‹ L'enfant du miracle; comédie-bouffe en trois actesChapitre 15 sur 106 · I.ANSQUENKT · texte numérisé non relu

I.ANSQUENKT

Je VOUS salue, ma cht'-ir cliente.

ÉLISE

Vous avez rei;u mon petit mol.

C'est lui qui m'amène. Vous m'y exprimiez le désir que je misse à votre disposition une dizaine de mille francs... les voici.

ÉLISE

On n'est pas plus ponctuel. Merci. Je vous signe un reçu ?

LANSQUENET

S'il vous plait. Faisons les choses en règle.

ÉLISE

Que faut-il écrire?

LANSQUENET

Mettez simplement : « Reçu de maître Lansquenet, notaire, ta somme de dix mille francs. »

ÉLISE

J'ajoute, n'est-ce pas : « A Aaloir sur la succession de M. Moulurey. »

LANSQUENET

Naturellement... si vous héritez.

ÉLISE

Mais... sans doute...

LANSQUENET

C'est que je n"ai pas eu encore communication officielle du testament.

ÉLISE

Quel testament ?

Mais celui qui vous met en possession de la fortune de leu votre mari.

ÉLISE

Je ne saisis pas... c'est vous qui devez l'avoir.

LANSQUENET

Mais précisément non... Il doit être ici.

ÉLISE

Ici ? Pourquoi ? Toutes les pièces d'affaires de mon mari sont entre vos mains.

LANSQUENET

Ah mais ! ah mais ! ah mais!... excepté celle-là.

ÉLISE

Vous n'avez pas de testament ?

ACTK PREMIKIJ. 29

I, \NSQi;i:.\F,T.

Si lail, j'en ai bifii un. Mais dans l'espèce il est sans inlcrèl. Il ne dispose pas on \otrc faveur.

KI.ISE.

Vous dites ?

LANSQUENET

Le testament de Moulurey existant dans mon étude' est aniorieur à votre mariage.

i;i.isi:. Ali !... très bien !

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