‹ L'Enfant prodigue drame en trois actes, mêlé de chantChapitre 38 sur 47 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

GUSTAVE, MORF.L, M 1 " DURAND.

Mon cher iteau-frère , nous sommes seuls maintenant... je veux vous dire...

GUSTAVE

Oui. mon père, nous voulons, ma tante et moi , vous parler d’une afiairc importante,

MOREL

De quoi s’agit-il ?

M 1 " DURANI).

Il s'agit de marier M 1 " Mérinvillc... mon cou. sin lteaulieu n’a pu se défendre d’éprouver pour elle le sentiment le plus vif... il faut la dérider...

GUSTAVE

Et c'est un mariage que nous voudrions rnnclurc dans l’intérêt de deux personnes que nous aimons.

MOnEL.

■ Claire ne dépend pas de moi , je vous l’ai déjà «lit : elle m’a fait promettre de ne jamais cherchera l'intluenccr dans le choix d'un mari.

m"* durand.

Nous ne voulons nutlemciil la contraindre, .celte chère enfant.

L’ENFANT PRODIGDE.

MOREL

J’ai promis... je tiens parole...

ctSTAvr.

Alt ! mon père, il est question de son bonheur, de son avenir , et nous vous prions instamment de dire un mot...

MOREL, maîtrisant une légère Impatienceet gagnant te fond ponr sortir.

Soit., je lui parlerai , je lui ferai part de l’amonr qu'elle a fait naître . mais en respectant sa volonté , je vous en avertis...

M ,u ni’RAMl». l'accompagnant.

Bien 1 bien !.. quand vous aurez vu notre protégé, vous et Claire , vous serez, tout-à-fait pour lui...

(Morel sort.)

*®* JTTSTIÏt.

Je vous remercie.

M"' THIÉRY

Et je vons conseille de poursuivre votre route... Le temps est beau.,.

juste».

Permettea-moi de rester ici quelques momens encore...

THIÉRY

C’est impossible.

JUSTIN

Je vous en supplie... Voyez mes pieds meurtris par une marche longue et pénible... Je suis malheureux; ne redoutez rien tic moi... Si ma présence vous importune ,jc me tiendrai caché.. . Mais que j’aie de votre pitié un morceau de pain et un asile. Je vous le demande au nom de vos enfans , au nom de votre père.

SCÈNF. VI.

GDSTAVE, M'" DtJRAND ; puis THIÉRY, M“*THTÉRY.

m"* durxxd.

Les choses commencent h merveille... (Les T li 1er y entrent.) Allons, ne perdons pas de temps... le consentement est presque certain, maintenant, nous écrirons à Nantes le mariage d’Eugène avec M"“ tie Mérinviile. (A paru) Ça fera patienter ses créanciers.

(Ils sortent.)

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