ACTE I, SCÈNE III
np.nVAis.
Moi, Mndomoisdic? je ne sais alisolumciit
ripii.
M"'DcnA?rD.
Vous . savez, (ju'il vi ut à Nantes rt «jiiii y voit mauvaise cou;,
«iKKVAlS.
Je n'ai pas dit un mut de cela , Mademoiselle, il ne faut pas me faire parler.
m"* 1)1' Il and.
El toi, Cuslave, que penscs-lu de cela?
(ilSTAVK.
Moi? ra ne me re;,'ard<? pas, ma tante, je n'en pense rien ; je songea nn*s allaiies, et Mrulement à mes aflaircs... Jastin n'est pas un enfant, il a vingt ans et plus...
GERVAIS
Vingt-un ans accomplis... il est miji-ui.
m"* niHA.ND.
Patience! cette situation cessera... f.e notaire ne vient pas sans suj«?l... une fois marié , il faudra l)ien(pril s'amende! rien ne forme le caractère comme le mariaî^'e ! Je ne dis pas «a pour toi, (Justave; tu étai!; Uwn ranj»»'. hien docile, bien économe, bien tout, avant ton maria«;e, comme aujourd'hui... Mais ton frère!.. Ma chère Claiie, vous verrez, vous verrez bien ! on change dn tout au tout.
GKUVAIS.
Je me suis toujours demandé pourquoi Mademoiselle était restée vieille fille...
m"' DURAM).
Vieille fille!
GKIWAIS.
Prenons un autre mot , si celui-là ne vous convient pas... Je disais <;a, vu l'âge...
Taisez- vous!
CF.RVVIS.
Enfin , le fait est que vous ne vous êtes pas mai'iée.
m"' DURAND.
Par dévouement!.. Oui, (iustave, j'ai voulu te laisser tout mon bien... Va. sois tranquille , si tu n'es pas aussi riche que ton frère , tu possèdes au moins, toi, des qualités... Allons, viens faire un tour de promenade... ça nie calinci.i...
GUSTAVE
/\u>si , pourquoi \ - \\.
vance à rien... il n- , , «t
poui' les autres.
m"' ni ranu.
C'est vrai... Voilà de la sa2:esse ! tu mérites toute mofi alTerlion !.. \i(»ns, viens, nous causerons de mon procès... Plaider contre letat! mais je ga|::nerai... J'irai en cour royale , j'irai en cassation, j'irai au conseil d'état... j'irai partout! (A licnais.) Ah ! je suis une vieille fille!..
(Il5 sortent.)
scÈNi: m.
CUIHE,GEKVAIS.
tJFRVAIS.
Oui, oui, vieille Ullc!.. uiOcbamc, li;\r?iiçu<
«4>se, coriuetK', avare!.. 0 loi avait faUs I maris au moins à celle-là , pour...
I CLAIBE.
Finissez , Cervajji... et nnfalriiiii qae
sommes m>uN, je iMr naraJa fooa cadber cou bien je,.«»uw tourment.^f dn rc-ttc afik/'nre «fe Jv tin... j'aflecte on«' n^ ^^y^p
mon cœur... Mon bii,-ti ; su uuuiaiTHéq»clqcic accident ! ^
GfnVlM,
Ten«/, ma rhère denioijcllc, je craioa biea que le bon M. Merci n'ait de» chanta» émm ses vieux jours.
CLAIRE
Kt qui serait assez cru<l pour les loi caoaer?
GfBVAIS»
Qui ? iustiii... oui , Justin !
CLAIIE.
V otrc attackenent pour le père vocs rvad injuste pour le fils... et si ce n'était cette al>seuce...
OMKfAU,
Injuste, moi?.. Mais ^est moù enCni, je l'aime... Pour ce qui est (hi ii^et actael de fOCrv
inquiétude...
CLAIRE
Que s;ivez-vous, Gervais? et poarqsoi fardez-vous le silence ?
GERTAIS.
Je ne sois sûr de rien... M"* Durand n'aûM pas Justin...
•r VFFIF.
Quelle idée '
Gi.;.'. \i>.
EUc n'aime que Gusiavc, ra revient au llv^ me... car Justin ne lui est rieii du tout, à eJle... rh bien! j'ai •! 1 1 qu'il est eolralBé par
un parent de \, nul... oui, onJeaiefM,
M. Kiigène de Beaulieu, que vous ne connaissez pas, ni M. Morel non plus... un ami de coUéf^e, «juiest resté long temps à Paris, qui s'y est ruiné, dit-on... rnlin, r'est viepuis son retour que Juslin n'est plus le ini^nie. ou'il va si souvent à Nantc .
Ah! le voilà... c'jfit lui !
GKRVAIS.
Justin?.. Dieu soit loué !
CLAIRE
Il entre par la p.* te...
Ah! vous allez bien le morigéner!
CLAIRE
V songez -vous ! •
ÇtM\At>.
\- ,' prouir Cl ■ >.« i".4iiL
Quoi ! VOUS ne k gronderu pas?
CLAIRE
Non . non , il est lionteux pcui-éirc .
A nos yeu\ , il craint (!«• iiaraltrr , Je vol» «
(:|tanini>
< >ul . tic SCS torts que rien ne prouve , Il tî. ^ircn ce moment, Il ^ ■' »'l in^>ntent; Ktj luuve
'^"'"' . ^.. ...JUS voyant,
GERVAIS
Le voici !