‹ L'enfant Jésus de Prague [microforme]Chapitre 4 sur 8 · IG · texte numérisé non relu

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concerté, ne comprenait rien aux plaintes qui lui arrivaient à chaque instant,

En 1637, vers la Pentecôte, le Père Cyrille de la Mère de Dieu fut envoyé à ce monastère de Prague où il avait passé une partie du temps de son noviciat. La ville était encore menacée par les huguenots, et les religieux, effrayés, offraient sans cesse à Dieu d’ardentes supplications pour obtenir la paix.

Un jour, ie Père Cyrille parla à son Supérieur du petit Enfant Jésus, qui était autrefois la bénédiction du monastère ; il demanda la permission de le rechercher, et s’il le retrouvait, de le replacer au chœur. «Si nous l’honorons de nouveau, dit-il, il nous rendra la sécurité. » Muni de l’autorisation du Prieur, le Père Cyrille se mit en quête et finit par retrouver la sainte image à la place même où, deux ans auparavant, le novice dédaigneux l'avait encore une fois reléguée. Il la nettoya de son mieux, la couvrit de ses baisers et de ses larmes, puis l’exposa dans le chœur à la vénération des religieux. Aussitôt les huguenots levèrent le siège de Prague, et le couvent des Carmes se trouva abondamment pourvu de tout le nécessaire.

Le Père Cyrille étant un jour en oraison devant

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sa chère petite statue, entendit distinctement ces paroles : Ayez pitié de moi et j'aurai pitié de vous ; rendez-moi mes mains et.je vous rendrai la paix. Plus vous m'honorerez,plus je vous bénirai. Aussitôt le pieux Religieux prend la statuette, l’examine et constate qu’en effet les impies lui ont brisé les mains, ce dont le Père ne s'était pas aperçu tout d’abord. Il court chez le Prieur et le supplie de faire réparer la sainte image. « Mon Père, répond celui-ci, nous sommes trop pauvres pour faire cette dépense qui me paraît superflue. » Le Père Cyrille fut désolé, mais ne perdit pas confiance. Il pria, et trois jours après ce refus de son supérieur, il fut appelé auprès d’un vieillard mourant qui lui offrit cent florins pour l’Enfant-Jésus. Joie et déception se suivirent de près : le Père Prieur, au lieu d’ordonner la réparation de la statuette, en acheta une autre qu’il croyait plus belle et plus riche que l’ancienne. Le jour même où elle fut placée, un lourd candélabre se détacha de la mu: raille et brisa en mille pièces cette nouvelle statue. Quant au Prieur, il tomba malade et ne put parvenir au terme régulier de son gouvernement,

Son successeur désirait vivement réparer la statue miraculeuse « mais, disait-il, comment faire

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ice dans notre extrême pauvreté ?» Le Père Cyrille FEne B pria encore. Une dame inconnue le fitun jour Pare: d appeler à la chapelle et lui remit une abondante \ussi- aumône. « Cette fois, se dit-il, l'Enfant Jésus va mine é recouvrer ses mains.» Hélas! le monastère avait sé les DD des dettes ; le Prieur abandonna au Père Cyrille l tout À un simple demi-florin, et personne ne voulut, à ce he de prix, se charger de réparer la sainte image. De pond nouvelles affictions fondirent alors sur le monasfaire tère : l'ennemi enleva tout le bétail des Carmes ; : Père la peste désola la ville ; plusieurs religieux mou- Lance, rurent et le Prieur lui-même fut atteint. Il ne dut supé- sa guérison qu’au vœu de mettre tout en œuvre urant pour propager la dévotion au Saint Enfant Jésus. | J OIE La statuette, cependant, r’était point réparée, et | rieur, souvent le Père Cyrille épanchait sa peine aux | uette, pieds du divin Enfant. Un jour il entendit clai- | |

rement une voix qui lui disait: P/acez-mot à l’entrée de votre sacristie et il viendra quelqu'un qui aura pitié de moi.:Le Père obéit aussitôt. Peu de temps après, un inconnu vint à l’église, remarqua l'Enfant Jésus et dit au Père Cyrille : « Confiezle-moi, je le ferai réparer à mes frais. » La proposition fut promptement acceptée, et, au bout de peu de jours, la charmante petite statuette reparut entièrement restaurée, Depuis lors le Saint

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Enfant Jésus n’a pas cessé d’être honoré dans la capitale de la Bohême (1).

(1) Tout ce qui précède sur l’origine... de la dévotion > à l'Enfant Jésus de Prague est extrait presque textuelle- Ê ment d’une belle petite brochure, publiée par la Maison C. Le" Paillart, d’Abbeville (France). Nous extrayons également | de cette même brochure, les faveurs extraordinaires qui ne « suivent, en attendant que nous puissions publier celles qui nous seront accordées, nous l’espérons avec une humble confiance, dans notre nouveau sanctuaire de Saint Antoine de Padoue, où cette dévotion semble déjà prendre un grand développement.

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Intérieur de l’église Sainte-M.

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faveurs obtenues

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