B ARE AU
Mais, ma pauvre amie, voyons, refléchissez, cela n'est pas possible...
(Louise a déposé a terre V enfant qui se pend à sa robe.)
LOUISE
Si, si... Oh! subitement, je viens de \oir clair; tout me le dit et me le prouve, maintenant. J'aurais du voir plus tôt, mais c'est tellement monstrueux que je n'aurais osé y penser. Est-ce qu'ils n'étaient pas toujours ensemble? ces promenades à deux, celle affeciion de sa part, à lui, que j'appelais de l'amour paternel; et la facilité avec laquelle il a tout accepté, malgré son hypocrite étalage de morale; vous vous rappelez comme il s'est vite décidé à ne pas connaîlre le père? Rien que cela aurait dû me faire deviner... Ah! les misérables!... {Une pause.) Oh! mon Dieu! mon Dieu! mon pauvre enfant, mon pauvre enfant !
BARRAU.
Prenez garde, laisez-vous. L'enfant vous entend ; il ne faut pas. Calmez-vous.
LOUISE
C'est vrai, c'est vrai. Vous avez raison. Mais il faut qu'elle parte. Vous entendez, il faut qu'elle parle, tout de suite, tout de suite, je veux la chasser!...
{Elle éclate en sanglots et se laisse tomber sur la tahle^ la tête dans les mains.)
MAURICE {à Barrau). Est-ce qu'elle est malade, grand'maman?
BARRAU.
Non, mon enfant.
{Maurice sort. Barrau s'approche de Louise.)
BARRAU.
Voyons. Je sais bien que c'est un coup terrible qui vous frappe. Mais il faut être calme et songer \x cet enfant qui est innocent...
[ (Louise continue à sangloter.)
SCÈiNE IV.