‹ L'enfant de Paris; ou, Misère et liberté; vaudeville en un acteChapitre 30 sur 34 · P 01. Y TE · texte numérisé non relu

P 01. Y TE

Air d'Aristippe.

Puisque vous t'nez à m'êtr' propice ,

Ordonnez à vos héritiers

D' payer deux lits dans un hospice

Pour recevoir deux ouvriers.

i' s' rai quelque jour l'un de ces ouvriers. Mais , avec moi, partageant cet asile, Le compagnon d' mes plaisirs d'aujourd'hui , Ne dira pas : Il pouvait m'étre utile... Et l'égoïste... il n'a pensé qu'à lui.

BONOEIL.

Brave garçou !.. je ne sais comment exprimer... tiens. . je pleure et je me comprends.

POLYTE

Faut pas pleurer... c'est bête... voyons... me promettez-vous?

BONOEIL.

Tout ce que tu voudras, cher enfant... mais, quand veux-tu donc partir ?

POLYTE

Rien que tout de suite.

BONOEIL.

Au moins, tu ne me quitteras pas sans m'embrasser.

POLYTE, montrant Aglaé et Ernest.

Vous les marierez ?

BONOEIL.

Je n'ai plus rien à te refuser.

POLYTE , se jette dans ses bras.

Brave homme, va!., et vous, mam'zelle Aglaé, voulez-vous permetlre encore, malgré mon costume...

AGLAÉ

Oh! de grand cœur.

POLYTE

Merci... (A part.) Ce baiser-là, c'est un coup de poing clans le cœur du jeune Ernest... j' lui devais ça... maintenant... partons, mes amis, vive la misère et la liberté !

Page 1