‹ L'enfant-Jésus [microforme]Chapitre 2 sur 6 · L'ENTANT-JÉSUS · texte numérisé non relu

L'ENTANT-JÉSUS

tait, mais était le Fils de Dreu luimême, le Verbe éternel et infini; la Sainte-Vierge représentait le Saint- Esprit, dont elle était le temple sans souillure. |

Ce fut le bon Dreu lui-même qui, par le ministère de l’Ange Gabriel, apprit miraculeusement à saint Joseph le mystère de l’'Incarnation opéré dans le seine de MariE. Celle-ci, par humilité, n’en avait rien dit à personne, pas même à son très-saint époux. A partir de ce moment, Joseph ne cessa d’adorer Jésus encore caché dans le sein de sa mère. Il était auprès de MaRIE comme un prêtre est auprès du tabernacle qui renferme le Saint-Sacrement ; et il s’unissait à la Sainte-Vierge et aux Anges pour rendre au Fils de Dieu fait homme toutes les adorations que méritait un si grand amour.

t-Sacre- -Vierge Fils de

orations [.

Il pourvoyait aussi aux besoins matériels de la Sainte-Vierge, en travaillant à la sueur de son front ; car, malgré qu’ils fussent tous deux descendar.is de la race royale de David, ils étaient pauvres. Oh! qu’ils étaient riches en cette pauvreté, puisqu'ils possédaient le Roi du ciel et le Trésor du Paradis !

Bethléem et la nuit de Noel

Vers la fin du mois de Décembre de cette même année, la Sainte-Vierge et saint Joseph furent obligés de se rendre de Nazareth à Bethléem, malgré la rigueur de l'hiver ; afin d’obéir à unédit de l'empereur. A'zuste, lequel avait ordonné ‘un recensement général de

l'empire, Les Romains avait conquis la Judée comme tout le reste du monde et l’empereur désirait dans son orgueil savoir au juste le nombre de ses sujets, La petite ville de Bethléem, située près de Jérusalem, était le lieu où devaient se faire inscrire tous les membres encore existant de la famille de David. Plus de mille ans auparavant, David lui-même était ué et avait vécu à Bethléem; c’est là, que pendant de longues années, il avait gardé les troupeaux de son père : figure prophétique de Jésus, vrai Roi d'Israël, qui devait naître en ce même lieu pour y devenir le bon Pasteur de tous les enfants de Dreu et le Roi de l'Eglise.

Le 25 décembre, après plusieurs heures de marche, Joseph et Marie arrivèrent à Bethléem ; mais comme ils étaient de pauvre apparence, on ne voulut les recevoir dans aucuue hôtel

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lerie, Ils furent obligés de se réfugier dans une grotte, voisine de Bethléem, afi: d'y trouver un abri pendant la nuit. Cette grotte était creusée dans le roc vif, elle servait d’étable aux paavres animaux des environs ; il y avait au fond une nuge de pierre, surmontée d’une crêche, c’est-à-dire d’un ratelier de bois destiné à porter le fourrage des bestiaux.

conquis

\ monde

| orgueil 8 sujets.

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Saint Joseph, doux et humble de cœur, ne se plaignit point de cette dure nécessité, et installa de son mieux la Sainte-Vierge dans ce misérable asile.

ADrEu, qui se plaît à confondre l’orgueil des hommes et à tirer la grandeur du néant, avait choisi cette pauvre grotte pour être le premier palais de son Fils unique, lorsqu'il apparaîtrait au milieu

Vierge connut que l’heure était arrivée où clle allait enfanter son Dieu et son fils Elle en avertit saint Joseph, et tous deux préparèrent un pauvre petit lit d’herbe et de paille dans l’auge de pierre, puis dans la crèche. Ils préparèrent aussi quelques langes qu'ils avaient apportés. Suivant les saintes traditions, la bienheureuse Vierge se revêtit alors d’une longue. robe de laine blanche et d’un voile vlanc, symbole de son innocence. Le blanc est en effet la couleur parfuite, la couleur de Drew...

Elle se sentit embrasée d’un amour extraordinaire, elle se mit à genoux, et les mains étendues vers le ciel, elle attendit le moment du Seigneur...

Au milieu d’une lumière ardente, elle vit bientôt apparaître son adorable Enfant devant ses yeux, comme suspendu en l'air, tout environné de flammes, et la regardant avec un doux

amou très-F son S fois < elle 1 sait a de le chair, fant d aidée

amour. Elle le prit dans ses mains très-pures, l’adora comme son Créateur, son Sauveur et son DIEv ;: le baisa mille fois comme son fils bien-aimé; puis elle le présenta à saint Joseph, qui n’osait approcher, se regardant indigne de lever les yeux sur le Verbe fait chair... Enfin, MARIE enveloppa l’Enfant divin dans ses pauvres langes, et, aidée de Joseph, elle le déposa doucement sur la paille.

Dans le temple de Jérusalem, deux Séraphins d’or, d’une grandeur colossale, étaient représentés en adoration de chaque côté de l’arche d'alliance :

ils figuraient MARIE et Joseph adorant l’'Enfant-Jésus, dont l'humanité sainte est la véritable arche d'alliance et le centre de toute la Religion.

Unissons-nous, mon cher enfant, aux adorations, aux prières et à l'amour de

la Sainte-Vierge et de saint Joseph, lorsque nous nous trouvons dans nos églises au pied du Saint-Sacrement.

L'Enfant-Jésus est là présent comme il l'était jadis dans la grotte de Bethléem, et, du fond du tabernacle, il nous bnit, il nous regarde, il nous aime, comme il bénissait, regardait et aimait au jour de Noël, sa bienheureuse Mère et Joseph son père adoptif.

Les Bergers et l'Enfant Jésus

Pendant cette nuit sacrée, plusieurs bergers veillaient dans la campagne de Bethléem, gardant leurs troupeaux, comme le faisait jadis le jeune David.

La tradition nous apprend qu'il y en

avait trois : un vieillard, son fils et son petit fils.

Tout à coup l’Ange du Seigneur (sans doute l’Ange Gabriel, qui est l’Ange de la Sainte-Vierge et de l'Enfent-J£sus) apparut devant eux, et ils furent enveloppés dans une lumière éclatante, et ils eurent grand” peur. Cette lumière figurait JÉsus- CuHRisT, qui est la vraie lumière des âmes, et aussi la foi, qui est la connaissance de Jésus-Curisr. Et l'Ange leur dit d’une voix toute céleste : “ N'ayez pas peur, car je viens ‘ vous annoncer un grand sujet de joie ‘ pour vous et pour tous les hommes:

‘ aujourd’hui même, le Sauveur vient “ de naître dans la cité de David ; ‘ c'est le CHRIST, le Seigneur. Voici ‘“ à quel signe vous le reconnaîtrez :

‘“ vous le trouverez petit enfant, enve-

<€ ]oppé de langes, et couché dans une ‘ pauvre crèche.”

Et aussitôt une multitude d’esprits célestes, se joignant à l’Ange, firent retentir les airs des louanges de DIEu, etentonnèrent ce cantique, que l'Eglise répète tous les jours à la messe : Go- ‘ ma in excelsis DEo. Gloire à Dreu ‘ dans le ciel, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté,” Puis les Anges disparurent et rentrèrent dans les cieux.

Les bergers, remplis d’admiration et de joie, se levèrent aussitôt, se disant l’un à l’autre : “ Hâtons-nous, et allons à Bethléem, et voyons les merveilles que le Seigneur vient de nous annoncer |!” Et ils accoururent à la grotte de David, et 118 trouvèrent Marre et Joseph, et l'Enfant-Jésus dans sa crèche...

Ils se prosternèrent devant lui, pleins

prits irent DIEU, Eglise « o- DrEu x aux Puis rèrent

tion et disant

de foi et de bonne volonté. Ils l’adorèrent comme leur Sauveur, comme le Rédempteur du monde, comme le Christ Seigneur, comme le Fils de Dieu fait

. homme; et leur foi leur fit découvrir,

sous les humbles apparences de ce pauvre petit nouveau-né, le DIEu vivant, Créateur et Seigneur de toutes choses, régnant avec le Père et le Saint- Esprit dans tous les siècles des siècles.

Il en est ainsi de nous, fidèles enfant de l'Eglise, lorsque dociles aux enseignements de nos prêtres qui sont les Anges, c’est-à-dire les envoyés de Dreu, nous allons à JÉSUS, présent et caché au Saint-Sacrement de l'autel, Sous l’humble apparence du Sacrement, notre foi découvre et adore l'Eufant- Jésus, vrai Dreu et vrai homme. Les bergers de Bethléem n'apercevaient qu’un petit enfant, et ils adoraient le

Fils de Dieu en cet enfant;et ils avaient bien raison : nous autres, héritiers de leur foi et éclairés comme eux de la lumière céleste, nous n’apercevons dans l’Eucharistie qu’une petite hostie, que l’apparence du pain, et nous adorons Jésus dans son Sacrement ; et nous avons bien raison, car il est 1à tout entier présent, tel qu'il règne dans les cieux, et tel que nous le verrons un jour au Paradis.

Oh ! que l'Enfant-Jésus a béni de bon cœur ces bons bergers, ces chers pauvres qu’il appelait ainsi les premiers à l'honneur de le voir et au bonheur de le connaître ! Comme la Sainte-Vierge le leur a donné avec joie, pour qu'ils pussent baiser tout à leur aise ces petites mains, ces petits pieds qui devaient un jour être crucifiés pour nous!

Heureux bergers de la crèche, priez

t ils , hémme aperpetite in, et Sacren, car ] qu'il nous le

pour nous dans le ciel, afin qu'après avoir, comme vous, reconnu, aimé et suivi JÉSUS dans ses anéantissements sur la terre, nous le voyions et adorions avec vous dans la lumière éternelle, où

il se montre sans voile à tous ses Saints !

Les Mages et l’Enfant-Jésus

Le bon Jésus, qui est le Sauveur de tous les hommes, aime d’un égal amour les petits et les grands, les pauvres et les riches. Il appela d’abord les pauvres et les petits, parce que ceux-ci étaient plus abandonnés, et avaient encore plus besoin que les autres des consolations de la foi; mais aussitôt après le

voici qui du fond de sa crèche fait un second miracle pour appeler à lui les savants et les grands de ce monde.

La lumière céleste, qui avait enveloppé les bergers durant la nuit de Noël, figurait la foi, la lumière du ciel, qui amène les hommes aux pieds de JÉSUS-CHRIST.

Une étoile miraculeuse, d’une grandeur et d’une splendeur extraordinaire, qui, elle aussi, était une figure de la foi, apparut en même temps très-loin de là à trois riches et savants personnages qu'on appelait des Mages. Ils règnaient en qualité de princes sur une partie de la Chaldée ou de l'Arabie.

C’étaient des hommes religieux, droits et sincères, non moins bien disposés que les bergers de Bethléem. Mais ils étaient riches ; et les riches, même les bons riches, ont toujours beaucoup de

blable |

chemin à faire pour arriver à JÉsus- Curisr. Les bergers, au contraire, étaient pauvres ; ils n'avaient pas les embarras de l’opulence et des grandeurs ; et livres de cet attirail, ils purent aller de suite à leur Sauveur.

Comme les bergers, les Rois-Mages répondirent à l’appel céleste : l'étoile miraculeuse leur fit connaître que le moment prédit par les anciennes traditions du genre humain était enfin arrivé, et que le Christ, Roi et Sauveur du monde, était né.

Dociles à la voix du ciel, ils se mirent bientôt en marche, bien assurés que le bon Dierr üe les tromperait pas, et que l’étoile les conduirait au Messie nouveau-né. En effet, l'étoile céleste, dirigée par les Anges, avança devant eux, leur montrant le chemin ; semblable à la lumière de la vraie foi, qui

nous conduit, à travers les obscurités de ce monde, dans la vraie voie du ciel, dans le bon chemin qui mène à Jésus-CHRisr.

Les Mages avaient avec eux de nombreux serviteurs, et ils emportaient pour le Christ-Roi de beaux présents, entre autres de la poudre d'or, des grains d’encens et de la myrrhe,

Toujours condu'ts par l'étoile, les Mages arrivèrent à Jérusalem. Et ils se présentèrent devant le roi des Juifs, qui s'appelait Hérode. Cet Hérode, tributaire de l’empereur romain, était un très-méchant homme, ambitieux, hypocrite, très-cruel, et qui voulait avant tout rester le maître. Les bons Mages, qui ne savaient pas cela, allèrent le trouver, et lui demandèrent tout simplement ! “ Où est le Roi des ‘ Juifs, qui vient de naître ? Du fond

«€ de l'Orient, nous avons vu son étoile, “€ et nous sommes venus pour l’adorer.”

À cette nouvelle, Hérode fut trèstroublé, et avec lui toute sa cour. Il dissimula cependant ses craintes et sa colère ; et après avoir consulté les prêtres juifs et les Docteurs de la Loi, il dit aux Mages ! “ C’est à Bethléem, “ en la tribu de Juda, que doit naître “le Christ, Roi d'Israël, suivant les ‘6 anciennes prophéties. Allez donc à ‘ Bethléem ; adorez ce Roi nouveau- « né; et quand vous l'aurez trouvé, ‘ venez aussitôt me le dire, afin que ‘ moi aussi j'aille lui rendre mes hom- ‘ mages.” Le traître ne disait pas cela de bon cœur: ïl voulait, sans 8e donner la peine de le chercher, se défaire à coup sûr de celui qu’il regardait comme un dangereux rival.

Quant aux excellents Rois-Mages,

ils y allaient plus simplement ; ils ne cherchaient, ne voulaient que JÉsus- CHRIST : aussi le trouvèrent-ils sans peine ; et l'étoile sacrée brilla de nouveau au-dessus de leurs têtes, plus splendide à mesure qu'elle se rapprochait de Celui qui est la Lumière du monde. Elle conduisit les Mages jusqu’à Bethléem, s'arrêta au-dessus de la grotte, et les Mages, ravis de joie, trouvèrent l’Enfant-JÉsus avec MARIE et Joseph ; et se prosternant, ils l’adorèrent. ...

Ils l’adorèrent comme leur Drev, comme leur Roi et comme leur Sauveur : à l'Enfant-J£sus Dre, ils offrirent l’encens, symbole de la prière ; à l'Enfant-Jésus Roi, ils offrirent l'or, symbole de la royauté ; à l’Enfant- Jésus Sauveur.et Victime, ils offrirent .. la myrrhe, plante précieuse qui servait

à embaumer les morts, et dont l’amertume figurait toutes les souffrances du mystère de la Rédemption.

La Sainte-Vierge accepta ces présents au nom de son Fils. La Sainte- Famille en vécut pendant quelques temps, et les partagea avec les bergers et les pauvres.

Les Mages restèrent quelque temps à Bethléem. Ils ne pouvaient se lasser de voir et d’adorer le Sauveur : la Sainte-Vierge et saint Joseph les instruisaient, comme maintenant encore les prêtres instruisent les fidèles ; et l’Enfant-J ésus les bénissait. Il leur envoya un de ses Anges, qui leur dit, pendant leur sommeil, de ne point retourner à Jérusalem, et de laisser là le méchant Hérode.

Ils s’en retournèrent donc dans leur

pays par un autre chemin, et Hérode les attendi vainement.

Jésus est le Roi des Rois, le Docteur des savants, et le Maître de la terre aussi bien que du ciel! Tout est à lui, ici-bas, comme là haut, parce qu’il est le Seigneur. Tous les rois doivent lui obéir, doivent l’adorer, s’humilier devant lui, dépendre de lui en toutes

choses ; et ceux qui ne font pas cela, |

sont mauvais rois et n'iront pas en Paradis. Tous les savants doivent le prendre pour leur Maître, et préférer toujours son enseignement à leurs propres découvertes ; lui seul, en effet, est infailliole, c’est-à-dire ne peut pas se tromper, tandis que tous ies hommes peuvent se tromper et se trompent très souvent, Quiconque dit le contraire de ce que dit Jésus, se trompe. Enfin tous les riches, tous les puissants de la k

terre que J leurs puiss.:

un Co

Hérode

Jocteur la terre t à lui, u’il est ent lui lier de-

toutes as cela, |

pas en vent le référer 1rs pro-

terre doivent se rappeler sans cesse que Jésus est le souverain Maître de leurs richesses, l’auteur de toute leur puissance, et qu’il leur en demandera un compte rigoureux au jour de leur mort. Il condamnera au feu éternel de l’enfer les mauvais riches, comme les savants orgueilleux et incrédules, comme les mauvais princes.

O petit Jésus que vous êtes grand!

La Sainte-Vierge vous tient en ses mains ; et vous êtes plus grand que le monde, plus puissant que tous les rois, plus sage que tous les docteurs!

Vous n'avez rien; et cependant vous êtes plus riche que tous les riches.

Faites-moi bien comprendre l’'honneur que j'ai d'être votre petit serviteur : s’abaisser devant vous, c’est s'élever jusqu'aux cieux ; tout vous

| donner, c’est laisser ce qui n’est rien

pour acquérir en échange le bon DrEv

142 L'ENFANT-JÉSUS et la vie éternelle; vous servir, Ô Jésus, c'est règner.

L’'Enfant-Jésus présenté au Temple

Huit jours après sa naissance, l’Enfant-DrEu, à la cérémonie religieuse de

la circoncision ordonnée par la loi de Moise, reçut de la Sainte-Vierge et de saint Joseph le nom mystérieux de Jésus. Jésus, en hébreu, signifie Sauveur. Christ, signifie le Sacré, le Roi, le Souverain-Prêtre, Notre Seigneur est en effet tout cela pour nous : il est le Souverain-Prêtre de DIeu au milieu de ses créatures, le Roi suprême des hommes et des Anges, le Saint de Drev, e Saint par excellence, consacré par

milieu e des Drv, 6 par

L'ENFANI-JÉSUS . 143

le Saiut-Esprit, qui repose tout entier en lui Que la Sainte-Vierge était donc heureuse d’être la mère d’un tel fils !

Elle savait, et saint Joseph le savait aussi, que le fils de Dieu, en se faisant homme, voulait ne se distinguer en rien des autres hommes, et que, pour leur donner des sa naissance les leçons et les exemples des vertus véri-

tables, il voulait obéir en toutes choses à la loi de Moïse. Cette loi, c'était luimême qui, sur le mont Sinaï, l’avait jadis dictée à Moïse, son très-saint serviteur; et néanmoins, il s’y soumettait humblement, comme le dernier des enfants. Après cela, qui refusera d'obéir ?

Or, la loi ordonnait que quarante jours après leur naissance, les enfants premiers-nés fussent portés au Temple, par leurs mères, afin d’être présentés

et consacrés au Seigneur. La Sainte- Vierge et saint Joseph portèrent donc l'Enfant-Jésus an T'e: nle de Jérusalem ; et, pendant ü 6 . prêtre offrait, sans le connaître, le Fils de Dreu au Père céleste, un saint vieillard nommé Siméon s’approcha de l'Enfant ; et, tout rempli du Saint-Esprit, qui lui avait révélé qu’il verrait avant de mourir le Christ-Sauveur. Siméon réconnut Jf- . Sus pour le Fils de Dre, le prit dans ses bras, l’adora de tout sor. «eur, et s'écria dans le transport «à: joie et de sa reconnaissance : “ L + ;neur, ‘“ maintenant votre serviteu:. peut ‘ mourir en paix ; car, selon votre pro- ‘ messe, mes yeux ont vu le Sauveur, ‘ que vous avez envoyé pour racheter ‘ tous les hommes ; le Fsuveur qui esé ‘ Ta lumière du mont: :t la gloire ‘€ d'Israël votre peuple.’ La Sainte- Vierge et seit Joseph admiraient ces

merv médi Voya; enfar

Sir ni Jo:

l’Enfa léem, manif à Naz

jaintet donc [érusaoffrait, JEU au nommé et, tout i avait ourir le nut JÉrit dans “eur, 6

merveilles ; et Marre conservait ‘et méditait en son cœur tout ce qu'elle voyait et entendait au sujet de son enfant, .

Siméon, qui ne connaissait ni MARIS ni Joseph, les bénit en leur remettant l’'Enfant-JÉsus ; et ils revinrent à Bethléem, attendant que le Seigneur leur manifestât sa volonté pour retourner à Nazareth. Mais auparavant, le pau-

vre petit Jésus devait beaucoup pleurer ct beaucoup souffrir ; la persécution, le sang, les larmes et le martyre devalent envelopper sa naissance, comme plus tard ils devaient accompagner sa

mort. Notre Seigneur, en effet, n’est pas seulement. Drev ; il n’est pas seulement homme ; il est de plus victime, victime de tous les péchés du monde, victime volontaire et très innocente ;

et comme victime, le Fils de Dieu doit L . 5

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