I.ANSQUENKT
Je VOUS salue, ma cht'-ir cliente.
ÉLISE
Vous avez rei;u mon petit mol.
C'est lui qui m'amène. Vous m'y exprimiez le désir que je misse à votre disposition une dizaine de mille francs... les voici.
ÉLISE
On n'est pas plus ponctuel. Merci. Je vous signe un reçu ?
LANSQUENET
S'il vous plait. Faisons les choses en règle.
ÉLISE
Que faut-il écrire?
LANSQUENET
Mettez simplement : « Reçu de maître Lansquenet, notaire, ta somme de dix mille francs. »
ÉLISE
J'ajoute, n'est-ce pas : « A Aaloir sur la succession de M. Moulurey. »
LANSQUENET
Naturellement... si vous héritez.
ÉLISE
Mais... sans doute...
LANSQUENET
C'est que je n"ai pas eu encore communication officielle du testament.
ÉLISE
Quel testament ?
Mais celui qui vous met en possession de la fortune de leu votre mari.
ÉLISE
Je ne saisis pas... c'est vous qui devez l'avoir.
LANSQUENET
Mais précisément non... Il doit être ici.
ÉLISE
Ici ? Pourquoi ? Toutes les pièces d'affaires de mon mari sont entre vos mains.
LANSQUENET
Ah mais ! ah mais ! ah mais!... excepté celle-là.
ÉLISE
Vous n'avez pas de testament ?
ACTK PREMIKIJ. 29
I, \NSQi;i:.\F,T.
Si lail, j'en ai bifii un. Mais dans l'espèce il est sans inlcrèl. Il ne dispose pas on \otrc faveur.
KI.ISE.
Vous dites ?
LANSQUENET
Le testament de Moulurey existant dans mon étude' est aniorieur à votre mariage.
i;i.isi:. Ali !... très bien !