DÉCÉDÉE LE 30 JUIN
An. S.
Lecteur, si vous venez un jour près de sa tombe, A ce petit enfant donnez un souvenir.
Au mal qui le rongeait à dix ans il succombe,
Et cependant son nom ne doit jamais périr.
C'est que ce front rêveur qui dans la nuit retombe Avait ce trait divin qui ne peut se ternir.
C'est qu’elle nous montrait, cette frêle colombe,
Plus que le rameau vert : le fruit qui va mürir.
Pauvre enfant, dors en paix dans ta couche de gloire! Ce livre à ta patrie apprendra ton histoire, Et d'obscurs détracteurs le sacrilége effort.
Mais laissons l'aigle au ciel, le reptile à la terre. Passant, arrête! et donne en saluant sa pierre,
Une palme au génie, une larme à la mort.
PAUL SIRET.
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