‹ L'enfantChapitre 18 sur 37 · EN G A G E M E X T I > K MADELEINE GASSELIN · texte numérisé non relu

EN G A G E M E X T I > K MADELEINE GASSELIN

Je Madeleine Gassclin, indigne servante de Jésus, prens mou aimable Jésus pour mon époux, et. lui promets fidélité, et que je n'en aurai jamais d'autre que lui, et lui donne, pour gage de ma fidélité, mon cœur et tout ce que je ferai jamais, m' obligeant, à la vie et à la mort, de faire tout ce qu'il désirera de moi, et de le servir de tout mon cœur pendant toute l'éternité.

En foi de quoi, j'ai signé de ma propre main le çont rat i r ré vocable.

Fait en la présence de la sur-adorable Trinité, de la sacrée Vierge Marie mère de Dieu, de mon glorieux père saint Joseph, de mon ange gardien et de toute la Cour céleste, l'an de grâce 1650, jour de mon glorieux père saint Joseph.

(Siijne et ratifie comme ci-dessus.) xvn. 3

J'ai parlé ailleurs1 du noueraient de l'aiguillette, je dirai donc un mot seulement des pratiques superstitieuses relatives au devoir conjugal.

Beaucoup de maris croyaient devoir passer la première nuit en prières auprès de leur femme. C'est ce que l'on appelait la nuit de Tobie. Des fidèles, plus timorés encore, observaient cette abstinence durant les trois premières nuits. L'Église se bornait à la recommander pour les veilles et les jours de grandes fêtes et durant la semaine de la sainte communion. Toutefois, en souvenir de la mort du Christ, le vendredi devait aussi être consacré à la prière et au jeûne.

Et puis, comme le dit très bien le sage curé qui me sert ici de guide, « il y a bien d'autres superstitions qui regardent le devoir conjugal ; mais la matière est trop délicate, et il seroit à craindre que la pudeur ne fût intéressée dans l'énumération qui s'en pourroit faire. »

1 Voy. dans Les magasins de nouveautés, la mercerie.

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