‹ L'enfant de BrugesChapitre 8 sur 83 · EAUX-FORTES · texte numérisé non relu

EAUX-FORTES

Paysage en largeur. Premier plan ombré, terrain courant de droite à gauche et surmonté à droite d’un arbre qui se divise en deux masses à moitié de sa hauteur. Deuxième plan clair avec fond d'arbrisseaux. Sous le grand arbre, debout, la silhouette. C'est un des premiers paysages de Fritz (page 64).

Paysage en largeur. Une bande de terrain couvert de broussailles, légèrement incliné vers la droite et couvert d'une rangée d'arbres de petite

futaie. Au milieu groupe d'arbres plus élevés. La silhouette placée presque au tiers de la planche à gauche. (page 96).

Paysage en largeur. A droite une pièce d’eau qui se prolonge à l'horizon. A l’avant-plan à gauche une langue de terrain au bout de laquelle se trouve la silhouette. Au second plan une berge légèrement élevée surmontée de quelques arbres maigres de branches et de feuilles à l'exception de l'arbre du milieu. (page 128).

Paysage en largeur. Terrain blanc parsemé d'herbes. Ce terrain est meublé

. de broussailles, d’arbrisseanx et d’un groupe d’arbres plus noirs à gauche. Au premier plan à un centimètre du bord inférieur, la silhouette {page 160).

Paysage en largeur. Terrain fuyant de droite à gauche et incliné. Arbrisseaux clair-semés à gauche. À gauche à deux centimètres du bord, au premier plan, la silhouette assise, lisant. {page 192).

Paysage en hauteur. Une pièce d’eau à droite dans laquelle s'avance un terrain assez élevé, meublé de pierrailles et d'herbes et surmonté d'un arbre élancé et feuillu. Deuxième plan : terrain accidenté orné d'arbres de haute futaie. À droite, une barquette au bord de laquelle se trouve la silhouette assise. (page 224).

Hiver, avec petits patineurs. (page 256).

Paysage en largeur. Effet de soir. Au premier plan une pièce d’eau s'élargissant un peu vers la gauche. Bande de terrain ombrée. Sur le sommet de cette bande de terrain quelques arbres fortement ombrés et placés à distance. Au bord de l’eau presque au milieu. la silhouette. (page 288).

Paysage en hauteur. Le brouillard. Bouquet d'arbres sur un plan incliné de droite à gauche. L'arbre principal est fortement teinté. Premier plan ombré; au milieu, la silhouette (page 318).

Paysage en largeur. Au premier plan un terrain courant de gauche à droite; pente rapide et formant berge. Au second plan un rocher s'avance dans l’eau. Au dessus de ce rocher, terrain sans arbres; à l'horizon on distingue un corps de bâtiments. À droite au fond la mer sur laquelle on remarque quelques voiles. Sur le premier plan vers la droite, mais au milieu, assis sur la berge, la silhouette, {page 350).

N. B. Tous les tableautins reproduits, sauf celui de Louise, ont figuré aux expositions de Bruxelles, d'Anvers, de Gand et de Liége.

Ces eaux-fortes ont été faites par le père de Fritz, qui n’a jamais cherché dans le truc du tirage moderne des effets qu’un artiste comme Rembrandt seul pouvait peut-être deviner et obtenir. Les planches de M. Jean Van den Kerkhove seront sans doute recherchées quelque jour. Si nous en parlons ici avec une certaine insistance, c’est pour faire remarquer que l’aquafortiste, malgré son habileté, malgré des efforts multipliés, n’a point su parvenir à donner à son interprétation le cachet de tristesse et de profondeur qui caractérise l'œuvre de son fils. I1 le reconnait bien volontiers lui-même et il a fallu l’énergie de nos désirs pour qu'il nous permit de placer ici les eauxfortes dont nous parlons et qui, malgré leur insuffisance, pourront du moins donner à ceux qui ne connaissent point les originaux, une idée de leur aspect.

Les quatre premières eaux-fortes reproduisent de petites études dont Fritz affectionnait la forme dans les premiers temps : un avant-plan composé d’une

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bande transversale de terrain; un second plan d'arbres de petite et maigre futaie, puis un horizon le plus souvent formé d’arbres, derrière lequel les lueurs mourantes d’un soleil couché se laissent encore distinguer. Pendant tout un temps il s’est pris d'affection pour ce thème qu'il a développé plus tard et augmenté de pièces d’eau toujours traitées avec un incroyable sentiment d’exactitude et de finesse. Dans ses premiers travaux il à toujours préféré la forme en largeur et on compte de lui une grande quantité de panneautins mesurant 10 à 12 centimètres de large sur 5 à 6 de haut et même de dimensions moindres,

Les eaux-fortes plus grandes ont entre elles un certain air de parenté. Elles n’ont rien, pas plus que les précédentes, d’un artiste fait, Le dessin en est absent. L'enfant procède par masses au milieu desquelles il dirige, avec sa rare intelligence, la pointe de son canif ou un petit bâton enduit de terre de sienne avec lequel il fait fuseler ses arbres et saillir les herbes ou les pierres. La rapidité de sa pratique et le désir de passer à un autre ordre d'idées, lui ont le plus souvent dédaigner le détail que, du reste, il méprisait souverainement comme étant incompatible avec la grandeur de ses panneaux et, plus probablement, avec son genre de génie.

Le paysage placé à la page 318est une œuvre plus terminée; c’est un brouillard d’un effet ravissant, mais que l’eau-forte n’a pu rendre avec les fines intentions que possède l'original, surtout dans le ciel,

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