‹ L'Enfer (volume 2)Chapitre 2 sur 40 · DE LA DEUXIEME EDITION · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIEME EDITION

Dans la Préface de la première édition de cet ouvrage, nous accusions le public en France et le public lettré lui-uièuie d'une admiration trop indolente pour le poëte de la Dicini' Counclic lort célébré, mais peu connu. Aujourd'hui cette accusation ne serait plus tout à fait justiliée. Depuis quelques années il s'est fait autour du nom et de l'œuvre de Dante un mouvement manjué d'opinion et de curiosité. On ne se borne plus à l'admii-er, on veut le lire et on le lit tout entier. Peut-être on nous rendra ce témoignage, on nous laissera revendiquer comme un litre d'honneur de n'avoir pas été pour rien dans cette sorte de renaissance en France du plus grand poëte de PItalie et du moyen Age et d'un des plus grands poètes de tous les temps.

La daîe de notre traduction , la faveur qu'elle a rencontrée auprès de la critique el du public et (jui nous force à une nouvelle édition de la première partie, VEiifw,

XIV VlMl'WA. I)i; LA 1)1,1. XH.MI J DITION.

épuisée depuis longtemps avaril rpjo nous .'lyons eu le temps d'achever la dernière, ces circonstances seront, je l'espère, l'excuse de notre prétention dans le cas où elle ne serait pas acceptée.

Au surplus, le succès qui a accueilli notre effort ne nous a pas aveuglé sur notre faiblesse et n'a été pour nous qu'un encouragement à mieux faire. Ceux qui ont bien voulu nous suivre en Parcjatuire ont pu voir que nous nous y sommes, comme il le fallait, corrigé de beaucoup de fautes, et l'on reconnaîtra dans cette nouvelle édition de VEnfer combien nous nous sommes efforcé d'améliorer notre premier travail et de le rendre moins indigne de la faveur publique.

Parmi les jugements dont notre labeur s'est honoré, qu'on nous permette de recueillir ici et de consigner comme notre plus cher souvenir en même temps que notre meilleure recommandation le suffrage spontané d'un poète illustre et l'opinion d'un critique éminent organe de l'Académie française : de Lamartine et de M. Villemain.

Dans un de ses Entretiens littéraires, parlant de Dante et après avoir critiqué le mot à mot en prose française écrit par Lamennais sur les vers italiens, vocabulaire plutôt que traduction auquel ce grand écrivain, parent de Dante, usa sans succès l'ardeur de ses derniers jours, Lamartine s'exprime ainsi sur notre traduction :

« Un autre jeune traducteur de la Divine Comédie tente en ce moment une œuvre mille fois plus diflTicile, et, chose plus étonnante encore, il y réussit.

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