ARGUMENT DU CHANT VII
Au seuil (lu (inatririiu' cerclo Daulo est arirté juir Plutus, dt'îmon de l'avaiicc et i,'ardicn de ce séjour. Le uioiislrc s'apaise à la voix de Virj;ile , et Dante s'avance dans le cercle. L'enceinte est occupce, moitié par les avares, moitié pai- les prndij^ucs. Ils poussent devant eux d'énormes poids de tout l'elloit de leur poitrine, courant à la rencontre les uns des autres, s'entrelieintant et se rei)rocliant le vice contraire ([ui les sépare. En présence des tourments de ces âmes ([ue la richesse a perdues, Virgile dépeint à Dante les vicissitudes île la i'orlune.
Ils passent au cin(piiéme cercle et arrivent au bord des eaux stagnantes du Styx , où sont plongées les ondjres de ceux qui se sont livrés à la colère ou à la paresse. Les colériques, tout nus dans le marais fétide, luttent ensemhle et s'entre-décliirent. Les paresseux, j)l(Migés dans la vase, soupirent une plainte étouffée. Les deux poètes arrivent au pied d'une tour.
CANTO SETTIMO.
Pape Satan, pape Satan aleppe, Cominciô Pluto con la voce chioccia :
E quel Savio gentil, che tutto seppe,
Disse per confortarmi : non ti noccia Le tua paura; chè, poder ch' egli abbia, Non ti torrà lo scender questa roccia.
Foi si rivolse a quell' enfiata labbia, E disse : taci, maladetto lupo:
Consuma dentro te con la tua rabbia.
Non è senza cagion 1' andare al cupo : Vuolsi cosi neir alto ove Michèle Fe' la vendetta del superbo strupo.