SCÈNE I
M** TIIIÉRY, puis M ,u DURAND, et un peu
après GUSTAVE.
M», TIIIÉRY. cl‘i»t.iiL Jamais l'on n’avait vu Un homme aussi barbu.
m"* durand, entrant.
M"* Thiéry, Gustave n’est pas venu Ici?
u*' THIÉRY.
Non, manuelle , niais tenez, le v’Ià...
h"' durand.
C'est bien... laissez-nous.
(M“" Thiéry sort.) GUSTAVE , en entrant.
Ma tante , je suis czact au rendez-vous.
M 11 * DPRANn.
C’est à merveille; et Eugène?..
GUSTAVE
Il est au château. . . vous avez fait la demande ? m"* nuuANn.
Pas encore... nous sommes arrivés hier au soir, ton père, M 1 " de Mérinviile et moi... il faut d'abord préparer M. Morel... lui seul obtiendra de Claire qu’elle consente à se marier. GUSTAVE.
Vous aviez du temps.,.
m"' durand.
Je lui en ai déjà touché quelques mots : mais uand son père vient à Grand-Pré, il esttoujours 'une tristesse qui ne permet pas de lui dire tout ce qu’on veut... Grand-Pré lui rappelle des souvenirs plus que tout autre endroit.
GUSTAVE
Oui, mon frère... pauvre garçon!.,
m"* durand.
Claire est très riche, et Eugène n'a rien... il s’est un peu moqué de moi . à Paris; mais il m’a fait gagner mon procès... je suis bonne fille, et je ferai réussir son mariage.
GUSTAVE
Moi. je prévois quelques obstacles... Claire a refusé tous les partis qui se sont présentés. m"* Ol’RAND.
Ton père la décidera...
GUSTAVE
Mais mon père lui-même... car, soyez-en sûre, quoiqu’il n’en parle jamais , il pense que Justin n'est pas mort... depuis cinq ans il a quitté Paris et on n'a pas eu de scs nouvelles, c'est vrai, mais enfin nous n’avons aucune certitude sur son son.
m"* DURAND.
Malheureusement , c’est ce qui prouve qu’il , n'est plus.