LES DEUX CAMPS
Fl'avait préparé les choses de loin en me plaçant flans un collége spécial tenu par les prêtres du Diocèse mais dont, pendant vingt ars, sauf deux “ou trois exceptions, il n'est sorti que des hommes du “monde.
% Au reste, ce college avait été fondé. en 1848, ans le but de séparer les jeunes gens de la campagne des fils de famille dont le contact et les
idées empêchaient, diton, beaucoup de vocation: à l'état ccelésiastique. On l'appelait le collége de. nobles,
Sans doute que dans nn pays, où la foi est violem# ment attiquee et où, par cons: ‘quent, on respire un atmosphère vicice, parmi des jeunes gens ébloni-# de leurs richesres et de leurs vains titres, il en était peu capables de recevoir l'impression de la gracc$ et de comprendre quelque chose aux mystérieux nbaissements du Christ; mais, sur le nombre, il$ devait cependant s’en trouver quelques-uns que l’o1$ pouvait mener à Dieu, si on avait su les y conduire