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B. Pérez. — L'ecfant de trois à sept ans. IB
in L'ENFANT DE TROIS A SEPT ANS
méprend d'objet, par pure ignorance, et sans qu'il puisso être question de précoce perversion des instincts naturels. Tel est Teffet si bizarre, et qui devrait être le principe de tant d'autres actions plus que bizarres, auquf3l la fessée administrée par M"' Lambercier donna lieu, pour son élève Rousseau, âgé de huit ans. D'autres fois encore et chez des enfants plus jeunes, l'instinct sexuel se manifeste par des méprises moins innocentes en apparence, mais non en réalité, M. Arréat cite « un curieux témoignage de l'amour d'une petite fille de six à sept ans pour son père. Celui-ci était absent et envoyait son linge sale à la maison pour être lavé. Aussitôt qu'onavait ouvert le paquet, l'enfant se roulait dans ce linge pour respirer l'odeur de ce père chéri qu'elle était privée de caresser. Sa tendresse filiale était mêlée d'une sensualité naïve que l'éducation n'en avait pas encore séparée *. »
« On peut observer, ajoute avec beaucoup de sagacité M. Arréat, que, chez les enfants, les mouvements tendres trahissent librement Tinstinct, parce que le désir n'est pas venu*. » En effet, dès que le désir est venu, la pudeur est bien près de le suivre. On voit même des enfants de trois ans se cacher pour se livrer seuls ou avec des camarades de leur âge à des pratiques spontanément apprises. Un secret instinct les avertit qu'ils feraient mal de se livrer, en public, à leurs impulsions sensuelles. En admettant que la pudeur, si faible et si tardive chez certains enfants,, ne soit nas une tendance héréditaire, on peut supposer qu'elle dépend jusqu'à un certain ^oint du caractère individuel, ici plus libre et plus franc, là plus timide et plus cachotier. Peut-être aussi est-elle une conséquence indi-