SCÈNE IV
Les Mêmes, JUSTIN.
L'ENFANT PRODIGLiE.
<^ GERVAIS
C'est égal... jamais votre père...
JUSTIN , impérieusement.
Il sulfit. Encore une lois, je ne veux pas en entendre davantage.
JUSTIN
Claire, bonjour; bonjour, Gervais... Où est mon père ? que fait-il ?
CLAIRE
Vite , vile, Gervais, allez le prévenir. GERVAIS, avec une gravité comique.
Mademoiselle sait bien que Monsieur est occupé.
CLAIRE
C'est égal , allez toujours... Ah ! Justin, rester quatre jours alisent , et n'écrire à peisonne ! Si vous saviez quelle inquiétude vous nous avez causée...
JUSTIÎS\
C'est vrai; et quand vous saurez...
CLAIRE
Moi, je ne veuxrien savoir... vous n'avez rien à me dire... vous voici î il ne vous est pas arrivé d'accident? aucun malheur ne vous a retenu si long-temps?., non?.. Gervais, allez prévenir votre maître.
GERVAIS
Je ne dois pas déranger Monsieur... D'ailleurs, on a toujours le temps de se mettre en colère.
JUSTIN
En colère ?
GERVAIS
Ne faudrait-il pas qu'il vous remerciât de vos fredaines ?
JUSTIN
Gervais!
GERVAIS
Prenez un autre mot, si celui-là n'est pas assez fort.
CLAIRE , à Gervais.
Méchant!.. (A Justin.) Tenez, si je n'étais émue et tremblante, j'irais moi-même lui donner cette bonne nouvelle. J'ai voulu avoir du courage, afin de soutenir celui de votre père... et maintenant que je suis bien certaine que vous ne courez pas de danger... je ne puis retenir mes larmes.
JUSTIN
Mais quels dangers? Je ne comprends pas...
GERVAIS
Vous pleurez. Mademoiselle... Et pourquoi? je vous le demande?.. Monsieur peut briser les liens de famille , secouer le joug de l'autorité paternelle...
JUSTIN, avec impatience.
Gervais... c'est assez.
GERVAIS, élevant la voix.
Ah! c'est assez.,.
JUSTIN
J'ai eu tort.
GERVAIS, de même.
Ah! j'ai eu tort... Justin, vous ?ncnez là la conduite d'un mauvais sujet.
JUSTIN
Gervais,,» taisçz-vçus.