L'AGE DES ILLUSIONS
En France, on finit généralement ses études ver l'âge de dix-huit à dix neuf ans. Quand je suis sorts du collége, j'avais un peu plus de dix-sept ans c4
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demi. J'étais naïf comme pas un et je croyais bon nement, ayant passé mon baccalauréat avec succés que c'était un grand point d'acquis; mais, en ré: lité, cet examen n'est qu'un obstacle; c’est pure ment et simplement le droit d'oublier ce qu'oi enseigne au collége pour apprendre des choses plir utiles. Tout est à recommencer.
Il en résulte que le plus bel âge de la vie s’écoul \
à la poursuite d’un bonheur éphémère et que, pou M arriver aux positions dites libérales, on doit, jusqu’ l’âge de vingt-cinq à vingt-six ans, comprimer at #
dedans de soi tous les sentiments naturels pou
vivre d’une vie toute factice et, plus tard, quand o1 est arrivé au but de ses désirs, on voit que la rc1 88
lité n'est pas ce qu’on crovait.
Mais si, d’un autre côté, on examine dans quelle #
conditions et de quelle maniere se font les étude
professionnelles, alors qu’il faudrait fixer les jeunes
gens d’une façon ou d’une autre, on ne peut s’en
pécher de dire que l’éducation, dans son ensemble A pour tous ceux qui ne sont pas ou prêtres ou rei gieux, est la plus grande cause de démoralisatior #
qui existe. Qu'on ne me dise pas le contraire, je sais co qui en est, même ici !