P 01. Y TE
Air d'Aristippe.
Puisque vous t'nez à m'êtr' propice ,
Ordonnez à vos héritiers
D' payer deux lits dans un hospice
Pour recevoir deux ouvriers.
i' s' rai quelque jour l'un de ces ouvriers. Mais , avec moi, partageant cet asile, Le compagnon d' mes plaisirs d'aujourd'hui , Ne dira pas : Il pouvait m'étre utile... Et l'égoïste... il n'a pensé qu'à lui.
BONOEIL.
Brave garçou !.. je ne sais comment exprimer... tiens. . je pleure et je me comprends.
POLYTE
Faut pas pleurer... c'est bête... voyons... me promettez-vous?
BONOEIL.
Tout ce que tu voudras, cher enfant... mais, quand veux-tu donc partir ?
POLYTE
Rien que tout de suite.
BONOEIL.
Au moins, tu ne me quitteras pas sans m'embrasser.
POLYTE, montrant Aglaé et Ernest.
Vous les marierez ?
BONOEIL.
Je n'ai plus rien à te refuser.
POLYTE , se jette dans ses bras.
Brave homme, va!., et vous, mam'zelle Aglaé, voulez-vous permetlre encore, malgré mon costume...
AGLAÉ
Oh! de grand cœur.
POLYTE
Merci... (A part.) Ce baiser-là, c'est un coup de poing clans le cœur du jeune Ernest... j' lui devais ça... maintenant... partons, mes amis, vive la misère et la liberté !