SCÈNE III
Les mêmes ^ Mauriee.
MAURICE [il entre^ habillé pour la sortie; an moment où Louise arrive à la porte^ il se jette dans ses bras.)
C'est vrai, dis, grand'mère, que je m'en vais avec mère, sans toi ? Je ne veux pas, dis, je veux rester près de toi.
LOUISE {elle le serre contre elle en sanglotant)
Non, mon enfant, non, ce n'est pas vrai.
TLORE {s'approchatîti.
Mais si, Maurice, viens.
LOUISE {laissant l'enfant, à Flore).
Non, écoute. Je ne puis pas, tu vois bien, je ne puis pas vivre sans Maurice. Je suis vieille, le temps des passions et des jalousies est passé pour moi. Prends tout ce que tu veux, mais lî^isse-moi un peu de lui. Tout, tout ce que tu voudras, mais ne prends pas l'enfant. C'est la seule joie qui puisse encore éclairer ma via, que cet enfant qui, après tout, est le tien, le mien par conséquent; c'est le seul être que je puisse encore aimer.
FLORE [interdite).
Alors?
LOUISE
Alors, reste ici avec Maurice. Tu feras ce que tu voudras. Je te laisse libre, absolument libre... Moi, je croirai que je suis veuve une seconde fois, et je ne serai plus que grand'mère. Comme cela, tu veux bien, dis... {Flore reste interdite, sans répondre. Le petit Maurice est blottiprès de Louise.)
DEBON {enchanté, bonhomme).
A la bonne heure; vous voyez bien qu'on peut s'arranger. Est-ce que cela ne vaut pas beaucoup mieux de
rester en famille?...
RIDEAU
PQ Vanzype, Gustave