L'ENFANT-JÉSUË
souffrir, doit pleurer, doit être frappé de Drev et des hommes... Ce fut l'impie Hérode qui se chargea le premier de persécuter Jésus. Notre-Seigneur n’a pas d’ennemis plus acharnés que les mauvais rois,
. L’'Enfant-Jésus et les saints Innocents
Ce méchant roi attend it les Mag:s de jouren jour. Ne les voyant pas venir, et comprenant qu’il ne pouvait plus compter sur eux pour savoir au juste quel était le petit enfant que l’étoile miraculeuse avait signalé à leur adoration, et, par suite, à sa fureur, il prit le parti de ne pas tarder davantage, et de massacrer tous les enfants
de B vaien Roi n tué a;
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de Bethléem et des environs, qui n’avaient pas atteint deux ans. Le petit Roi nouveau-né serait infailliblement tué avec les autres.
Hérode fit donc cerner Bethléem par une grande troupe de soldats, qui entrèrent dans toutes les maisons, égorgeant sans pitié tous les pauvres petits enfants, tant des riches que des pauvres ; de telle sorte qu'après cette horrible boucherie, il ne resta plus un seul petit enfant dans la ville ; eton n’entendait que des cris de désespoir ; les malheureuses mères, qui avaient ainsi perdu leurs petitsbien-aimés, maudissaient le tyran et s’arrachaïent les cheveux.
Hélas ! leur malheur était peut-être une punition de la dureté avec laquelle les Béthléémites avaient accueilli quelque temps auparavant le bienheureux Joseph et la très-sainte Viorge, le 26 décembre.
Le seul enfant qu'Hérode voulait faire périr fut le seul qui échappa à sa rage. La nuit précédente, un Ange avait Cté envoyé à saint Joseph!
“ Lève-toi, lui avait dit l’Envoyé du “ ciel; prends l'Enfant et sa mère, “ quite Bethléem ; fuis en Egypte, et ‘“ restes-y jusqu’au jour où je viendrai ‘ avertir. Lcs méchants en veulent “# à la vie de l'Enfant.” Aussitôt, toujours obéissant et fidèle, saint Joseph s'était levé, avait pris avec lui la Vierge Marie et l’'Enfant-Jésus, les avait placés tous deux sur un âne, ainsi que le rapportent les vieilles traditions, et | se laissant conduire par la Providence du Père qui règne dans les cieux, il s'était enfui de Bethléem, bien avant que les soldats d'Hérode n’eussent commencé le massacre des petits Znnocents.
C'est le nom que l'Eglise à donné à ces premiers et innocents martys de
ulait 1 à Sa Ange seph | \'AE du mère, pte, et endrai zeulent jt, tou-
JÉsus, Martyr veut dire témoin ! les Innocents de Bethléem, égorgés à cause de Jésus, pour Jésus, à la place de Jésus, et, selon le désir d’Hérode, avec Jésus, furent les premiers témoins de la royauté de JÉsus-CHrisT sur la terre.
Ils furent baptisés dans leur propre sang. (Ce sang innocent fut versé par un roi qui ne voulait pas que Jésus fût Roi, comme plus tard le sang des autres martyrs devait être répandu
par des princes scélérats qui ne voulait pas non plus que Notre-Seigneur Jésus-CHrisT règnât sur le monde.
Salut, premières fleurs du martyre, sains Innocents, petits témoins de l'Enfant. JÉsus, roses à peine entr'ouvertes et teintes déjà d’une pourpre glorieuse !
Chers petits enfants de Bethléem, patrons et protecteurs des enfants chrétiens, priez pour nous, afin que, dès
notre enfance, nous rendions, comme vous, témoignage à notre Sauveur par une vie toute innocente ét toute bonne, et par un grand amour de l’Enfant- Jésus, de la Sainte-V'ierge et de l'Eglise.
La Sainte-Famille demeura en Egypte pendant près de trois ans; et l'Ange de DrEu ayant été de nouveau envoyé à saint Joseph, celui-ci reprit avec Marie et Jésus le chemin de la Judée ; mais, craignant encore pour le précieux dépôt confié à sa charge, il préféra s'éloigner de Jérusalem, et alla se fixer, avec l'Enfant et sa Mère, à Nazareth, en Galilée, Ià où avait eu lieu le mystère de l’Incarnation.
mme Le par onne, nfant- Eglise.
ra en ns; et Juveau reprit , de la
L'ENPANT-JÉSUS
L’'Enfant-Jésus à Nazareth
On vénère encore aujourd’hui, dans la basilique de Notre-Dame de Lorette, en Italie, les murailles de l’humble demeure qui servit d'asile à l’Enfant- Dieu, à la Suainte-Vierge et à saint Joseph depuis leur retour d'Egypte.
Cette relique précieuse, transportée miraculeusement par les Anges, lorsque les Turcs devinrent maître absolus de la Palestine, s'était conservée à Nazareth, et les pèlerins n'avaient cessé d'en vénérer les pierres et de les couvrir de leurs baisers. Ce fut-là, en effet, daus cette pauvre petite maison; que l’Enfant-Jésus grandissait, et sb
préparait, dans l’obscurité et dans le silence, à prêcher la nouvelle du salut, et à mourir pour nous racheter, L’Evangile ne dit de son enfance qu’une seule chose, qui résume tout ! ‘ Il re- ‘ vint à Nazareth avecJosephet MArrz ‘€ et 1 leur était soumis.”
. L'obéissance, l’obéissance parfaite, constante, universelle : telle était la grande occupation de l'Enfant-Jésus dans la sainte maison de Nazareth. Il faisait ce que l’on disait, et il réparaîts par cette humble et douce soumission, la révolte qui se trouve au fond de tout péché. Qu'est-ce en effet, qu’un péché, sinon une révolte contre la volonté du bon Dieu ? Tu n’en commettras plus jamais, n'est-ce pas, mon enfant ?
L'Enfant-Jésus à Nazareth apprend à tous les enfants chrétiens, ses petits disciples, ce qu’ils doivent faire pour
être dignes de lui : ils doivent avant
le :
de tout obéir au bon Dieu dont la volonté salut, k L'E- leur est manisfestée par les ordres de tite leur père et mère ; ils doivent prier, travailler, savoir se taire ; ils doivent Il re- fs as :
| être la joie de leur famille, la consola- MARIE tion de leurs parents; ils doivent se préparer par unie sainte enfance à toute rfaite, une sainte vie, et devenir des Enfantstait la Jésus, tout semblables à leur divin
-JÉSUS eth. Il paraît hission,
modèle, le très-saint, très-bon et trèsdoux Fils de MARIE. |
L’'Enfant-Jésus vrai Dieu vivant
Mon petit enfant, transportons-nous en esprit dans la sainte maison de Nazareth, ou bien encore dans la grotte
de Bethléem ; et 1à, avec les bons bergers situ es pauvre, avec les Rois- Mages si tu es riche, prosternons-nous aux pieds de l’Enfant-JÉsus, que nous présente la Sainte-Vi 7e sa Mère...
Vois-tu cette douce et gracieuse petite tête inclinée vers toi? Vois-tu ces yeux de ton Sauveur qui t’appellent, en attendant que ses petites lèvres puissent bégayer ton nom? Vois-tu sa bonté, son sourire, ses petites mains qui s'ouvrent pour te bénir ? Et souvienstoi que ce pauvre petit enfant, qui paraît n’être rien, est le grand Dreu éternel, tout puissant, infini, qui a créé et qui soutient le ciel et la terre, qui te crée et te fait toi-même, sans lequel le monde n’existerait pas, et pour lequel existe tout ce qui existe |
Ce petit enfant est, avec le Père et le Saint-Esprit, le seul Dieu vivant et
vérit pas, :
le set adore ne 80.
des c imagi bonne qu’ils sans 8 la Crè Enfan
L’'E toutes vient
véritable : et ceux qui ne le connaissent pas, ne connaissent pas le vrai Dieu, le seul vrai Dieu; les dieux qu'ils adorent, dans leurs fausses religions, ne sont pas le Dieu vivant; ce sont des chimères, des inventions de leur imagination ; ou bien, s'ils sont de bonne foi dans leur erreur, le DrEu qu’ils adorent sans bien connaître et sans savoir son vrai nom, le Dreu de la Crèche, c'est Jésus, c’est le saint
Enfant-J'ésus, le Dieu de ton cœur.
L’'Enfant-Jésus est le centre de toutes les œuvres du bon Dieu ? tout vient de lui, et tout doit retourner à lui; comme dans un cercle, tous les rayons partent du centre, et de la circonférence reviennent à ce même centre. Les Anges et les hommes, {es animaux, les plantes, la terre, les eaux, l'air, la lumière, les astres, toutes les
créatures appartiennent à Jésus, à ce petit enfant ; il est leur Drev et leur Créateur ; il est leur Seigneur et leur seul vrai maître ; et nous commettons un grand crime, quand nous nous servons de créatures contre lui.
L'Enfant-Jésus, c’est le Fils de Drew fait homme ; c’est la seconde personne de la Sainte-Trinité, égale en toutes choses au Saint-Esprit et au Père; c’est Dieu revêtu d’une âme et d'un corps, et apparaissant ainsi au milieu de nous, s’abaissant jusqu’à nous, afin que nous l'aimions davantage et que nous puissions mieux le connaître ; c'est le bon Dreu, vraiment bon et trèsbon et infiniment bon, qui vient prendre une vie semblable à la nôtre, pour nous communiquer, par sa grâce, une vie très-sainte, une vie divine, unê vie éternelle, semblable à la sienne.
En Jésus, il y a deux natures et une
à ce leur ; leur ttons s ser-
sonne outes Père ; t d'un milieu s, afin et que aiître ; rt très- , pren- >, pour e, une inè vie
et une
Drev
seule personne. Ecoute bien ceci; car, pour un enfant, c'est un peu difficile à comprendre. Il y a en Jésus deux natures et une seule personne; c’est-à-dire il y a la Divinité et l'humanité, toutes deux distinctes, mais unies en une seule personne qui est Jésus, vrai Dieu et vrai homme, vrai Fils de Dieu, et vrai fils de la Sainte-Vierge ; Jésus la personne du Fils unique de Dieu.
En Jésus, l'âme et le corps ne font pas une personne distincte de la personne du Fils de Dieu ; le Fils de Dieu s’unit simplement cette âme et ce corps, qui deviennent sa ‘raie âme et son vrai corps, mais qui ne font pas de lui deux personnes. ‘Et c’est parce qu'il n’y a en Jésus que la seule personne divêne du Fils de Dieu, que la Sainte- Vierge, vraie mère de cette personne divine, est la vraie Mère de Dieu. La
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même chose, du reste, se passe en toi, en moi, en chacun de nous vis-à-vis de nos mères : il y a en toi, en effet, deux natures et une seule personne ; il y a en toi l’âme et le corps, deux natures distinctes, la nature spirituelle et la nature corporelle, unie en une seule personne qui est toi. Ta mère est la mère de cette personne, elle est donc la vraie mère, et cependant elle ne t'a donné que ton corps. De même, la
Sainte-Vierge est la Mère de Jésus- Dieu, bien qu’elle n’ait donné à Jésus- Christ que son humanité,
I! faut adorer l'humanité de l'Enfant-Jésus, parce que, unie à su divinité, elle ne forme qu’un seul et indivisible Jésus, qui est Dieu, Dieu adorable, La divinité pénètre tellement l'âme et le corps de Jésus-Christ, qf@elle ne fait plus qu’un avec eux, et que rien ne peut les séparer.
Il y aurait bien d’autres magnifiques choses à te dire, cher petit enfant, sur ce grand mystère de la divinité de l’Enfant-Jésus, sur son humanité sainte et sur les rapports secrets qui existent entre cette humanité et nous ; mais tu ne pourrais pas comprendre cela-maintenant. Contente-toi d’adorer profondément, et d'aimer de tout ton cœur l'Enfant-Jésus, ion Seigneur et ton Dieu.
Il ya des méchantes gens qui ne l’'adorent pas, qui ne l’aiment pas, et qui vont même jusqu’à blasphémer son nom et se moquer de lui: prie pour eux, car ils sont bien à plaindre ; ils savent pas qu’en repoussant l'Enfant- Jésus, ils repoussent leur unique Seigndbr, le meilleur des Maîtres, et le vrai, Dieu qui règne dans l'éternité.
L’Enfant-J ésus Adorateur
L'Enfant-Jésus est’ donc le Drev unique, le Dieu tout-puissant et éternel qu’il faut adorer :oui : ertes, et quiconques ne l’adore pas, est un démon et un réprouvé. Et cependant, ‘comme il est vraiment homme en même temps qu’il est vraiment DIEU ; comme il a une âme tout à fait semblable à la nôtre, l’Enfant-J£sus adore à son tour Dreu son Père, et lui rend d’incomparables hommages au nom de la création tout entière.
Comprends bien ceci, mon enfint : c'est tout le secret de la religion chrétienne : Jésus est l'Adorateur parfait
de Dre ; et pour bien adorer DrEv, tu dois t'unir à ton Jfsus, et adorer le bon Dieu avec lui, comme lui, par lui et en lui. Personne ne peut arriver au cœur du bon DIEu que per JÉsus- CuisT, ainsi qu’il l’a déclaré lui-même dans son Evangile ; “ Personne ne peut ‘ arriver au Père que par moi.”
La Religion est le lien qui unit Drew à l'homme et l’homme à Dreu ; et Notre Seigneur Jésus-Caristr, DIE homrre, fait descendre Dieu jusqu’à l’homme pour élever l'homme jusqu'à DIEv.
Voilà pourquoi il adore Prev, à la tête de tous les chrétiens, de tous les hommes, afin que la grâce de DIE descende par lui sur tous les hommes, et que les adorations, les prières de toué?les hommes aïcnt la force d’arriver par lui jusqu’à la majesté de Drew.
Comprends-tu bien cela? L’'Enfaent-
Jésus est conme la porte du ciel, par où passe le bon DIEU pour descendre au milieu de nous, et par où nous passons pour aller au ciel et posséder éternellement le bon Dieu.
Nous devons donc prier et adorer Dreu avec Jésus Adorateur. Nous devons aussi prier comme JÉSUS Adorateur, et adorer comme Jésus Adorateur, c'est-à-dire avec un très-grand respect
de la majesté de DïEu, avec un trèsgrand amour de sa bonté infinie, avec une soumission très parfaite à toutes sés volontés, avec une grande joie, avec une grande simplicité, comme de vrais enfants en présence de leur Père céleste.
Nous devons prier et adorer DIEU en Jésus, c est-à-lire que nous devonstoujours chercher le bon Dieu en son Fils mnique Jésus-CHRisT, parce qu'il est
‘là, ét parce qu’il n’est que là. En effet, bien que JÉsus soit la seconde personne de la Sainte-Trinité, et non pas la première, ui la troisième, cependant le Père et le Saint-Esprit lui sont tellement unis, qu'ils sont en lui comme dans leur temple parfait. Celui qui voit l’'Enfant-Jésus, voit le Père céleste, celui qui aime l'Enfant-Jésus, aime Dreu son Père; celui qui écoute l’'Enfant-Jésus, qui reçoit l’Enfant-JÉsus, écoute et reçoit le Saint-Esprit, qui est l'Esprit de Jésus. C’est donc en Jésus que tu dois toujours, mon cher enfant, aller chercher ton Dieu pour l’adorer, pour le prier, pour lui rendre tous les devoirs de la Religion. Le bon Dieu veut que tu viennes à lui par cette voie ; et tui, si tu refuses de la prendre, fu ne pourra arriver à Dieu nience monde, ni ddns l’autre, “Je suis la “voie, a dit Notre-Seigneur dans son
“ Evangile ; et si quelqu'un passe par ‘ moi, il sera sauvé.”
Je vous adore donc de tout mon cœur comme mon DIEU, Ô très-saint Enfant-Jésus! et en même temps, je viens à vous pour prier etadorer dignement. Je m’unis à votre cœur, à votre âme sainte, à vos chères petites lèvres, à votre humanité adorable pour rendre à mon Père céleste, qui est le vôtre, tout ce que je lui dois d’adoration, de respect, d’'hommages et de prières.
Saint Enfant-Jésus, suppléez à ce qui me manque, et daignez offrir mes pauvres petites prières, si faibles, si distraites, à la majesté infinie du bon PTEU, qui met en vous seul toutes ces complaisances !
Dans sa c:èche, comme dans le sein de sa mère, l'Enfant-J£sus avait pour première occupation l'adoration par-
> par
mon saint 8, je ignevotre vres, ndre ôtre, n, de } à ce ‘ mes es, fi 1 bon 28 ces
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faite de Dieu son Père; et comme c'était un DIEu qui adorait ainsi, ces adorations avaient un mérite infini, étaient vraiment dignes de la grandeur et de la majesté de Drev ; et la prière de l'Enfant-Jésus était à la hauteur du Seigneur trois fois saint que le ciel et la terre ne peuvent contenir. La Saint-Vierge et saint Joseph, ainsi que tuus les Anges du ciel,'s’unissaient autant qu’ils le pouvaient, aux adorations de l’Enfant-Jésus. Faisons tous de même,
L’Enfant-Jésus Sauveur et Victime.
Le petit Enfant de la crèche n'est pas séulemént le Fils étèrnel dé Dreu
fait homme ; il est de plus le Sauvewr et la Victime des pêcheurs.
Le péché est la mort de l’âme ; car la vie de l'âme, c’est son union avec le bon Du, et le péché sépare l’âme de Dieu. En péchant, nous nous étions donc tous condamnés à mort, et nous étions perdus éternellement sans la miséricorde infinie de notre Père céleste, qui a daigné nous envoyer son Fils Jésus pour qu'il prit sur lui l’expiation de tous nos péchés, et qu'il devint ainsi notre Sauveur et notre Victime.
En se faisant homme, le Fils de Drev, obéissant à cette volonté de son * Père céleste et entrant dans les vues de sa miséricorde, c'est donc chargé volontairement de toutes nos fautes et il s’est présenté devant la face de son Père,comme la Victime universelle
du péché, comme le grand Péaitent de l’humanité tout entière, comme Agneau innoc tt qui allait sauver la vie de tout lé trou eau, en s'offrunt à la mort au nom et à la place de tous les autres. Quel amour et quelle bonté, n'est-il pas vrai?
À cause de cela, dès le premier moment de sa naissance, l’énfant-Jésus a été traité par la justice de son Père avec la rigueur que nous méritions :
lui ne la méritait pas, puisqu'il était le très-saint Fils de Dreu, mais il la prenait sur lui pour nous en exempter; nous la méritions pour lui, et il la méritait en quelque sorte à cause de nous.
L’innocent s’offrait à la place des coupables pour les sauver : car il les aimait plus que lui-même, Oh! combien nous devons, nous aussi, aimer Jésus, notre Rédempteur! Combien
Le
nous devons aimer, vénérer et adorer ses larmes, ses souffrances, ses humiliations de toutes sortes, son obscurité, son sang et sa mort! Tout cela est le prix de notre salut; tout ceia est la marque de l’immensité de son amour |
Si Notre-Seigneur n'avait pas pris sur lui l’expiation de nos péchés, il aurait paru devant nous comme un Roi de gloire, resplendissant de la majesté de Dreu; il eût été tout lumineux, tout admirable ; sa puissance n’aurait pas eu de bornes, en un mot, il eût été aux jours de son Incarnaticn ce qu’il sera à la fin du monde, quand il redescendra sur la terre, dans la gloire de son Père, environné de ses Anges, pour juger les vivants et les morts, c'est-à-dire les élus et les réprouvés.
Mais non : JÉSUS, pour nous racheter, a dépouillé tous les vêtements de sa