QUÉBEC N. S. HARDY, LIBRAIRE-ÉDITEUR
La Sainte-Vierge et l’'Annonciation
Le bon Dieu, en créant le monde, a fait pour son Fils unique, Notre- Poigneur JÉsus-CHRist, qui devait se fire homme et descendre sur la terre u milieu des temps. Parmi toutes les réatures qui étaient ainsi destinées À rmer le grand royaume de son Fils, IEU en fit une qu’il combla de grâces,
de bé: édictions, ce privilèges tout extraorinaires, afin qu’elle pût être la digne mère de ce Fils unique ; qui est vrai Dreu avec le Père et le Saint-Esprit. Cette créature, unique et incomparable, c’est la Sainte-Vierge DTARIE, que ta bonne mère t'a fait connaître et.
chérir dès les premières années, mon cher petit enfant.
Drru l’envoya au monde quarante siècles après la création d'Adam et d'Eve ; et il la fit naître de deux saints époux, déjà avancés en âge, appelé Joachim et Anne. Dès sa petite en fance, Marre fut élevée dans le temple de Jérusalem par les femmes pieuse qui se dévouaient au scrvice de Dreu aux bonnes œuvres et à la prière, !/ l’âge de quatorze ou quinze ans, Mar fut{fiancée à un très-saint homme d sa!famille, nommé Joseph ; et elle vir habiter dans la petite ville de Naz
ut exêtre la qui est!
int-Esincom- MARIE, saître et
reth en Judée, sur les bords de la mer de Galilée.
La vierge MARIE, plus pure et plus douce que les Anges, passait toutes ses journées à prier et à travailler, dans l'humble sglitude de cette maison de Nazareth. Elle ignorait les grands desseins que le bon DIEU avait sur elle ; et, en demandant chaque jour dans ses prières la grâce de voir, avant de mourir, le Dieu-Sauveur, le Christ promis et attendu dès le commencement du monde, elle aspirait au bonheur d'être la servante de la Vierge, qui, selon les antiques prophéties, devait l’enfanter.
Le 25 mars de l’année 4004, et de la première année de l’ère chrétienne, la Sainte-Vierge, plus recueillie que jamais dans la prière et embrasée d’un amour extraordinaire pour le bon DtEu
s'était retirée dans une petite grotte # |
(que l’on vénère encore à Nazareth),
creusée dans la montagne au pied del
laquelle s'élevait son humble demeure, Tout à coup une grande lumière brilla devant elle, et un Ange, revêtu d’une forme humaine, se prégente à sa vue.
C'était l’Archange Gabriel, un des sept grands Séraphins, qui, dans la gloire du ciel, se tiennent devant le trône du Seigneur. Il venait, de la part du Père, du Fils et du Saint-Esprit, an:
noncer à MARIE qu'elle était la créature choisie de toute éternité, pour recevoir du ciel et pour donner à la terre ke Christ, c’est-à-dire, le Fils de Drev se faisant homme.
S'inclinant profondément devant L Sainte-Vierge, l’Archange Gabriel, a nom du ciel tout entier, la salua en ce termes : “ Je vous salue, Ô pleine de “ grâce! Le Seigneur est avec vous ‘“ Vous êtes bénie entre toutes le ‘ femmes.” d
I’ Ange salut le sil ce qu prit a ‘€ crai
L’humble Manie, er voyant cet Ange et en entendant co magnifique salut, fut toute troublée ; elle gardait le silence, se demandant à elle-même ce que cela voulait dire... Gabriel reprit avec un religieux respect : ‘“ Ne “ craignez point, Ô MaRIE! car vous ‘ avez trouvé grâce devant le Seigneur.
‘ Vous allez concevoir et enfanter un ‘ Fils, et vous l’appelerez Jésus. Il ‘ sera très grand, et son nom sera le ‘ Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu ‘ lui donnera l’héritage royal de David “ son père, et il règnera éternellement ‘ sur la race de Jacob, et son règne ‘ n’aura point de fin.”
Marie et Joreph avaient fait vœu l’un et l’autre de rester toujours consacrés au service du Seigneur, comme le font encore maintenant les Religieux et les Religieuses; et ils ne s'étaient mariés que pour s’aider l’un l’autre à
servir le bon DIeu avec plus de for.
veur, Aussi la Sainte-Vierge demanda-t-elle à l’'Ange comment elle pour:
rait avoir un fils, elle qui était la Vierge de Dreu. Gabriel lui répondit : ‘ Le ‘ Saint-Esprit va descendre en vous, “ et c’est par la toute-puissauce du Très.
‘ Haut que s’accomplira ce grand mys- ‘“ tère. Et voilà pourquoi l’Etre-Saint ‘ qui naîtra de vous sera le Fils de ‘ DrEu. Rien n’est impossible au Se" ‘ gneur.” Alors MARIE, donnant son consentek” ment libre à l’incarnation du Fils de Drev en son chaste sein, dit à l’Ang Gabriel : “ Je suis la servante du Seiÿ ‘ gneur, qu'il me soit fait selon votrt heure « “ parole !” Et l’Ange disparut. E Drev le Fils s'incarna en MARIE, c’est à-dire qu'il prit en cette Vierge très parfaite un corps humain, un vrai cor!
de petit eufant, auquel il joignit un
âme semblable à nos âmes ; et à ce corps et à cette âme il unit sa divinité
.Métcernelle et infinie,
Et ainsi la Sainte-V''crge devint miraculeusement mère : mère du Fils uni- ‘que de Dieu, vraie Mère de Drev,
*HEpouse du Père céles'e, Mère du Fils,
emple et chef-d'œuvre du Saint-Esprit.
O Sainte-Vierge, que vous êtes rande aux yeux de Dieu et aux yeux
Bic l'univers ! Vous êtes la Reine du el et de la terre ! Le Créateur de l'uhivers repose en votre sein pour arri- À er jusqu'à nous. Priez pour moi, pauvre petit pêcher, maiutenant et à
IT
L'Enfant-Jésus dans le sein de Marie
De même que les Anges et les chrétiens adorent Notre-Seigneur JÉsus- Carisr dans le saint ciboire de nos tabernucles, de même devons-nous l’a-
dorer d’abord dans ce premier ciboire vivant qu'il s’est formé lui-même et qui est la Sainte-Vierge Mamie.
MARIE portait et renfermait en elle Jésus, Dieu fait homme. La petite maison de Nazareth fut ainsi la première église catholique, et Mate en fut le premier ciboire, le prernier tabernacle, le premier autel, mille fois plus saint que nos autels, nos tabernacles et nos ciboires d'or et de pierres
préci ViVar taber
| renda
autel de la prix i
en elle petite la pre- ARTE en nier taille fois
précieuses. C'était en effet un ciboire vivant pour le DIEU vivant ; c'était un tabernacle qui pouvait rendre et qui
| rendait à Jésus amour pour amour, un
autel rempli du Saint-Esprit, vivant de la vie de Dieu, qui comprenait le prix infini du trésor qu'il portait. Là l'Enfant-J£sus, qui, dès le premier moment de son incarnation, avait la plénitude de sa raison et de sa volonté, trouvait en sa bienheureuse Mère un objet absolument digne de son amour, un cœur absolument pur, une âme absolument sainte, de telle sorte que, malgré sa sainteté infinie, Jésus ne voyait rien en MARIE qui pût lui faire la moindre peirr, Au contraire, tout en elle le réjouissait, le consolait, et il se complaisait parfaitement dans ce chef-d'œuvre de sa grâce.
JÉsus, qui demeure ainsi renfermé
neuf mois dans le sein de sa mère, la comblait nuit et jour de grâces nouvelles, dont aucune créature ne peut même avoir l’idée ; il augmentait à chaque instant en elle la foi, l'humilité et la douceur, le détachement de toutes les choses de la terre, la pureté du cœur, l'esprit d’obéissance et de soumission, la patience, la charité envers .
le prochain, le zèle du salut des âmes, la bonté, la miséricorde, et, par-dessus tout, l’ardent amour de Dieu, de Dreu devenu son fits.
Et la Sainte-Vierge, digne mère d’un tel fils, digne créature d’un si bon Dtev, correspondait parfaitement à chacune de ces grâces ; elle faisait tout ce qui dépendait d’elle pour aimer et servir son Dieu de tout son cœur, de toutes ses forces et de toute son âme. Les Anges la vénéraient comme leur Sou-
, la 1CUeut it à lité utes du
sou-
vers
mes, essus
veraine, come la mère de leur Roi ; et ils commençaient ainsi dans le ciel ce culte magnifique que l'Eglise a reçu d’eux et qu’elle rend à Marie de siècle en siècle, de génération en génération; qu’elle lui rendra jusqu’à la fin du monde sur la terre, et qu’elle continuera de lui rendre pendant toute l’éternité, à la plus grande gloire de Notre-Seigneur Jésus-CHRIsT.
C'est donc en vous, 6 très-sainte Vierge, que je trouve et que j'adore mon cher Enfant-JÉsus, qui est mon Dreu, mon grand Roi, mon doux Sauveur, et le Bien-Aimé de mon âme.
Je ne suis qu’un pauvre enfant ; aidezmoi donc vous-même à l'adorer et à l'aimer comme il faut, Apprenez-moi à le bien prier, à l'aimer parfitement, à le conserver toujours en mon cœur où il repose aussi par sa grâce: car
c’est le même Jésus, c'est votre fils qui a demeuré neuf mois dans votre chair très-pure, qui maintenant demeure, habite et vit en mon âme baptiste ; et il veut la voir aussi belle que la vôtre, aussi pure, aussi innocente, aussi douce et aimante.
O Jésus, vivant en MARIE, venez | donc et vivez aussi dans mon pauvre petit cœur! remplissez-le de votre ‘sainteté ; communiquez-lui votre force, pour qu’il fasse toujours le bien et qu'il évite toujours le mal, Donnez-moi vos vertus solides et vraies, nécessaires pour sanctifier mon enfance. Faitesmoi aimer tout ce qui est parfait comme vous l’aimez vous-n. ae; faites moi comprendre de plus en plus le mystère de votre enfance... Régnez en moi, Ô très-doux, très bon et très-saint Enfa :-JÉsur. régnez en moi et-empêchez
fils qui > chair meure,
ptiste; |
que la e, AUSSI
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pauvre > votre re force, etqu'il
nez-moi
‘essaires Faitestcomme
le méchant démon de triompher de ma faiblesse ; régnez en moi pour la gloire de votre Père, pour mon bonheur et pour mon salut.
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Saint Joseph, la Sainte-Vierge et l'Enfant-Jésus
Saint Joseph était destiné par la Providence à jouer un bien grand rôle dans le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu: il était destiné à être le gardien, le protecteur de la faiblesse et de la virginité de la Sainte-Vierge, et plus tard le père nourricier, le protecteur de Jésus, pendant tout le temps de son enfance et de sa jeunesse.
Le Père éternel le choisissait ainsi
pour son représentant, pour son vicaire, | auprès de sa sainte Epouse, la Vierge Mate, devenue mère de son Fils unique. Il le choisissait seul entre tous les hommes pour être le dépositaire de ce double trésor, dont aucune créature ne pourra jamais comprendre la valeur : Jésus et MARIE.
Et non-seulement saint Joseph gardait et protégeait JÉSUS et MARIE, mais
au nom de Dreu le Père, il les diri-& geait, il leur donnait des ordres, et tous deux lui étaient soumis. La très-sainte Vierge obéissait à Joseph comme une épouse parfaite obéit à son époux et à son chef; et JÉsus, tout Dieu qu'il était, lui obéissait également avec une humble soumission, comme un fils obéit à son père. En saint Joseph, l’Enfant- Jésus ne voyait que son Père céleste, et l’obéissance qu'il portait à celui-ci
vicaire,
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aucune prendre
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se confondait avec l’obéissance qu'il observait en toutes choses à l’égard de son père adoptif.
Mon cher enfant, il faut beaucoup vénérer et aimer saint Joseph. En le faisant, tu imiteras parfaitement ton Maître, l'Enfant-Jésus. Saint Joseph est un Saint qui, en un sens, n’a pas eu son pareil sur la terre: sa vocation a été cent fois supérieure à celle de tous les Patriarches, de tous les Prophètes, de tous les Apôtres, de tous les Saints. Au-dessus de lui, il n’y a que la Sainte-Vierge, vraie Mère du DrEu qui a daigné l’adopter pour père icibas.
Joseph, l’Enfant-J£sus et MARIE représente sur la terre la très-sainte Trinité : Joseph représentait le Père qui lui avait départi ses droits sur son Fils ; JÉSUS non-seulement représen-