‹ L'enfant-Jésus [microforme]Chapitre 4 sur 6 · L'EXTANT-JÉSUS · texte numérisé non relu

L'EXTANT-JÉSUS

gloire : il a iaissé tous les rayons de sa divinité, et il est apparu au milieu des hommes comme un pénitent, comme un coupable frappé par la justice divine; nous l'avons vu pauvre, dénué de tout, anéanti, soumis au travail et à la douleur, pleurant, suppliant : nous l'avons vu trahi et agonisant, souffleté et outragé de mille manières, persécuté, bafoué, condamné à mort ; nous l'avons vu crucifié, mourant et mort ; nous l’avons vu réduit à l’éta. de cadavre ! tout cela pour l’amour de nous, pécheurs indignes ; tellement indignes que beaucoup d’entre nous passent leur vie à oublier ce Sauveur, à blasphèmer cette Victime, et à lui dire:

Nous ne voulons point de toi!

O mon petit enfant, toi du moins, console Jésus par la ferveur de ton amour | Seras-tu un ingrat comme les

autres? T'éloigneras-tu de Celui qui, pour te faire du bien, est descendu du ciel en terre, afin d’y souffrir et d'y mourir pour l'amour de tun âme ?

Aime-le, aime-le de tout ton petit cœur ; et quand tu prononces le nom sacré de JÉsus, n'oublie pas que JÉsus veut dire Sauveur, et que c’est à l’Enfant-Jésus, à l'Enfant-Sauveur que tu dois la vie de ton âme, ton bonheur dans le temps et dans l'éternité,

Malheur aux ingrats! ‘Si quel- “qu'un n'aime pas Notre-Seigneur ‘ Jésus-Christ, s’écrie l'Apôtre saint. ‘ Paul, qu’il soit anathème : ”?

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aint.

L'Enfant-Jésus pauvre

La pauvreté est une des punitions du péché. Adam innocent, notre premier père, était le maître du monde.

“ Je te donne la terre, lui avait dit le “ bon Dreu ; et tu régneras sur elle, ‘et sur toutes les plantes, et sur tous ‘“ les oiseaux du ciel, et sur tous les ‘ poissons de la mer, et sur tous les ‘animaux ” En péchant, Adam a perdu sa roysuté, et de très-riche, il est devenu pauvre...

JÉSUS, pour expier le péché, a done dû se faire pauvre, lui aussi ; pauvre volontaire, pauvre par miséricorde et par charité; pauvre, pour rendre à

tous ceux qui croient en lui et qui l’aiment, le royaume et la couronne de l'éternité.

Il a pris sur lui la pauvreté avec toutes ses rigueurs, avec toutes ses douloureuses privations ; il a voulu que sa mère et son père adoptif, tous deux de race royale, fussent réduits à la pauvreté ; ila voulu naître, comme un enfant de rebut, dans une misérable grotte, ouverte à tous les vents et bonne tout au plus pour abriter des animaux ; les langes dont il a été enveloppé et que l’on vénère encore à Rome avec le bois de la crèche, sont si grossiers, si rudes, que les enfants les plus indigents n’en ont pas d'aussi eommuns ; sa première couche a été une auge de pierre grossièrement taillée, et une pauvre crèche, un misérable ratelier en bois, qui n’appartenait à

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un maître ! Voilà quelle a été l'entrée de l’Enfant-Jésus dans le monde. Pau-

vreté, privations, délaissement uni- | versel. telle semblait être sa divise.

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À Nazareth, il voulut être presque aussi pauvre qu'à Bethléem : il voulut que son père et sa mère vécussent au | jour le jour, du travail de leurs mains ; il a voulu plus tard travailler lui-même

comme un pauvre apprenti, comme un artisan qui n’a pour toute richesse que ses deux bras ; et toute sa vie a été ainsi la préparation à ce dépouillement suprême dans lequel il a voulu mourir, nu, sur une croix, plus pauvre encore que dans sa crèche ; là du moins il avait des langes.….

Pauvres, réjouissez-vous: le bon Drev s’est fait semblable à vous ; il est descendu jusqu’au fond de votre mi-

sère ; il a connu par expérience vos angoisses et vos privations si dures; si vous l’aimez, il vous prépare son royaume dans le Paradis, et il partagera avec vous les trésors sans mesure de sa toute puissance.

Riches de la terre, prenez garde à vos richesses: ce sont de faux biens que Jésus a dédaignéset quiempêchent bien souvent ceux qui les possèdent, d'aimer et de vouloir les biens véritables, les richesses éternelles. Prenez garde à vous ! il faut vous détacher de tout cela, au moins par le cœur et par l'esprit: si vous aimez l'argent, si vous n'aimez pas la pauvreté, la pauvreté de Jesus, vous ne pourrez pas prendre place parmi ses disciples, et vous ne pourrez jamais entrer dans son bienheureux royaume.

Donc, mon petit enfant, aime la

vos res; son irtasure

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pauvreté et les pauvres, pour l'amour de ton Jésus pauvre : détache-toi de tout, pour ne tenir qu'à Jésus, qui est le grand trésor du ciel et de la terre.

Comme l’Enfant-Jésus était détaché de tout pour l'amour de Dieu son Père; ainsi toi, sois détaché de tout pour l’amour de Jésus-C hrist ! N’aime que ce qu’il aime, n’estimce que ce qu'il estime ; et regarde-toi toujours comme très-riche si, par la grâce, tu possèdes l'Enfant-Jésus dans ton cœur.

L'Enfant-Jésus innocent

L'innocence, c’est l’ubscence de tout vice, de toute souillure. Un enfant est mnocent quand il est tout pur et tout

bon. Le saint Enfant-JÉsus était innocent comme l'innocence même: de même que le bon Dreu est plus que bon, puisqu'il est la Bonté elle-même, de même l'Enfant-Jésus était plus qu'innocent, car il était l’Innocence même, l’Innocence incarnée, l’Innocence sous la forme d’un petit enfant.

Jésus déteste tellement tout ce qui est péché et souillure, que jamais personne ne pourra le comprendre. Il repousse le vice, comme la lumière repousse les ténèbres, comme le feu repousse le froid. Son cœur, dans la crèche, était le sanctuaire de la pureté, et comme la source que le bon Dieu ouvrait et présentait à tous les hommes pour qu’ils y vinssent puiser le pardon de leurs péchés: et la pureté de leurs consciences, En Jésus nous retrouvons le trésor divin de l'innocence, perdu jadis par nos premiers parents.

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ce qui is perre. Il ère refeu redans la pureté, n Dieu Lommes pardon

le leurs. pas aux bonnes inspirations de la grâce.

rouvons ' perdu

L’Enfant-J'ésuis très-innocent ne veut autour de lui que des cœurs innocents et purs. La Sainte-Vierge était toute belle d’innocence, et il n’y avait en elle aucune tache, pas même la tache du moindre péché véniel, autant qu’une simple créature pouvait être digne de porter et d’enfanter Dieu, la très-sainte Vierge Mate était digne de son divin fils Jésus. Il en était de même, à proportion, de saint Joseph :

son âme était également toute sainte, et le péché lui était tout à fait étranger.

Si les Bergers et les Mages n'avaient pas cette pureté parfaite, du moins e'étaient des âmes droites, sincères et vraiment innocentes, qui aimnaient la vérité et le bien, et qui ne résistaient

Ainsi devons-nous faire, tous tant

que nous sommes, nous qui aspirons à l'honneur de former la cour du saint Enfant-Jésus. Pour être admis dans l'intimité du très-grand et très petit Roi de la crèche, il faut porter ses livrées, qui sont toutes blanches et toutes innocentes. Personne ne peut approcher de lui avec une autre robe que la robe. de la pureté, que le vêtemene de la sainte innocence. Loin de lui les impurs | s'ils osaient le toucher, il les frapperait comme des sacriléges.

Et cependant, voie, mon cher enfant, combien Jésus est bon et miséricordieux: il appelle à lui tous les pêcheurs, £ tous les pauvres impurs ; et, s'ils se repentent, il les purifie si parfaitement k que, de mauvais, ils sont changés en bons, d’impurs en très-purs, capables désormais de prendre place au milieu des Anges, avec les Mages et les Ber-Æ gers, à la suite de Joseph et de Mars.

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Tu as sans doute commis bien des fautes déjà dans ta pauvre vie: déjà peut-être tu as perdu la blanche robe d'innocence, la belle robe de ton baptème... Pauvre petit, viens, et n’aie pas peur: ton Roi est ton Sauveur, ton doux Sauveur ; prosterne-toi à ses pieds; dis-lui: Mon Dieu, j'ai pêché, j'ai fait de mauvaises et vilaines choses. pardonnez-moi; purifiez-moi ; rendez-moi la grâce de mon baptême, afin que je puisse demeurer en votre présence, et ne pas être pour vous un jet de douleur et de dégoût. A partir de ce jour, Ô mon cher petit Mittre,

je n’offenserai plus votre doux amour.

amais je ne perdrai plus votre grâce, t je veux, par l’innocence de ma vie, mériter honneur d'être toujours votre disciple et votre ami sur la terre, et, ans le ciel, le compagnon de votre ternel bonheur. ”

L'Enfant-Jésus doux et humble

Notre-Seigneur, enseignant un jour À

le peuple d'Israël, terminait ainsi un de ses divins sermons : “ Venez à moi ‘ vous tous qui souffrez et qui avez de ‘ la peine! Et moi je vous soulagerai.

‘ Prenez mon joug sur vous, et appre- “ nez de moi que je suis doux et humble “ de cœur: et vous trouverez ainsi le ‘ le repos de vos âmes ! ” Cet appel si doux et si consolant, il nous l’adresse dès son apparition du fond de sa pauvre crèche; et sans rien dire, il nous apprend très éloquemment le secret du bonheur,

Ce secret est bien simple, quoique

presq consi prière noceï pren du co Jésus là set

paix (

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un jour insi un 7 à moi avez de lagerai.

apprehumble ainsi le appel si ’adresse pauvre

presque personne ne le comprenne : ik consiste à aller à Jésus par la foi et la prière ; à demeurer avec lui par linnocence, l'amour et la fidélité; à apprendre de lui la douceur et l'humilité du cœur, et à devenir ainsi d’autres Jésus, d’autres Enfants-Jésus. Là, et

A 1 P . , là seulement, nous pouvons trouver la

paix de l'âme et le vrai bouheur.

Ne le cherche pas autre part, mon enfaut; tu ne ly trouverais pas, parce qu'il ny est pas. Quand dans sa chambre, Îa trou tu la cherchais ailleurs ?...

de même du bonheur :

trouver, va le cherche:

en JÉSUS-CHRIST, da SU, dans la douceur l'humilité de Jésus.

Sois doux comine

LARE 0 supporte D

fâcher toutes les petites peines dont la vie est semée : les petites privations, les souffrances du corps, les traitements désagréables et le mauvais caractère des autres, les petites injustices dont un enfant peut être l’objet, les paroles désobligeantes, en un mot, tout ce qui serait capable de t'impatienter et de tirriter. Sois doux de cœur, doux de visage et de manières, doux en tes paroles, doux en toutes choses, doux et bon avec tout le monde, surtout avec les méchants. Tu seras alors un vrai Enfant-Jésus, un imitateur fidèle et un véritable disciple de Jésus enfant.

Vois comme en sa crèche il est doux et bénin envers tous ceux qui l’approchent ; il sourit avec tendresse, et répand la joie et la paix dans la grotte sainte ; il pardonne aux Bethléémites leur dureté et l’ahandon où ils le laissent ; au lieu de faire mourir le

méch et s’il d’amoa

Soi:

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lont la ations, ements ractère :s dont paroles ce qui et de oux de tes paloux et at avec an vrai dèle et enfant.

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méchant Hérode, il s'enfuit en silence ;’ et s’il pleure, ce ne sont que des larmes d'amour et de compassion.

Sois humble comme l’Enfant-Jésus ; humble de cœur, humble en réalité et non pas seulement en apparence. N’oublie jamais que tout ce que tu as de bon, en ton âme et en ton corps, vient du bon DIEv, appartient au bon DIEu, et doit retourner au bon Dieu ; quand

tu fais quelque chose de bien, et quand les autres t'estiment et te louent, rapporte fidèlement à ton Dieu, l'honneur et la louange ; tu n'as rien que tu n’aies reçu, tu n’as rien qui ne soit au

bon Dieu. Ce que tu as, et ce que tu dois rapporter à toi-même, pauvre petit, ce sont tes défauts, ce sont tes péchés ; ils ne viennent pas du bon Dieu, qui est très-saint, mais de toi-même et tu n’as que cela à toi, en propre. Aussi

ia L'ENFANT-JÉSUS

faut-il t’'humilier, t’humilier beaucoup à cuse de tes défauts et de tes péchés.

Ils sont peut-être plus grands que tu ne penses, et peut-être es-tu bien moins bon aux yeux de Dieu que tel ou tel camarade que tu serais tenté de mépriser et qui a reçu beaucoup moins de grâces que toi.

Mon enfant, sois humble, doux et modeste ; ne méprise jamais personne; comm Jésus, déteste et méprise le péché, mais jamais le pêcheur. Humilie-toi, au contraire, en pensant à tes fautes ; fais per: attention à celles des autres, et beaucoup aux tiennes ; et alors il ne te sera pas difhcile d’être humble de cœur. L’Enfant-Jésus se voyait toujours enveloppé de tous nos péché, dont il avait daigné se charger afin de nous en débarrasser, et, tout innocent qu'il était, il s’humiliait

aucoup péchés.

que tu u bien que tel is tenté AUCONP

loux et sonne; prise le

Humint à tes Iles des 1es ; et

> d'être Jésus se

Lous hNOS

charger et, tout umiliait

L'Y.YANT-JÉSUS 185

pleineinent et entièrement devant la face de son Père,et aux yeux du monde se regardant, non pas comme un pécheur, mais comme le Pécher.

O mon Sauveur, je veux, comme vous, devenir doux. et humble de cœur, afin d’être aimé de vous ? Donnez-moi, je vous en prie, votre douceur et votre humilité ; changez-moi, car je ne suis ni doux ni humble; mon cœur misérable s’irrite facilement : rendez-le semblable au vôtre, afin qu’il soit toujours doux, bon, patient et suave ; il est porté à l’orgueil, à la vanité, à l’amourpropre, à la présomption : rendez-le semblable au vôtre, tout modeste et tout humble.

L’Enfant-Jésus obéissant

Quand on est doux et humble, on est bien facilement obéissant. L’obéissance est un parfum eomposé d’humilité et de douceur.

L'Enfant-Jésus était si parfaitement obéissant, qu’il semblait n'avoir d’autre volonté que la volonté de son Père céleste et celle de Marre et de Joseph, Il ne faisait rien de lui-même. Il était Maître de tout et de tous, et il se comportait en pauvre serviteur, comme à tout et à tous.

Au moment où il descendit dans le sein de la Vierge MARIE, il voulut que

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son incarnation dépendit, non pas de lui, mais d'elle. Pour naître à Bethléem, et accomplir ainsi les oracles de se Prophètes, il voulut se soumettre à un caprice de l’empereur romain, comme un sujet se soumet à son maître.

Dans sa crèche, le voici absolument soumis à toutes les volontés de sa mère, et à la conduite de son père nourricier. Il se laisse prendre et déposer, envelopper de langes, coucher sur la paille ue la crèche; les Bergers et les Mages le prennent et le reprennent ; il ne connaît qu'un seul mot :

obéir. De sorte que déjà on pouvait dire de Jésus la parole que nous rapportions plus haut, en racontant sa jeunesse à Nazareth, entre Joseph et Marie: “il leur était soumis”

Et toi, mon enfant, es-tu soumis, docile, obéissant, en toutes choses ?

Obéis-tu d’abord de tout cœur à la loi du bon Dieu ? Tout péché est une désobéissance. Es-tu doucement et humblement soumis à tes parents, à tes maîtres, à tous ceux qui ont droit de te commander ? Quand tu obéis, est-ce joyeusement et de bon cœur? Çar il ne suffit pas d’obéir, il faut de plus bien obéir, obéir chrétiennement et parfaitement, Obéis-tu par un sentiment de foi, parce que c’est la volonté du bon Dieu? Ou bien simplement parce que tu y es habitué et que tu as un bon naturel ? Tâches-tu, même en jouant, et avec tes petits can :rades, de faire plutôt leur v:lonté que la tienne, ou, du moins, de ! ‘r céaer facilement ‘

Examine-toi sur tout cela, aux pieds de l’Enfant-Jésus, le grand Docteur de J'obéissance et de la soumission.

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pieds ur de

L'Enfant-Jésus au Saint-Sacrement de l’autei

Jésus est toujours au milieu de nous, réellement et corporellement, par le très-saint sacrement de l’Eucharistie. L'Eglise, c’est l'immense Bethléem, où le Roi des cieux, caché et voilé sous une faible apparence, est adoré, reconnu, aimé, servi par les Anges et par les hommes fidèles. Bethléem, en hébreu, veut dire: maison de pain; l'Eglise est cette maison, composée de pierres vivantes qui sont, sur la terre les chrétiens, dans le ciel, les Saints et les Anges: et ce pain, c’est Notre-Sei-

gneur Jésus-Christ, qui est le pain des Anges, l'aliment éternel de tous les Bienheureux, et ici-bas notre nourriture spirituelle et divine, dans l’Eucharistie. |

L'Eucharistie est en effet Jésus prèsent et voilé sous l’apparence du pain et du vin, c'est Jésus avec tous les mystères de sa vie et de sa gloire ; c’est Jésus avec tous les états par lesquels il a voulu passer pour opérer notre salut, et par conséquent avec le mystère de l’état de sa sainte enfance.

Oui, nous avons toujours au milleu de nous l’Enfant-Jésus; oui, nous sommes aux pieds de l'Enfant-Jésus, du même petit Enfant-Dieu qui «a reposé jadis dans lhuimble crèche de

Bethléem, lorsque nous sornmes à genoux devant le Saint-Sacrement. O le grand honneur et l'admirable chose ?

illeu nous ésus, a ree de À ge- O le ose ?

L'ENFANT-JÉAUS

Neus n'avons rien à envier aux Bergers et aux Mages: nous adorons, nous voyons, nous touchons, nous possédons le même Dieu anéanti pour l'amour de nous dans le mystère de son Eucharistie, comme il était anéanti devant eux dans le mystère de son Incarnation.

Par }Eucharistie, Notre-Seigneur continue donc à travers tous les siècles le mystère de l’Incarnation et celui de la Rédemption.

Dans l'Eglise, dans la grande Bethléem, le rôle de la Sainte-Vierge et de saint Joseph est continué par le Prêtre catholique, qui enfante sur l’autel Jésus, Dieu-homme.

Il le tient en ses mains consacrées ; il le présente aux bons fidèles ; il le leur donne avec amour.

Il le leur fait counaître par ses pa-

roles et son enseignement ; il leur ap- . prend à le bien servir, à le bien adorer ; il les aide tant qu’il peut à l'aimer parfaitement ; et il reçoit de leurs mains les aumônes destiné au culte de Jésus,comme autrefois la Sainte-Vierge et saint Joseph recevaient avec joie les humbles présents des Bergers et les riches offrandes des Rois-Mages.

Il le leur donne dans la Communion, et alors ils deviennent la crèche vivante où l’Enfant-Jésus se plaît à reposer ; crèche Gouce et moelleuse, où le pauvre petit Jésus est bien mieux que sur la paille froide et dure de Beth-.

léem ; crèche bien-aimée, que Jésus se prépare dès le commencement du monde et qu’il glorifiera d’une manière ‘admirable pendant toute l'éternité,

La lumière qui brille nuit et jour devant le Saint-Sacrement est la con-

tinuation de l'étoile qui brillait aux yeux des Mages et s'arrêtait au-dessus de l'endroit où était l'Enfant. Elle est le symbole de la foi toujours lumineuse et de l’amour toujours ardent que nous devons avoir pour notre cher Enfant-Jésus, présent au fond de nos tabernacles. Hélas, combien nos églises sont souveñt solitaires et désertes ! Le mystère de Bethléem se continue malheureusement encore sous ce triste rapport: nos villes, nos campagnes sont pleines de Bethléémites, d’indifférents qui s’occupent de tout, excepté de. l’Enfant-Jésus !... Et cependant c'est pour eux qu'il est là, pour eux seuls, pour leur salut et pour leur bonheur !

Allons donc à" l’église, allons à "Bethléem, mon cher petit enfant; aimons à visiter souvent, très-souvent, l’'En-

194 L'ENFANT-JÉBUS

fant-J£sus qui nous aime tant. Aimons à le consoler par notre présence, et à lui montrer que ce n’est pas pour rien qu’il descend ainsi sur la terre! Aimons surtout à le recevoir dans l’adorable Communion: rien ne réjouit autant le cœur de l’Enfant-Jésus. (Ceux qui l’aiment véritablement ont faim et soif de lui au Saint-Sacrement de l'autel, et ils Le reçoivent le plus souvent et le plus amoureusement possible.

Prions la bonne Vierge de nous donner un grand amour pour son Fils, notre Sauveur, et unissons toujours nos prières et nos adorations à celles de cette Mère d'amour, afin qu’elles soient plus agréablement reçues du Dieu caché de la crèche et de l'Eucharistie.

J âme parf léen ains au rest etp

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Mons , età r rien mons rable ut le ct qui et soif autel, tet le

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L'ÉNFANT-JÉEUS 196

L’Enfant-Jésus présent et vivant dans nos cœurs

… Jésus, par sa grâce, habite dans nos âmes baptisées d’une manière bien plus parfaite que dans la grotte de Bethléem., À Bethléem, il n'a fait pour ainsi dire que passer: on ne sait pas au juste combien de temps il y esÿ resté ; peut être deux mois, trois mois ; et puis, les fureurs d'Hérode l'ont obligé à quitter cet asile. Il n’en est pas de même de nos âmes : par le Baptême, il se les unit si intimement qu'il ne les

quitte plus jamuis, à moins qu'elles ne le rejettent tout à fait, qu'elles ne rompent avec lui par l’apostasie de la

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