions se compénètrent, la réalité perd de sa solidité et notre perception du présent tend aussi à se doubler de quelque autre chose, qui serait derrière. Est-ce le « souvenir du présent » qui transparaît .^ Nous n'oserions l'affirmer; mais il semble bien que nous soyons alors sur le chemin de la fausse recon^ naissance, et qu'il y aurait peu de chose à faire pour y arriver.
Maintenant, pourquoi le souvenir du présent attend-il, pour se révéler, que Vélan de conscience faiblisse ou s'arrête ? Nous ne savons rien du mécanisme par lequel une représentation sort de l'inconscient ou y retombe. Tout ce que nous pouvons faire est de recourir à un schéma provisoire par lequel symboliser l'opération. Revenons à celui dont nous nous étions servi d'abord. Représentonsnous la totalité des souvenirs inconscients comme pressant contre la conscience, — celle-ci ne laissant passer,.
l6o LA FAUSSE RECO>>'AISSA.\CE
€n principe, que ce qui peut concourir à l'action. Le soi;venir du présent fait elTort comme les autres ; il est d'ailleurs plus près de nous que les autres ; penché sur noire perception du présent, il est toujours sur le point d'y entrer. La perception n'échappe que par un mouvement continuel en avant, qui maintient l'écart. En d'autres termes, un souvenir ne s'actualise que par l'intermédiaire d'une perception : le souvenir du présent pénétrerait donc dans la conscience s'il pouvait s'insinuer dans la perception du présent. Mais celle-ci est toujours en avance sur lui : grâce à l'élan qui l'anime, elle est moins dans le présent que dans l'avenir. Supposons que tout à coup l'élan s'arrête : le souvenir rejoint la perception, le présent est reconnu en même temps qu'il est connu.
La fausse reconnaissance serait donc enfin la forme la plus inoffensive de l'inattention à la vie. Un abaissement constant du ton de l'attention fondamentale se traduit par des troubles psychologiques plus ou moins profonds et durables. Mais il peut arriver que cette attention se maintienne d'ordinaire à son ton normal, et que son insufRsance se manifeste d'une tout autre manière : par des arrêts de fonctionnement, généralement très courts, espacés de loin en loin. Dès que l'arrêt se produit, la fausse reconnaissance arrive sur la conscience, la recouvre pendant quelques instants et retombe aussitôt, comme
une vague.
Concluons par une dernière hypothèse, que nous faisions pressentir dès le début de notre travail. Si l'inattention à la vie peutprcndre deux formes inégalement graves n'est-on pas en droit de supposer que la seconde, plus bénigne, est un moyen de se préserver de l'autre ? Là où
l'insuffisance d'élan i6i
«ne insuffisance de ratlention risquerait de se traduire par un passage définitif de l'état de veille à Tétat de rêve, la conscience localise le mal sur quelques points oii elle ménage à l'attention autant de courts arrêts : l'attention pourra ainsi se maintenir, tout le reste du temps, en contact avec la réalité. Certains cas très nets de fausse reconnaissance confirmeraient cette hypothèse. Le sujet se sent d'abord détaché de tout, comme dans un rêve : il arrive à la fausse reconnaissance aussitôt après, quand il commence à se ressaisir lui-même*.
Tel serait donc le trouble de la volonté qui occasionnerait la fausse reconnaissance. Il en serait même la cause initiale. Quant à la cause prochaine, elle doit être cherchée ailleurs, dans le jeu combiné de la perception et de la mémoire. La fausse reconnaissance résulte du fonctionnement naturel de ces deux facultés livrées à leurs propres forces. Elle aurait lieu à tout instant si la volonté, sans cesse tendue vers l'action, n'empêchait le présent de se retourner sur lui-même en le poussant indéfiniment dans ] 'avenir. L'élan de conscience, qui manifeste l'élan de vie, échappe à l'analyse par sa simplicité. Du moins peut-on étudier, dans les moments oii il se ralentit, les conditions de l'équilibre mobile qu'il avait jusque-là maintenu, et analyser aiasi une manifestation sous laquelle transparait son essence.
r. Voir en particulier les auto-observations de Kraepclin et de MM. DrottiarJ et Albès, articles cités.