‹ L'enfant du miracle; comédie-bouffe en trois actesChapitre 12 sur 106 · MARGUERITE, MAITRE LANSQUENET · texte numérisé non relu

MARGUERITE, MAITRE LANSQUENET

M AliGCKKITK, au fond.

Si Maître Lansquenet veut se donner la peine d'entrer... Madame ne \a pas larder à venir... Elle est avec son ai'chitecîc.

LANSQUENET

Avec Croche? Ah bien ! j'ai le temps d'allcndrc 1 h n'en finit jamais, M. Croche.

MARGUERITE

Il est si bavard !

[lansquenet.

Profitons-en, petite Margot, pour nous occuper un peu de toi.

MARGUERITE

Avec plaisir, maître Lansquenet.

LANSQUENET

Car tu es ma cliente... une cliente très sensée, très intelligente, qui a su le mieux du monde mener sa modeste bar-

que. Sais-tu seulement à quel chiffre se monte aujourd'hui le capital que lu m'as confié?

MARGUERITE

Ce doit être une dizaine de mille francs envii^on.

LANSQUENET

Juste... dix mille francs, que tu as mis de côté en dix ans passés au service de M. Moulurey. Combien le donnuil-il par mois?

MARGUERITE, baissant les yeux.

Trente francs.

LANSQUENET

Ah, mais ! ah, mais ! ah, mais !... il y avait donc à côté les petits bénéfices ?

MARGUERITE

M. .Monlurey a été très bon pour moi.

Tu le lui rendais bien. Aussi ton maître a^ait-il songé à loi. Par un petit acte i'édii,'é en mon étude, il y a deux ans, au moment de son mariage, Moulurey t'a constitué un capital, payable à son décès.

MARGUERITE

Vrai?

LANSQUENET

Parole de notaire! Tu toucheras de ce chef, quand il te plaira, deux mille écus.

MARGUERITE

C'est-à-dire?

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