‹ L'enfant de Paris; ou, Misère et liberté; vaudeville en un acteChapitre 4 sur 34 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

POLYTE, CATICIIE.

POI-YTE.

Enfin, le voilà parti... c'est un bou eufaut, tout de même... c'est dommage qu'il commence à radoter.

CATICIIE.

Eh bien ! M. Polyte, c'est joli de parler ainsi de son bienfaiteur !

POLYTE

Ah! dis donc... dis donc... est-ce que lu vas aussi me faire des phrases, toi, Catiche. c'est que ca ne leva pas du tout avec ton petit air effronté.

CATICIIE.

Comment, j'ai un air...

POI-YTE.

Effronté; mais, c'est égal... ça me plait... je n'aime pas les mijaurées...

(11 lui prend la taille.) CATICIIE.

Eh bien! monsieur Polyte, faites donc attention que je ne suis qu'une bonne...

POI YTE.

Oh! je suis pas fier... et puis d'ailleurs, qu'est-ce que je suis... un gamin, qu'on veut polir, mais qui est encore un peu raboteux...

CATICHE

Mettez donc vos mains dans vos poches ; songez qu'à cette heure, vous pouvez prétendre à des femmes comme il faut.

POLYTE

Merci !.. de tes huppées... des bégueules. ..laisse-moi donc tranquille avec tes femmes comme il faut... c'est ce qu'il ne me faut pas à moi!

Air de Marianne

Ne m' parle pas de ces bégueules, Qui sont raid's comme des échalas :

ElPspeuv'nt ben garder pour ell's seul<- El leurs grâces et leurs appa*.

Elis sont guindées, Ell's sont fardées, Ell's ont buse , El puis ell's sentent le musc :

Tout ça m'embête , Tout ça m'entête J' leur préfèr', moi, Un' petit' bonn' comm' loi ; Les grisett's, c'est 1' bonheur suprême, Si j'en j'ug' par l'échantillon ; C'est frais... pot'lé... ça sent 1' bouillon ,

Et v'ià l'odeur que j'aime, (ter ] A preuve! [U l'embrasse.

CATICIIE.

C'est comme ca... eh bien! jevous laisse avec voire grand-mère, (Elle lui donne son livre".) Avec elle vous serez plus raisonnable. (Elle sort.)

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