ACTE PREMIER
OKOHGKS.
Kt Dieu sait le inérile que vous y aviez! Car enfin..., c'était un cliyne homme, il a\ait pour lui d'être puissamment l'iclie, mais, par contre, il manquait d'esprit. .Médiocre au physique, nul au moral, en somme... c'était n'importe qui.
.Mais vous parlez conmic mon coiilinier. mon cher.
GrOFlGKS.
C'est moi qui l'ai renseif^né. Quoi qu'il on soit, vous m'avez (lit dès le début en façon d'ultimatum « Tant que mon mari sera là, je n'appartiendrai qu'à lui. Si vous avez de la Ijaticnce, attendez. » J'ai attendu... j'ai attendu deux ans.
ÉLIS E
Ce n'est pas trop.
G Koiu; i:s.
Non, ce n'est pas trop... mais, c'est assez. Aujouidhui, vous voilà libre, ffràce à Dieu... !
Oh!
GEOKGtS.
Permettez... c'est une affaire entre lui et moi, je le remercie, j"cn ai bien le droit. Je répète donc : Vous voilà libre, grâce à Dieu et je \iens vous dire : Elise, où? quand? comment?
ELISE, sursautant.
Hein?
GEORGES
Où? quand? conunent?
14 L ENFANT DU MIRACLK.
ÉLISE
Je ne saisis pas du tout.
GEORGES
C'est pourtant bien simple. Nous étions séparés par un obstacle : il a disparu, rjuand nous réunissons-nous?
Je n'en sais rien.
Comment, vous n'en savez rien!
ÉLISE
Je ne sais même pas si nous nous réunirons.
GEORGES
Voyons, voyons... ce n'est pas sérieux!
ÉLISE
C'est extrêmement sérieux. J"ai besoin de réfléchir. Pendant deux années, j'ai porté la chaîne, une chaîne dorée, mais pesante. Elle vient de se briser. Avant de la resouder, s'il y a lieu, j'entends vivre libre, sans entraves, jouir de mon indépendance, du temps, de l'air, de l'espace. En un mot, mon ami, j'ai soif de vacances.
GEORGES
Prenons-les ensemble!
ÉLISE
Cela non, à aucun prix.
GEORGES
Pourquoi ?