I.ANSQIJKNKT, lui |iicii:inl los inuiiis
Tu as renianiué (;a, toi.
Oh ! quand on est jolie fîllo et qu'on a un peu Thabitude des hommes...
LANSQUENET, se lève.
Tu as la grande habitude, Margot !
MARGUERITE
De mon patron, seulement. Avec les autres... pas si bétc! .lusqu'à son mariage, il a bien fallu le distraire un peu, le pauvre homme !
LANSQUENET, rembru^sunl, fiiuu
Brave petit cœur !
MARGUERITE
Et tenez... m'est avis que s'il ne s'était pas marié, M. Moulurcy serait encore de ce monde.
LANSQUE.NET.
Vraiment ?
MARGUERITE
Sûr!... Avec son tempérament sanguin, fallait plus lui promettre que tenir, dans son intérêt, bien entendu... c'est ce que je faisais. Tandis qu'une fois marié...
LANSQUENET
Kh bien?
Il a été trop goulu ;nec madaïue... alors il a eu une révolution de sang, et crac 1 Avec les vieux, faut savoir s y prendre... Madame était trop inexpérimentée.
LANSQUK.N KT.
Minerve parle par ta bouche.
MARGUERITE, le regardant en riant.
Aussi moi, quand je serai cocotte, c'est des vieux que j"aimerai, que je dorloterai, que je cajolerai... des vieux gentils, propres, bien conservés, riches... comme vous...
LANSQUENET, exultant.
Connue moi, Margot, comme moi ! (n tire viugt fraucs de son (tousset.) Mets ça en souvenir de moi dans ta tirelire.
Il l'embrasse.
MARGUERITE
Merci, monsieur Lansquenet. Vous voyez... vous m'avez embrassée... seulement! Ça ne vous fera pas de mal et vous êtes content tout de même.
LANSQUENET, enthousiasmé.
Cette fille est un ange 1... Je vais m occuper de toi, Margot, je vais m'occuper de toi.
Il l'embrasse.
M A a G U E R IT E .
Chut! assez, \oilà madame... à bientôt!