VOIX DE GEORGES
Je suis là.
ÉLISE
Entrez donc, mon aini.
GEORGES, entrant et allant à elle les bras tendus.
Bonjour... quel bonheur !
ÉLISE, d'un ton de reprocne.
Mon ami !...
GEORGES, se reprenant.
Oui... pardon... (oaimeDi.) Quel malheur! Quel malheur! Dieu que je suis content !
ÉLISE
Je vous en prie!...
GEORGES
Oui... pardon!... (a pan.) Je suis vraiment très, très satisfait.
ÉLISE
Calmez-vous et écoutez-moi. Je désire vous dire...
GEORGES
Non... ça, non! C'est à moi de vous parler, c'est ù moi de traduire avec éloquence les sentiments que nous ressentons l'un pour l'autre.
ÉLISE
Vraiment ?
G EORGES.
Oui ! Depuis deux ans nous menions côte à côte une vie insupportable. Quand nous nous sommes connus, vous veniez de vous marier, vous m'avez tout de suite adoré et vous n'avez jamais consenti à tromper feu Moulurey.... je dis bien... feu Moulurey.
ÉLISE
Mais je suis une honnête femme.
GEORGES
Oui... cela je puis en témoigner! Pendant ces deux années, j'ai employé pour vous fléchir tous les moyens, toutes les méthodes, tous les expédients, tous les trucs. Menaces de rupture, scènes violentes, liaisons à scandales, départs simulés, faux suicides, j'ai tout essayé... rien n'a réussi.
ÉLISE, riant.
C'est vrai !